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Lettre à Lara n°8 : De l’esprit de recherche

Essai sur un idéal-type de chercheur

mardi 1er août 2006, par René Barbier

Avant-propos

Je veux poursuivre, en cette année 2006, une série de réflexions intitulée Lettres à Lara sur l’éducation commencée en 1998. Chaque "lettre" devait paraître régulièrement. Pour des raisons personnelles, il n’en a pas été ainsi. Je me propose aujourd’hui de poursuivre cette entreprise et de communiquer sur le mode d’un "dialogue", mi-imaginaire, mi-réel, avec une personne singulière, une jeune fille, étudiante en lettres et sciences humaines, et que je nommerai Lara pour la circonstance et avec laquelle j’entretiendrai un rapport de tutoiement. J’ai besoin de ce rapport à la fois affectif et imaginaire pour écrire sur le thème de l’éducation. J’espère pouvoir ainsi tenir compte de son point de vue et de sa compréhension des idées, parfois difficiles, que je pourrai développer. Il se peut que mes propos à Lara ne soient pas très éloignés de ce que je pourrais dire à ma propre fille.

Ce type de rapport pédagogique m’oblige à revoir ma façon de communiquer, de parler, de présenter les théories qui me semblent importantes en éducation. J’envisage ces textes comme susceptibles également d’intéresser d’autres étudiants, des jeunes gens, et peut-être des moins jeunes, concernés par la connaissance de soi en liaison avec l’éducation. J’ai le sentiment que beaucoup de ceux-ci sont en recherche de points de repères quant au sens de la vie.

A presque l’âge de la retraite, et avec plus de trente cinq ans dans d’enseignement supérieur, je pense pouvoir commencer à proposer un dialogue sur ce "chemin de l’intérieur" dont parlait Novalis, qui résulte d’une longue expérience personnelle, sans prétendre pour autant, que c’est le chemin de la vérité pour autrui. Simplement une confrontation de valeurs et de pratiques, d’intelligibilité et de mise en ordre symbolique qui me semble être l’essentiel de l’éducation. Si l’expérience porte ses fruits, j’espère pouvoir l’ouvrir sur des rencontres régulières avec les lecteurs, à partir des thèmes développés dans cette publication.

Lara : je voudrais que nous discutions aujourd’hui de l’esprit de recherche. Qu’est-ce qui pousse une personne à chercher ? qu’est-ce qu’un chercheur ? Y-a-t-il plusieurs types de chercheurs ?

RB : Ta question est intéressante et demande un approfondissement qui peut nous entraîner assez loin.
Commençons par soutenir que le chercheur est le sujet qui tente de donner du sens à la réallité qu’il rencontre . C’est une définition très générale mais nécessaire pour commencer.

A partir de celle-ci, nous pouvons proposer trois types de chercheurs : les
chercheurs de vérité, les chercheurs d’existence et les chercheurs de pouvoir.

Lara : Le mot sens est vague ?

RB : oui, Précisons que pour moi il s’agit de trois dimensions intégrées.

- une signification

- une direction

- une sensation

comme je l’ai déjà expliqué depuis longtemps (voir René Barbier, l’éducateur comme passeur de sens, communication au congrès de Locarno (Suisse, 1996), dans le Bulletin du CIRET n°12 (1998).

Lara : soit. Revenons alors aux trois types de chercheurs que tu nous proposes.

RB : D’accord. Désignons un peu la configuration de ces trois types.

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- les chercheurs de vérité sont ceux qui veulent apporter un sens ultime au monde dans lequel ils sont insérés.

Leur question est bien celle de la vérité qui s’oppose au mensonge, à l’erreur et à l’ignorance.

Ce sont des êtres dominés par l’esprit.

Le chercheur scientifique part de l’idée de pertinence. Sa vérité est celle qui s’oppose à l’erreur (dans la formulation des hypothèses, dans la mise en oeuvre du protocole de recherche, dans l’interprétation des résultats etc). Ce qui va donner du sens, pour lui, c’est l’adéquation entre ses hypothèses théoriques et les résultats de l’expérience en fonction de la réalité découverte.
Le chercheur scientifique doit être distingué de l’éducateur (voir R.Barbier)

Le chercheur philosophique fonctionne au Logos, au raisonnement logique et propose des interprétations de la réalité qui sont, avant tout de l’ordre du discours. Il vise à produire des concepts rigoureux qui permettent une argumentation sans faille. Il se situe complètement dans le symbolique et ne cherche pas toujours à rendre compte de la réalité concrète, même s’il est préférable qu’il en tienne compte dans sa logique.

Le chercheur spirituel dans ses trois formes (sage, mystique, saint)(voir Lettre à Lara n°7 : de l’être humain",) ne se préoccupe pas tant de l’argumentation logique et de la production de concepts que de son désir de formuler, ou de faire saisir, le plus exactement possible, ce qui est de l’ordre de l’informulable : une participation à la réalité du monde, une compréhension par un expérience singulière, de ce qu’est le réel.

