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À l’envers des choses

mardi 2 juillet 2013, par René Barbier

Il y aura toujours un bruit de fond
 
Une petite lumière vive pleine de feuilles mortes
 
Changez de route
 
Prenez le feu rouge comme un fruit mûr
 
Dévalisez la ruse
 
Cassez le sourire des statues
 
Saisissez le vent du large
 
Dites oui au sillage et non au vertige
 
Prenez feu sans l’abime
 
 
Tant que notre amour durera
 
Les rivières couleront sous ta peau
 
Les forêts pousseront dans tes mains
 
Les oiseaux viendront dormir dans tes cheveux
 
 
Le monde peut bien s’ouvrir en deux
 
La rose prendre l’éclat de l’acier
 
Le cheval ne plus chevaucher l’éclair
 
L’hiver ne plus devenir chaumière
 
 
Je t’attends dans les broussailles des frontières
 
J’écartèle l’ombre nuisible
 
J’immobilise la rose des vents
 
 
Nous sommes en route vers l’avenir
 
Nous appareillons dans le soleil
 
Tu seras toujours Mimi Lumière
 
Dans la mémoire d’une petite fille
 
 
Je ne sais pas où nous pouvons aller vers la mer
 
Le soleil prend le poids d’un supplice quand vient la nuit
 
Il faudrait revenir vers d’anciennes traces
 
Sentir le vent quand il touche l’inespéré
 
Prendre l’horizon avec l’oiseau
 
Changer l’or en source blonde
 
 
Je veux te dire où va la mer
 
quand elle éponge l’espérance
 
Découvrir tout le vide du mot transparence
 
Hurler avec les loups dans la phrase
 
 
Je ne sais pas si je saurai ouvrir le noyau de l’étincelle
 
Les grandes voiles de la couleur
 
L’impossible frisson du bleu
 
 
Je voudrais tant chanter avec le silence
 
Dégager les arrondis
 
Parfumer les pierres noires
 
 
Attendre prendre patience changer de voie
 
N’écouter que ce qui arrive sans miracle
 
Dans l’envolée de ce qui passe
 
 
Dire oui à l’arc-en-ciel
 
Comme au printemps ensanglanté
 
 
Ne plus mordre ses lèvres
 
Quand le ciel racle un regard
 
 
Nous revenons du silence
 
Sans nos ombrelles sans nos limites
 
Nos brisures lacent nos voix
 
Nos horizons avalent nos rêves
 
 
Nous déplaçons l’étincelle
 
Dans le fond des roses
 
Nous appareillons vers l’écarlate
 
Détaché dans l’instant
 
 
Nous invoquons le métissage
 
L’étoile avec la pierre
 
Le feu avec l’extase
 
La nuit avec la muraille
 
 
Nous avançons tous sous la mort
 
Comme des fantômes de lait brûlant
 

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