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Le milieu : distanciation et concrétude. Une approche de la logique du lieu

mardi 26 juin 2007, par HUREAU Marie-France


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Je voulais parler de la conscience globale , ou à partir de la conscience globale, de cette unique réalité, que Krishnamurti appelle la « vision pénétrante », et qui est plus fondamentale que l'individu entendu comme sujet de l'expérience. Mais je gardais toujours présente en moi cette notion d'interaction.

J'avais pu constater avec la théorie ternaire de Lupasco et l'enseignement de Pierre Weil, que le sujet n'était pas détaché du monde ; il n'est pas un observateur hors du monde, mais il en fait partie. « Nous sommes le monde » répète Krishnamurti Toutefois, je revenais toujours au ternaire krishnamurtien : l'observateur, la chose observée, l'observation. Et il me semblait qu'il y avait quelque chose d'autre, quelque chose de plus large que ces notions d'objet et de sujet. Je devrais y consacrer un autre chapitre, me disais-je, à moins que la suite de mes réflexions ne m'y conduise.

Cette logique dialectique me poursuivait, tout en voulant sortir de l'abstraction. L'individu seul, objet ou sujet, ne me suffisait pas. Si l'individu me paraissait libre et auto-déterminé, il y avait l'autre, l'opposant, qu'il s'agisse du milieu, du « tu », ou de la société. On reconnaît une chose, « ce qui est » pour reprendre une formule de Krishnamurti, par opposition à ce qu'elle n'est pas.

Une fois abolie l'idée d'un monde statique en face d'un sujet extérieur, et posé le fait que le monde et moi formions un ensemble dynamique, il me parassait nécessaire de me pencher sur l'interaction « milieu-moi » qui est la règle de l'existence humaine dans sa structure duelle. « Milieu » pris dans le sens de conditions naturelles qui régissent la vie d'êtres vivants. Quel est le lien entre notre relation au monde, à l'environnement, au milieu, et une conscience globale ?

Une autre grande découverte a été « la logique du lieu » et « la logique du sujet » proposées par Augustin Berque, et à propos desquelles cet écrivain invite plusieurs philosophes : Platon, Aristote, Heidegger, Nishida. Je sentais que la « logique du lieu », créée à l'origine par Nishida , pouvait m'aider à repenser mon rapport au milieu dans sa singularité, tout en restant proche de la pensée de Krishnamurti et d'une conscience gobale. Cette approche me permettait en effet de renouveler ma compréhension de la subjectivité humaine intégrée dans la réalité vécue.

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HUREAU Marie-France
Etudiante en doctorat de Sciences de l'éducation (université Paris 8) sur Krishnamurti





Il y a 3 contribution(s) au forum.

> Le milieu : distanciation et concrétude. Une appro
(1/1) 29 juin 2007, par aurelien




> Le milieu : distanciation et concrétude. Une appro
29 juin 2007, par aurelien   [retour au début des forums]

imagecouleur

J'ai visité un parc animalier, au début du mois, et j'ai rencontré ce drôle d'oiseau enfermé dans sa volière ! Ses couleurs ont attiré mon appareil-photo, malgré la présence de la grille. C'est la première fois, il me semble que je voyais un tel oiseau ! Des points blancs, des lignes bleurs, blanches et noires, qui convergent, des couleurs à la fois douces et vives, un crâne dénudé et coloré... !

La vue en contre-plongée rendue obligatoire par la présence d'une petite barrière devant la volière, donne à la photo un caractère un peu impersonnel, d'autant plus que l'oiseau ne semble pas intéressé par la présence du photographe et de son appareil.

Vers le haut à gauche, on peut apercevoir la continuité de la grille donnant ainsi une perspective au milieu dans lequel évolue l'oiseau, et resserrant pour ainsi dire l'espace autour de ce milieu.

En bas à gauche, au premier-plan un morceau de la barrière est visible, qui introduit une deuxième distanciation entre l'observateur et la chose observée : la grille, puis l'espace entre la grille et l'observateur, souligné par la présence de cette barrière.

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