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Lettre à Lara n°5 : Du mourir

mercredi 27 octobre 2004, par René Barbier

Avant-propos

Je veux poursuivre, en cette année 2004-2005, une série de réflexions intitulée Lettres à Lara sur l’éducation commencée en 1998 sur le site CRISE. Chaque "lettre" devait paraître régulièrement. Pour des raisons personnelles, il n’en a pas été ainsi. Je me propose aujourd’hui de poursuivre cette entreprise et de communiquer sur le mode d’un "dialogue", mi-imaginaire, mi-réel, avec une personne singulière, une jeune fille, étudiante en lettres et sciences humaines, et que je nommerai Lara pour la circonstance et avec laquelle j’entretiendrai un rapport de tutoiement. J’ai besoin de ce rapport à la fois affectif et imaginaire pour écrire sur le thème de l’éducation. J’espère pouvoir ainsi tenir compte de son point de vue et de sa compréhension des idées, parfois difficiles, que je pourrai développer. Il se peut que mes propos à Lara ne soient pas très éloignés de ce que je pourrais dire à ma propre fille.

Ce type de rapport pédagogique m’oblige à revoir ma façon de communiquer, de parler, de présenter les théories qui me semblent importantes en éducation. J’envisage ces textes comme susceptibles également d’intéresser d’autres étudiants, des jeunes gens, et peut-être des moins jeunes, concernés par la connaissance de soi en liaison avec l’éducation. J’ai le sentiment que beaucoup de ceux-ci sont en recherche de points de repères quant au sens de la vie.

A presque l’âge de la retraite, et avec plus de trente ans dans d’enseignement supérieur, je pense pouvoir commencer à proposer un dialogue sur ce "chemin de l’intérieur" dont parlait Novalis, qui résulte d’une longue expérience personnelle, sans prétendre pour autant, que c’est le chemin de la vérité pour autrui. Simplement une confrontation de valeurs et de pratiques, d’intelligibilité et de mise en ordre symbolique qui me semble être l’essentiel de l’éducation. Si l’expérience porte ses fruits, j’espère pouvoir l’ouvrir sur des rencontres régulières avec les lecteurs, à partir des thèmes développés dans cette publication.

Lara : Aujourd’hui, je voudrais que nous parlions de la mort

- Je te remercie de vouloir aborder cette question. Elle est, sans doute, une clé pour comprendre à la fois le destin individuel mais aussi le destin collectif d’une société. L’importance de la question de la mort n’a pas échappé au sociologue Frédéric Lenoir qui, avec Jean-Philippe de Tonnac, ont fait paraître, en octobre 2004, une très substantielle encyclopédie sur la mort et l’immortalité [1]. L’anthropologue Louis Vincent Thomas pense même que c’est la problématique qui éclaire toute compréhension de la complexité d’une société. Il en fait, ce que l’on affirme comme étant une "épistémé", un "thémata" (Gérard Holton), une vision du monde ordonnant la représentation que l’on se fait de la réalité (voir Louis Vincent Thomas et Edgar Morin), [2]. Ce "thémata" aboutit à devoir questionner la différence entre idéologie et pertinence par rapport au réel, dans toute scientificité (Thierry Lombry)

Lara : Tu sembles très impliqué par le ton affectif que tu emploies ?

- C’est vrai et tu sais que l’affectivité, chez moi, n’est pas un vain mot. Je n’ai rien d’un chercheur impassible et bien dans ses bottes d’homme de science. En fait, je suis concerné par la question de la mort depuis ma plus tendre enfance, sans doute, par la découverte, tout à coup, de la réalité tragique de la mort, au détour d’une route, avec mon père. Depuis, je n’ai eu de cesse de comprendre ce que la mort veut dire pour un être humain. J’ai lu de très nombreux ouvrages sur la question et j’ai même donné un cours universitaire en licence de sciences de l’éducation, dans les années quatre-vingt, sur l’écoute sensible en soins palliatifs, en même temps que j’effectuais des travaux de recherche-action, dans l’optique de l’écoute sensible en hôpital.

Ce long cheminement m’a, peu à peu, dégagé d’une angoisse paralysante pour aller vers un sentiment de la mort intime qui n’empêche pas de vivre et, au contraire, donne une acuité extraordinaire au fait de vivre.

Lara : C’est comme cela, effectivement, que je te ressens depuis longtemps. Tu fais une différence entre l’angoisse de mort et le sentiment de la mort ?