A cet égard, il faut souligner que le sage (ou saint, suivant les appellations) chinois, comme "homme de bien" (xiaoren) est, en quelque sorte, placé entre les chercheurs de vérité et les chercheurs d’existence et peut-être même, des chercheurs de pouvoir (sur le corps). En Chine on ne recherche pas la "vérité", on s’efforce de s’accorder, d’un manière pratique, avec "les souffles". Il s’agit, comme l’a fait remarquer François Jullien, de "nourrir sa vie" [1], même si le sinologue Jean-François Billeter met en garde les lecteurs de F.Jullien, de la trop complaisante description philosophique de F.Jullien, à l’égard d’une Chine confucéenne dont il méconnaît la construction idéologique, politiquement correcte, à partir des Han [2].

Les chercheurs d’existence sont d’un autre ordre.

Ils sont des êtres d’expérience au sens d’expérientialité relationnelle à eux-mêmes, aux autres et au monde.

Ils ne cherchent pas tant à expliquer, ni même à comprendre, qu’à entrer dans la vie en permanente relation et à retentir à cette insertion. L’aventurier, le nomade, l’artiste et l’artisan, le sportif non compétitif en sont des éléments.

Ils sont dominés par le coeur, le sentiment, l’âme.

En éducation, ils insistent sur la relation pédagogique, l’amour intellectuel, là où les premiers revendiquent plutôt l’intellectualité et la nécessité d’inculquer une culture légitime.

Les chercheurs de pouvoir ont le souci de la maîtrise de la nature, de l’économique, du politique et du social. Le sens accordé au monde dépend du degré de contrôle et de jouissance corrélative de ce monde. On retrouve là tous ceux qui s’investissent d’une façon déterminante dans les pouvoirs politique, économique, social, culturel, religieux, sexuel, militaire etc.

Ce sont des êtres du corps matériel ou symbolique.

On retrouverait la typologie de Georges Duby (dans l’imaginaire du féodalisme) [3] dans ma typologie. Le "prêtre" serait du côté des "chercheurs de vérité", la "femme" du côté des "chercheurs d’existence" et le "chevalier", du côté des chercheurs de pouvoir.

Evidemment, ces trois types de sont jamais "purs". La plupart des êtres humains sont concernés par ces trois formes de la quête du sens. Disons que ce sont des dominantes qui animent plus ou moins chaque être humain, homme ou femme.

Lara : je vois quand même des contradictions entre ces trois types et, également des rapprochements. Par exemple, le mystique peut être également dans le pouvoir, ou le savant dans le relationnel et l’implication ?

RB : tu as raison. Il est plus probable que nous rencontrerons plus de formes hybrides que de formes "parfaites". C’est un des points-clés de la complexité humaine et de ses contradictions - sans doute aussi de sa souffrance morale permanente et de son insatisfaction. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas juger un être humain trop vite. Il est toujours plus difficile à comprendre qu’on ne le croit au premier abord. Partir avec des absolutismes, des idées toutes faites, pour classer un être humain, ne conduit qu’à des erreurs grosses d’injustice et de drames.

Par ailleurs, ces contradictions sont elles-mêmes heuristiques, facteurs de découvertes. Ainsi le savant non satisfait de son "objectivité" de type "science pure" reconnaît l’importance de l’implication et formule des voies de recherche originales en sciences humaines (histoire de vie, recherche-action). Le chercheur en hautes énergies est conduit à reconnaître l’inéluctabilité de son influence dans son observation de la réalité subquantique. Le mystique est obligé de s’apercevoir qu’il a un corps et qu’il ne peut aller trop loin dans la voie de l’ascétisme : Siddhartha devient ainsi le Bouddha - l’Eveillé - par le recours à la voie moyenne entre les extrêmes.

Lara : mais que se passe-t-il lorsqu’un chercheur d’une des trois formes, s’implique totalement et exclut toute autre approche ?

RB : c’est bien là le paradoxe. En effet, pour vraiment connaître l’une ou l’autre de ces quêtes de sens, il faut les investir complètement. Les choisir, d’une certaine façon. Ce faisant, on exclut les autres. Mais le risque est l’enfermement et l’ostracisme, l’anathème sur l’autre. C’est Bernard de Clairvaux prêchant la croisade en Terre sainte ou saint Dominique conduisant, en prédicateur, la croisade contre les Albigeois. C’est Jacques Monod proclamant, en épistémologie, le règne du hasard et de la nécessité [4] C’est André Breton, Freud ou Lacan excluant à tour de bras les disciples ou compagnons de route récalcitrants ou trop contestataires. Peu d’êtres sont capables de voir d’abord leur ambivalence, leur complexité, sans les rejeter a priori, sans se culpabiliser, en acceptant leur réalité, tout simplement. Encore faut-il se questionner jusqu’à des niveaux d’être très profonds, d’ordre inconscient.

