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Ecologie : le point de non-retour UN DIAPORAMA INQUIÉTANT lundi 17 septembre 2007, par René BARBIER |
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Savoir nous fait porter Tout le poids de nos gestes Eugène Guillevic ![]() .
Depuis mon récent départ à la retraite des Sciences de l'éducation de l'université Paris 8, en août 2007, les responsables du département ont estimé devoir supprimer l'enseignement de l'écologie politique que j'avais institué dès 1994. C'était, sans doute, le seul département des sciences de l'éducation, en France, à présenter aux étudiants, ce type d'ouverture éducative sur notre temps. En France le "réchauffement climatique" commence à avoir des effets ravageurs, comme le montre ce reportage écologique dynamique. Nos responsables considèrent que l'écologie politique n'entre pas dans les "disciplines fondamentales" comme l'anthropologie par exemple. je leur offre donc ce diaporama inquiétant, avec gravité, réalisé par Riel Ellwanger, Lopez Chavez et Ariel Alahin Accessible ici en diaporama : http://serveur1.archive-host.com/membres/up/50659334/diaporamas/lettre_ecrite_en_2070__nini_.pps et ici sous le format vidéo flash : http://www.dailymotion.com/video/x1rno1_et-si-cetait-vraiment-ca-en-2070
Aux dernières nouvelles, nos responsables ont fait preuve d'intelligence en rétablissant, in extremis, l'écologie politique de l'éducation dans le cursus, moyennant un artifice d'intitulé. Il est vrai que, compte tenu de la baisse catastrophique du nombre des étudiants en sciences de l'éducation, cet enseignement délivré par une vacataire, risque fort d'être supprimé, faute de moyens financiers ;
C'est, très exactement, ce qu'il s'est passé ! Désormais, en Sciences de l'éducation à l'université Paris 8, l'écologie politique n'est plus l'objet d'un enseignement dans les "soi-disantes" Sciences de l'éducation.
L'écologie de l'éducation ne relève pas des disciplines fondamentales en sciences de l'éducation et encore moins de l'anthropologie, pour nos jeunes chercheurs ! Les pré-carrés de connaissances sont aujourd'hui plus qu"hier encore, très bien gardés et les "disciplines" sont verrouillées une fois pour toutes, malgré l'invocation, parfois, de la pluridisciplinarité.
Demain, lorsque la terre ne sera plus qu'une orange pourrie, nos chers disciplinaires méditeront à souhait sur leurs décisions pédagogiques.
J' offre donc à tous les "responsables" de mon ancien département, le compte-rendu d'un tout dernier rapport, pour leur réflexions "éducatives"
Le changement climatique et les conflits- Un nouveau rapport révèle les risques et les points chauds probables
Le Conseil consultatif allemand sur le changement climatique et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement soulignent que la lutte contre le réchauffement à la sécurité mondiale
Les nouvelles arrivent alors que la Convention des Nations Unies sur le climat reçoit le prix Nobel de la paix
Bali, 10 Décembre 2007- La lutte contre le changement climatique sera un thème principal de la politique de la paix au 21e siècle.
Un nouveau rapport conclut que si le problème du changement climatique n'est pas contrôlé, il est susceptible d'aggraver d'anciennes tensions et d'en déclencher de nouvelles dans certaines parties du monde qui pourraient sombrer dans la violence, le conflit et la guerre.
Les zones à risque d'insécurité accrues sont notamment le nord et le sud de l'Afrique, ainsi que la région Sahélienne et la Méditerranée
Les autres points chauds potentiels sont l'Asie Centrale, l'Inde, le Pakistan le Bangladesh, la Chine, certaines parties des Caraïbes et du golfe du Mexique ainsi que les régions andines et amazoniennes de l'Amérique latine.
Le rapport, publié par des chercheurs allemands et suisses, encourage les gouvernements participant à la Conférence des Nations Unies sur la Convention du Changement Climatique à Bali à adopter des réductions de CO2 profondes et décisives ainsi que soutenir l'adaptation ou « la protection contre le climat ».
Autrement le changement climatique, y compris des événements météorologiques extrêmes tels que les impacts de la fonte des glaces, l'assèchement de grands systèmes forestiers et la hausse du nombre de réfugiés climatiques, risque de dépasser la capacité de gouvernance de nombreux pays.
Le professeur Hans Schellnhuber, l'auteur principal du rapport, directeur de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact climatique et professeur à l'Université d'Oxford, a dit : "Sans moyens de lutter, le changement climatique détruira les capacités adaptatives de nombreuses sociétés dans les décennies à venir. Cela pourrait entraîner de la déstabilisation et de la violence compromettant la sécurité nationale et internationale à un nouveau niveau ".
Achim Steiner, Sous-secrétaire Général des Nations Unies et Directeur Exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), a dit : "Le monde et la sécurité des communautés et des pays, font face a de nombreux défis environnementaux. Le changement climatique est sans doute le plus visibles de ces défis".
"Cependant, si nous pouvons lutter contre le changement climatique et protéger les économies contre le climat, peut-être le monde s'unira-t-il autour des autres défis pressants, du déclin de la biodiversité et de la perte de ressources marines à la conception d'un régime de commerce mondial plus intelligent, juste et durable".
Le nouveau rapport émerge à la suite de préoccupations pendant de croissantes sur le changement climatique et le conflit.
Cette année, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a discuté la question et des militaires hauts places en Australie, aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Aujourd'hui, le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), créé conjointement par le PNUE et l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), recevront le prix Nobel de la Paix- un événement qui réaffirme notre compréhension croissante du lien entre la lutte contre le changement climatique et la paix.