- C’est une distinction essentielle, déjà effectuée par le psychosociologue Max Pagès [3]. L’angoisse de la mort nous fige dans un imaginaire de la mort prochaine et nous empêche de vivre pleinement. Nous sommes toujours dans quelque chose qui va arriver... Mais nous oublions de vivre ce qui nous arrive réellement. Le sentiment de la mort est une assomption de la mort dans la vie, au profit de la vie. Une sorte de compréhension de la complexité de la vie qui a besoin de la mort pour surgir et se développer. La pensée africaine, à cet égard, est d’une sagesse sans pareille. [4]

Lara : J’aurai besoin de précisions

- Si tu le permets, nous allons voir cela dans le développement de l’entretien. Pour l’heure, je souhaite transformer ta question en "parler du mourir" plutôt que parler de "la mort". Cette manière de voir nous permet d’analyser les rapports entre le sentiment de la mort dans la vie et l’éducation véritable de l’homme d’aujourd’hui débarrassé des vieilles idoles.

Lara : Pourquoi changer le mot et employer le verbe à la place ?

- Parce que, vois-tu, personne ne peut parler de la mort, en tant que telle. Comme l’a dit déjà un philosophe ancien, avant d’être mort, je ne peux rien savoir de la mort et après être mort, je ne peux plus en parler. Par contre, nous pouvons toujours parler du "mourir".

Lara : Que veux-tu dire par là ?

- Mourir est un processus qui commence dès la gestation et se termine à la mort physique, la mort est une clause finale. Toute notre vie est tissée d’une infinité de petites morts. Notre corps n’arrête pas de mourir dans ses parties infinitésimales. Le Dr Deepak Chopra l’a bien remarqué, à propos du vieillissement [5]. Nos pensée, elles-mêmes, meurent dans l’oubli de la mémoire. Les souvenirs disparaissent dans la poussière du temps. Nous pouvons dire qu’il y a une mort "formative" et une mort "sommative". La première correspond à ce que je nomme le "mourir", la seconde à la mort proprement dite.

Lara : Pourtant, beaucoup de personnes ont parlé de la mort.

- C’est exact. Beaucoup (trop) de personnes, de philosophes, d’artistes, ont parlé de la mort. Mais, il faut avoir le courage de dire que ce n’était jamais que de l’imaginaire construit. En face de la Grande Inconnue, l’imagination active se déchaîne. Dieu vient à la rescousse, ou la Raison philosophique, ou la Science. On parle autour, à côté, sur, avant, après, mais jamais de la mort réelle. Un grand philosophe, Vladimir Jankélévitch, a produit, dans deux ouvrages, [6] des réflexions très intéressantes à ce sujet. Il distingue trois moments temporels : "la mort en deçà de la mort" ; "la mort dans l’instant mortel" et "la mort au delà de la mort" et trois façons d’entrer en relation avec cet objet de connaissance impossible qu’est la mort : La mort à la troisième personne (mort en général) ; la mort en deuxième personne (celle d’un proche cher) ; la mort à la première personne (ma propre mort).

Lara : Pour moi, la mort c’est lorsque je ne suis plus vivante, simplement.

- Certes, ton affirmation semble de bon sens. Mais la question alors consiste à savoir quel est ce "je" dont tu parles ? et qu’est-ce que veut dire "être vivant" ? Les anciens Chinois ont un sens de la Nature qui les fait s’incliner devant des "pierres de rêves" ou des rochers aux formes extraordinaires comme preuves d’une énergie fondamentale qui les habite. Pour eux, ces pierres sont "vivantes", animées par le Qi.

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Une pierre de rêve proposée par Fabienne Verdier et dont elle parle dans son très intéressant ouvrage "Passagère du silence" (Paris, Albin Michel, 2003)

Lara : Quand je pense, je suis.

- Ton attitude cartésienne liée au cogito ergo sum, n’empèche, en rien, la pertinence de ma question précédente. Il n’est pas certain que le "je" qui prétend penser, manifeste la réalité de l’être, si "être" il y a. Les anciens Chinois n’avaient pas de mot pour le verbe être.

Lara : Mais, quand je réfléchis, c’est bien moi qui donne du sens au monde.

- Donner du sens au monde doit-il nécessairement passer par la pensée et même par un "moi" ? La pensée, d’ailleurs, n’est-elle pas tramée par une suite d’images appelées symboles ? L’imagination n’est-elle pas qu’un moyen de surfer sur le réel sans jamais l’atteindre dans sa profondeur insondable ?

Lara : Quand je dis "je", ne serais-je qu’une illusion ?

- Sans doute, mais une illusion nécessaire, dans un premier temps. Une illusion qui, justement, admet et confirme la réalité psychologique de la mort. Seul l’homme qui a conscience du fait qu’il va mourir un jour, peut imaginer et transfigurer la réalité de la mort.

Lara : Veux-tu dire que la mort est un effet du je illusoire ?

- La mort du corps comme unité complexe est une réalité non illusoire et toute croyance en une résurrection ou réincarnation d’un moi corporel qui a vécu et a disparu, est un effet de franchissement par l’imagination de cette réalité impossible à conscientiser dans l’absolu. La mort n’existe pas dans l’inconscient affirme la psychanalyse.