Lara : tu veux dire d’ordre psychanalytique ?

RB : ce n’est pas impossible. C’est même, parfois, nécessaire. Mais il ne faut pas non plus hypostasier l’approche psychanalytique qui est, nécessairement, prise dans la logique interne de la métapsychologie freudienne et des connaissances scientifiques de son temps. Elle fait partie de notre capital culturel aujourd’hui.

On sait que pour Krishnamurti, cette approche ne vaut pas celle d’une écoute et d’une observation attentives de tout ce que l’on vit, d’instant en instant, sur le plan interne et externe. Le pédagogue et anthroposophe Rudolph Steiner semble aller également dans ce sens.

Lara : mais que devient l’esprit de recherche dans ta typologie ? Et d’abord, comment le définir ?

RB : Par "esprit de recherche" il faut entendre un désir de donner du sens au monde qui nous entoure, qui nous a entouré ou qui nous entourera, sans oublier que chaque chercheur fait partie du monde. Je crois que l’être humain est incapable de vivre sans ce "don de sens" à sa propre vie. La plupart du temps, il se borne à se soumettre à une autorité morale, intellectuelle, religieuse, qui lui fournit un "prêt à penser". Mais, dans une perspective d’autonomie si bien décrite par Cornelius Castoriadis, le sujet va se faire sa propre idée, dans la praxis et dans la relation interactive aux autres et au monde.

Lara : est-ce pareil pour n’importe quel type de chercheur ?

RB : je crois qu’au plus profond, le désir de connaître est le même, chez le chercheur scientifique, chez le chercheur spirituel, chez le chercheurs d’existence et même chez le chercheur de pouvoir. Il s’agit toujours d’un désir de donner du sens à un monde dans lequel on est inséré mais dont on n’aperçoit pas la finalité dernière.

Prenons les deux chercheurs, apparemment opposés.

Le chercheur scientifique tente d’en expliquer les raisons, à partir d’une logique qui peut prendre des formes multiples.

Le chercheur spirituel suivant le cas "participera" au monde ou se donnera à lui ou encore le percevra d’une pensée intuitive dans laquelle le monde le regarde autant qu’il regarde le monde.

Ce que les hommes n’acceptent que très difficilement, c’est l’absence de sens, l’absurde, même si toute une philosophie existentialiste s’est fondée sur ce principe pour engager la personne vers une radicale liberté et responsabilité.

Lara : mais que cherchent donc les êtres humains, en fin de compte ?

RB : ils cherchent le bonheur (notamment dans la philosophie occidentale, axée sur la recherche de la vérité) ou à mieux être en harmonie avec la nature ("les souffles" de la tradition orientale, notamment chinoise).

Lara : et toi, que penses-tu à ce sujet ?

RB : je pense que les êtres humains cherchent à s’accomplir, avant tout, dans leur être inachevé. Ils sont, comme dit Georges Lapassade [5], sans cesse en train d’ "entrer dans la vie". Tout se passe comme s’ ils étaient animés par un élan vital qui les pousse à achever ce qui n’est toujours qu’un commencement. C’est pourquoi la notion d’improvisation est fondamentale pour comprendre la vie humaine.

J’aime beaucoup ce que François Cheng soutient dans "Cinq méditations sur la beauté" [6]. Pour lui, la beauté est avant tout élan vers la beauté. Nous sommes "portés", en quelque sorte, vers un état dont nous ressentons intuitivement l’accomplissement possible. René Char, en poète, lui fait écho : "Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté" [7]. Cet état est à la fois beauté, bonté et amour. La bonté est toujours une liaison subtile avec la beauté (intérieure). Quasimodo, dans Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, ou l’héroïne du film Bagdad Café, mais encore Shrek ou E.T., sont dotés de cette bonté qui les rend beaux, malgré leur forme peu harmonieuse, pour qui sait voir. Les enfants ne s’y trompent pas. La figure la plus spectaculaire, à cet égard, est celle de Socrate, dont on disait qu’il avait le "visage d’un fol et le regard d’un taureau", mais qu’il dissimulait toujours "son divin savoir".

Pour François Cheng, la beauté attire la beauté, qu’elle augmente et élève (p.107)

Lara : mais comment faire pour aller vers cet état ?

RB : il n’y a rien à faire et tout à "laisser-faire". Nous devons apprendre simplement à VOIR, sans chercher à maîtriser, à dominer, à séparer, à entrer en compétition ( F.Cheng a un passage d’une profonde sagesse sur le thème du regard, pages 104-116).