Le nouveau rapport intitulé « Le changement climatique comme risque à la sécurité », a été préparé par le Conseil consultatif scientifique du gouvernement fédéral pour les questions relatives aux changements environnementaux mondiaux (WBGU) en se basant sur les travaux des experts internationaux et des organisations, y compris le PNUE.
Le rapport suggère quatre "Constellations de conflit causé par le climat". Il s'agit de la dégradation des eaux douces ; le déclin de la production alimentaire ; l'augmentation des tempêtes et inondations ainsi que les migrations causées par l'environnementales.
Le rapport essaie aussi de définir et expliquer ce qui constitue les États et les sociétés vulnérables. Ceux qui sont susceptibles d'être ceux qui sont en transition politique et qui ont un niveau bas d'activité économique, souvent avec grande population ou de fortes densités de population.
Les pays voisinant ceux en conflit violent ou ceux qui ont eux-mêmes connu des conflits violents dans le passé récent seront également vulnérables à de nouveau conflits dans un monde face aux défis climatiques.
Faits importants du rapport- Points chauds régionaux
L'Afrique du Nord : Les risques de crise politique et de pression migratoire intensifieront à la suite de l'interaction croissante interaction entre la sécheresse et la pénurie d'eau, la forte croissance démographique, la baisse du potentiel agricole et la faible capacité politique pour résoudre les problèmes. Le Delta du Nil risque de souffrir de la hausse du niveau de la mer et la salinisation dans les zones agricoles.
La Zone sahélienne : Le changement climatique causera du stress environnemental et des crises sociales supplémentaires (comme : la sécheresse, les mauvaises récoltes, la pénurie d'eau) dans une région avec des États faibles (comme : la Somalie, Le Tchad), les guerres civiles (comme : Soudan, Le Niger) et de grands mouvements de réfugiés (Le Soudan : plus de 690,000 personnes ; Somalie : plus de 390,000 personnes).
L'Afrique australe : Le changement climatique pourrait affaiblir davantage le potentiel économique de cette région, dont les pays comptent parmi les plus pauvres du monde. Il pourrait également aggraver les conditions pour la sécurité humaine et dépasser les capacités des Etats de la région.
L'Asie centrale : Le réchauffement et le recul des glaces supérieurs a la moyenne vont exacerber d'eau, d'agriculture et de distribution dans une région déjà caractérisée par des tensions politiques et sociales, la guerre civile (Tadjikistan) et les conflits causés par l'accès à l'eau et aux ressources énergétiques.
Inde, Pakistan, Bangladesh : Les impacts du changement climatique seront particulièrement graves dans cette région : le retrait glaciaire dans l'Himalaya mettra en péril l'approvisionnement en eau pour des millions de personnes, les changements à la mousson annuelle auront une incidence sur l'agriculture et la hausse du niveau des mers et les cyclones menaceront l'habitat autour de la baie peuplée du Bengale.
Ces dynamiques augmenteront le potentiel de crise sociale dans une région déjà caractérisée par des conflits transfrontaliers (l'Inde /le Pakistan), les gouvernements instables (Le Bangladesh et le Pakistan) et l'islamisme.
Chine- : Le changement climatique intensifiera le stress environnemental actuel (comme : la pollution de l'air et de l'eau, la dégradation du sol) à cause de l'augmentation de l'augmentation des vagues de chaleur et des sécheresses, qui aggraveront la désertification et la pénurie d'eau dans quelques parties du pays.
L'élévation du niveau des mers et des cyclones tropicaux menacera la coté est, qui est peuplé et économiquement significative. Les capacités du gouvernement pourraient être dépassées par le rythme rapide de la modernisation, les crises environnementales et sociales ainsi que les impacts du changement climatique.
Les Caraïbes et le golfe du Mexique : L'augmentation de la fréquence d'ouragans plus intenses pourrait surcharger les capacités économiques et politiques dans la région (surtout en Amérique centrale).
Région andine et Amazonie : Le retrait glaciaire dans les Andes aggravera les problèmes d'eau dans la région. L'effondrement de la forêt amazonienne, qui ne peut pas être exclue, modifierait radicalement l'environnement naturel de l'Amérique du Sud, avec d'incalculables conséquences économiques et sociales.
Notes aux éditeurs
Le rapport sur le changement climatique comme un des risques de la sécurité est disponible sur www.wbgu.de ainsi que sur Earthscan www.earthscan.co.uk g
Télécharger les graphiques sur www.unep.org
Le site du PNUE sur les conflits et la gestion des catastrophes est http://postconflict.unep.ch/
Pour plus d'information veuillez contacter :
Nick Nuttall, Porte-parole du PNUE, Tel : +41 7959657 37, courriel : nick.nuttall@unep.org
Ou Mr. Benno Pilardeaux, Conseil consultatif allemand sur le changement mondial, WBGU, Berlin, Allemagne, Tel : +49 30 263948 12, E-mail : bpilardeaux@wbgu.de
World in Transition – Climate Change as a Security Risk
Autres Liens
Bali et au-délà : Vers une société à faible carbone
Portail du PNUE sur le changement climatique
Le directeur exécutif du PNUE félicite GIEC et Al Gore.
Annonce par Achim Steiner, Sous-secrétaire général de l'ONU et directeur exécutif du PNUE, concernant la victoire conjointe du prix Nobel de la paix 2007 par Al Gore et le Groupe d'experts intergouvernemental sur le changement climatique.
Portail du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat
"Le changement climatique, un risque pour la sécurité"
http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp ?DocumentID=523&ArticleID=5720&l=fr |
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René BARBIER Entretien sur le CIRPP avec F.Fourcade Les six valeurs de l'engagement éducatif du CIRPP |
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