Lara : Mais lorsque mon corps est mort, je ne suis plus.

- De nouveau, nous retombons sur le même problème : quel est la nature de ce "je" dont tu parles ? D’ailleurs qui étais-tu de ton vivant ? Le bouddhisme propose cette question insoluble pour la raison, dans un kôan célèbre [7] : quel était ton visage avant ta naissance ?

Lara : J’étais, je suis, une personne qui aime, qui souffre, qui travaille, qui vieillit, qui jouit, qui entre en relation etc.

- C’est vrai, mais tu es, d’abord, un champ de relations interdépendantes et interactives avec le monde, sur des plans complètement imbriqués atomique, physique et chimique, biologique, psychologique, social, culturel, cosmique, dans un flux énergétique dont tu es composée, qui te parcourt et te dépasse. Le philosophe Emmanuel Levinas a beaucoup insisté sur la dimension relationnelle comme essentielle dans l’être même de la personne. Pour lui "le savoir sur la mort n’est jamais à la première personne. C’est un savoir qui se dit, qui se parle et c’est toujours la mort de l’autre : La mort est la disparition, dans les êtres, de ces mouvements expressifs qui les faisaient apparaître comme vivants - ces mouvements qui sont toujours des réponses (...) Le mourir, compris à partir du langage et de l’observation du mourir de l’autre homme, nomme un arrêt de ces mouvements et la réduction de quelqu’un à quelque chose de décomposable - une immobilisation" (Emmanuel Levinas) [8]

Lara : Que devient la mort dans cette conception ?

- La mort reste la Grande Inconnue. L’anthropologue Louis Vincent Thomas dit, explicitement, que la mort est de l’ordre du non-savoir. Elle est, par contre, non essentielle mais de l’ordre du processus [9]. Mais le mourir peut être connu par la conscience.

Lara : Comment cela ?

- Pour entrer dans la connaissance du mourir, il faut d’abord avoir une conscience de son moi, de son ego, du je qui dit : "j’aime", "je souffre", je déteste"...

Il faut d’abord sortir du fantôme d’unité primordiale qui relève de la psyché de l’infans, du bébé qui reste encore fusionnel avec le ventre de la mère. C’est ce que Cornelius Castoriadis nomme la socialisation de la psyché, dans l’institution imaginaire de la société [10] et qui commence, pour lui, avec la mère elle-même. Du même coup, on connaît alors l’ampleur du désir et son coût de souffrance. Avec le désir, on imagine la mort pour la contredire par tous les moyens (sexe, pouvoir, religion, science etc). Le prince Gautama Shakyamuni l’a compris en sortant de son palais enchanté et en se confrontant avec un vieillard, un malade et un cadavre. Dès cet instant, il a voulu aller plus loin et c’est la vue d’un ascète qui lui a indiqué la voie. Mais, devenu le Bouddha, l’Eveillé, il est sorti de tous les cadres établis par la tradition.

Lara : La connaissance du mourir est-elle liée à la disparition du moi ?

- Effectivement, tant que le moi-je est là, la mort demeure omniprésente, avec son cortège de barbaries macro et microsociales, mais le mourir est inconnu. La mort, comme l’a bien vu V.Jankélévitch, est un passage dans le rien du tout, l’absolument autre [11]. Elle est plus qu’une altération même radicale. Elle est donc inadmissible pour la conscience humaine. Le passé et le futur jouent leur rôle pour animer et travestir la réalité de cette terrible annonce, qui demeurera, à jamais, une épreuve totalement solitaire et personnelle. Le mourir implique que nous vivons consciemment dans un processus d’inachèvement où, sans cesse, d’instant en instant, finitude et création, sont d’une présence fulgurante en nous-mêmes. Dans cette attention vigilante, le passé n’accroche plus le présent, l’avenir et le projet ne sont plus l’objet de convoitise. Seul le présent comme braises de l’instant, constitue notre rapport au monde. Nous ressentons, à ce moment précis, que création, amour et mort sont de même nature, comme l’a si bien fait remarquer Krishnamurti. Ce moment étincelant où le projet est instantané ne peut-être nommé, si ce n’est, d’une manière tangentielle, par l’art et la poésie. Le poète Zeno Bianu a bien vu, chez Krishnamurti, comment ce processus donnait corps à sa vision du monde au coeur même d’une liberté retrouvée. [12]

Lara : Mais, dans ce cas, on ne peut plus avoir de projet de vie,

- Parler de " projet de vie " est typiquement occidental et inscrit dans une philosophie de la vie déterminée par l’idée de " maîtrise ". Une autre conception de l’être au monde, sans doute plus inspirée par les philosophies de l’Orient non dualistes, ne propose pas ce type de réflexion.