Voir avec les yeux du coeur, un regard qui passe par les organes des sens (les yeux) mais qui les dépasse toujours. J’aime la double rencontre Monde-Etre humain où chacun va vers l’autre. Cette rencontre est un chiasme, au sens du philosophe Merleau-Ponty, une relation entrecroisée, un anneau de Moebius peut-être, où, en quelque sorte, on voit s’activer un double élan du monde vers l’homme et de l’homme vers le monde.

Arnaud Desjardins, dans un de ses textes, parlait de l’amour du monde pour nous-mêmes. Il s’agit bien de ressentir cela. Nous sommes aimés par le monde et cet amour est simplement l’expression de la beauté du monde. Par cet amour, par notre reliance avec la beauté du monde, nous ressentons, nous développons au plus profond de nous-mêmes, un sentiment de bonté.

Lara : N’est-ce pas l’attitude des poètes ?

RB : sans doute, mais encore faut-il s’entendre sur "l’attitude des poètes". Ces derniers sont des êtres humains, avec leurs problèmes, leurs désirs de reconnaissance, leur complexité. Pris dans le jeu mondain des média, des éditeurs, des "représentations". Seuls quelques uns échappent à la passion de paraître, y compris en produisant une oeuvre "originale", pour entrer dans la beauté du monde et faire connaître leur mystérieux dialogue.

J’aime l’expression artistique chinoise car elle tente d’exprimer cette attitude, aussi bien dans la peinture, la calligraphie que la musique ou la sculpture, la céramique. F.Cheng écrit "Tout tableau chinois, relevant d’une peinture non naturaliste mais spiritualiste, est à contempler comme un paysage de l’âme. C’est de sujet à sujet, et sous l’angle de la confidence intime, que l’homme y noue ses liens avec la nature. Cette nature n’est plus une entité inerte et passive. Si l’homme la regarde, elle le regarde aussi ; si l’homme lui parle, elle lui parle aussi." (p.103)

Lara : N’avons-nous pas besoin de nature, de sortir des villes, pour connaître cette beauté ?

RB : Certes, mais on sort toujours de la ville avec ce que l’on est. La ville, ses bruits, ses fureurs, sont dans notre tête. Et puis, la ville, c’est également la Tour Eiffel illuminée la nuit ou le Bund de Shanghai et ses immeubles ultramodernes éclairés. Il y a une beauté et une poésie de la ville, qu’il ne faut pas négliger.

J’aime Paris, ses vieux quartiers, ses habitants - surtout dans mon XXe arrondissement où le métissage est de règle. Les habitants, les enfants surtout, sont beaux, dans leurs ethnies multiples. M’asseoir et contempler simplement les gens qui passent, peut me prendre des heures.

Ceci dit, il convient, régulièrement, de ce retremper dans la nature. Peut-être pour savoir ce qu’est un "vrai orage" ou une nuit noire dans un ciel plein d’étoiles. Mais surtout pour goûter au silence. René Char nous le dit : "La beauté naît du dialogue, de la rupture du silence et de regain de ce silence" [8]. Sur ce plan, rien ne vaut la montagne et, encore une fois F.Cheng, en sage chinois, a raison de vanter les mérites de la montagne de son enfance - le mont Lu.

Dernièrement, j’étais dans le massif de Belledonne, près d’Allevard. Comme je me suis senti "lavé" de mes soucis et de ma fatigue en contemplant le jeu de la lumière et du silence, avec les pans de neige, près des "7 laux", dans le lieu-dit "le fond de France". Près de là, à La Rochette, sur les hauteurs, une ancienne chartreuse délabrée a été rachetée par les bouddhistes tibétains de Kalou Rinpoche. Ils en ont fait un haut lieu de la spiritualité tibétaine en France - Karma Ling - où règne une ambiance à la fois chaleureuse et ouverte à toutes les spiritualités. Je ne rate jamais une occasion d’aller y rendre une petite visite.


[1F.Jullien Nourrir sa vie. A l’écart du bonheur, Paris, éd du Seuil, 2005, 169 p.

[2JF Billeter, Contre François Jullien, Allia, 2006

[3G.Duby, Les trois ordres ou l’imaginaire du féodalisme, Paris, Gallimard, 1978

[4J.Monod, Le hasard et la nécessité : essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Paris : Seuil, 1970. - 197 p.

[5G.Lapassade, L’entrée dans la vie. Essai sur l’inachèvement de l’homme, Paris, UGE, 10/18, 1963

[6François Cheng, Cinq méditations sur la beauté, Albin Michel, 2006, 161 pages

[7R.Char, Feuillets d’Hypnos, n° 237, in Fureur et mystère, Gallimard-poésie, 1962, p.149

[8R.Char, Le Bulletin des eaux, in Fureur et mystère, Gallimard-poésie, 1962, p.188

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