La guerre

Tous ces visages au front
En miroir de leurs bottes
Lissés jusqu’au détail

Le rêve abstrait
D’une mort ronde
Qui fixe l’ombre
En son milieu
Sans déchirure

Le besoin de tuer
Sous la lune
L’inconnu

Le ciel cherche une forme
Où s’inventer

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Aux heures de nuit
La mort esthète
Rougit le ciel
Et sert de preuve
A nos fureurs

Et s’il suffisait
D’écouter tes mains
Doucement posées
Sur la terre incendiée
 

Florence Giust-desprairies