Réfléchir sur le sens de la vie, à partir des épreuves existentielles de souffrance, de mort, de vie et de joie, conduit à une autre attitude : celle du non-attachement, du non-agir, du " lâchez-prise ".

Le " projet " nous attache à une idée, une image, dans un futur que nous voudrions assuré. Il bloque notre vie dans un programme dont la rigidité dépend de notre degré de maturité ontologique, (voir "pour en finir avec l’idée de projet de vie").

Lara : L’éducation a-t-elle un rapport avec le mourir ?

- Tu poses une excellente question. J’appelle éducation le processus de transformation d’un sujet (individu, groupe, communauté), par le biais d’actions formatives (auto,hétéro,co,éco-formations), visant la confrontation réelle de ce sujet à l’instance de la mort et de la finitude, spécifique de tout être sexué et imaginant. Mort et finitude sont à la fois d’ordre physique, psychologique et culturel. Les deuils correspondants se référent au "deuil du corps jeune, sain et éternel", au "deuil des identités et des représentations absolues et stables" et au "deuil des systèmes symboliques nationaux ou de classes sociales" fondant notre structure identitaire. "Tout sens défunt, individuel ou collectif, s’assortit d’un processus de deuil", écrit Jean-Claude Métraux [13]. L’éducation est une action de formation sur le deuil et la séparation à partir d’un élan créateur de soi-même, vers un mieux-être et un système supérieur d’accomplissement et de maturation de soi.

Je nomme cet élan créateur l’autorisation noétique (Joëlle Macrez)sans en connaître la cause essentielle. Je l’interprète comme étant l’effet dans le sujet humain de l’élan de complexité du mouvement même de l’univers depuis son origine supposée. Ce processus de transformation passe par trois phases : mourir à son passé, mourir à son avenir et vivre dans un présent instantané. On peut systématiser les rapports entre la mort, l’état du sujet et l’éducation sous la forme du tableau suivant.
(à suivre)

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[1Frédéric Lenoir, Jean-Philippe de Tonnac, (s/dir), La mort et l’immortalité. Encyclopédie des savoirs et des croyances, Paris, Bayard, 2004, 1685 p.

[2Louis Vincent Thomas, Les chairs de la mort, Paris, Les Empêcheurs de tourner en rond, Sanofi SynthéLabo, 2000, avec une très importante préface de Jean-Marie Brohm.
Edgar Morin, Une mutation ou métamorphose de la science est en cours. Cette mutation de la science était déjà annoncée dans l’œuvre de Bachelard. Par ailleurs, des penseurs de la science aussi différents que Popper, Kuhn, Holton ou Lakatos ont établi que des postulats indémontrables existaient au sein des théories scientifiques, que les themata (selon le terme d’Holton) — idées obsessionnelles a priori — animaient l’esprit des grands scientifiques. C’est le cas du thema du déterminisme chez Albert Einstein et de celui de l’indétermination chez Niels Bohr. Kuhn a révélé l’existence des paradigmes, c’est-à-dire des principes occultes qui gouvernent le savoir et permettent de l’organiser. Ces paradigmes peuvent connaître des révolutions ou des transformations. Puis, il est apparu dans les développements de la cosmophysique que les lois universelles de la nature ne l’étaient que pour notre Univers singulier, sur la page WEB de Globenet.org et sous le titre "Autonomie et dépendance de la science".

[3Max Pagès, Le travail d’exister, Paris, Desclee de Brouwer, 1996

[4Louis Vincent Thomas, La mort africaine.idéologie funéraire en Afrique noire, paris Payot, 1982 et "Valeurs négro-africaines traditionnelles", in Histoire des moeurs, III : Thèmes et systèmes culturels, Paris, Gallimard, "Encyclopédie de la Pléiade", 1991

[5Dr Deepak Chopra, Un corps sans âge, un esprit immortel. Réponse de notre temps au vieillissement, Paris, Interéditions, 1994 (Masson) et 2002, Dunod, p.346 ss

[6Vladimir Jankélévitch, (La Mort, Paris, Flammarion, 1977 et Penser la mort, Paris, Liana Lévi, 1994

[7Izutsu Toshihikon, Le kôan Zen, Paris, Fayard, 1978

[8Emmanuel Levinas, La mort et le temps, Paris, Le Livre de Poche, 1992, p 9-10

[9Louis Vincent Thomas, La mort aujourd’hui, Paris, Editions du Titre, 1988, p13

[10Cornelius Castoriadis, L’institution imaginaire de la société, Paris, seuil, 1975

[11V.Jankélévitch, Philosophie première. Introduction à une philosophie du "presque", Paris, PUF, 1986, p.55-56

[12Zeno Bianu, Krishnamurti, ou l’insoumission de l’esprit, Paris, point sagesse, seuil

[13Jean-Claude Métraux, Deuils collectifs et création sociale, Paris, La Dispute, 2004

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