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Ma femme Taï Ji

mardi 3 décembre 2013, par René Barbier

 

à Brindille pour son anniversaire

 

Tu entres dans ma vie

Comme un Stradivarius

 

Ta mélodie d’arpèges en roses rouges

M’éblouit

 

J’écoute tes yeux

Pour me donner le la

Qui anime l’existence

Fragile comme cendres

 

Tu es la voix

Qui éclaire mes Sibéries

 

Tu es la main

Qui rapproche mes lointains

 

Avec toi la peur

Tombe toute crue

Dans la joie d’être humain

 

Tu avances sans masque

Dans l’écarlate je l’avoue

 

Viens-tu me dire ton nom

Comme une poutre dans la rivière

 

Ouvres-tu la lumière

Qui monte du fond des âges

 

Je te regarde vivre

Et je pose le silence

À cheval sur l’élan

Dans la tendresse qui frise

 

Ton corps se fait mouvance

Sous la brise du Taï Ji

Je demeure dans tes vagues

Jusqu’aux racines du monde

 

Je m’espace dans tes gestes

Pour rejoindre ma naissance

 

Je ne suis plus d’ici

Je ne suis plus de là

Car je suis avec toi

Dans l’envers de toute chose

 

Écoutez le poème dit par l’auteur

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Illustration : dessin de Philippe Godin