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Méditation évangélique 4 : De la double solitude

lundi 17 janvier 2011, par René Barbier

Ces "méditations évangéliques" me sont venues en relisant et méditant les quatre évangiles avec un sens du sacré proprement lié à la spiritualité laïque, c’est à dire d’un sacré sans Dieu, comme le pensaient les stoïciens d’Athènes ou encore tel qu’on le trouve dans la pensée asiatique (bouddhisme, taoïsme, confucianisme). C’est dire qu’il ne s’agit pas d’une suite dithyrambique et chrétienne, mais plutôt d’un retentissement philosophique à partir d’une récit enraciné dans ma propre culture occidentale, d’une existence tragique d’un grand sage nommé Christ dont la voix se confond avec le mystère de l’être au monde.

Les thèmes inducteurs que j’ai retenus sont les suivants : Toucher, argent, confiance, juger/comparer, souffrance, mort, enfance, pratique, ferveur/foi, amour/compassion, résurrection, pardon, disciple, violence, structure, miracles, trahison, prière, doute, sadisme, parabole/métaphore, hypocrisie, baptême/rituel, comprendre/voir, apocalypse, éthique.

Pourtant c’est le thème de la solitude radicale que je traiterai aujourd’hui.

Je traiterai d’un thème à chaque fois bien que tous les thèmes se tiennent ensemble. J’en parlerai en retentissement, c’est à dire à partir de ma propre culture philosophique et nourrie de sciences humaines, de poésie, mais aussi d’expériences de vie nécessairement singulières. Toutefois il ne s’agit pas pour moi de polémiquer d’une manière universitaire. Peut-être plus me laisser porter par un ressenti affectueux à l’égard de ce que j’ai lu chez Matthieu, Marc, Luc, ou Jean mais sans oublier les évangiles apocryphes de Philippe, de Pierre, de Barthélemy, de Marie-Madeleine, de Thomas ou encore de Judas.

La solitude est sans doute, chez l’être humain, un des sentiments les plus puissants. Elle débouche en fin de compte sur la plus subtile spiritualité. Mais elle fait traverser le sujet par des moments très difficiles à vivre et que peu de personnes sont capables d’assumer jusqu’au bout. Les Evangiles nous fournissent deux exemples de ces moments de fragilité. Jesus, par deux fois entre dans cette double solitude que je nomme solitude horizontale et solitude verticale. Il vit la solitude horizontale à l’égard des autres, de ses disciples les plus chers, sur la montagne de Gethsémané lorsqu’il leur demande de veiller avec lui mais que ces derniers s’endorment. Il rencontre la solitude verticale lorsque sur la croix, agonisant, il crie vers son Père "Pourquoi m’as-tu abandonné ?" Cette double solitude - horizontale et verticale - est une épreuve ontologique que connaît le sage dans son parcours vers le dépassement du sens et du non-sens. Écoutez [la méditation de René Barbier sur la double solitude dans les Évangiles (21 minutes)->http://www.barbier-rd.nom.fr/solitude1.WAV]

ou <doc874|center>

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