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Création et transcréation chez l'homme d'aujourd'hui

lundi 20 janvier 2003, par René BARBIER


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Peut-on penser la transcréation à partir de la Profondeur, du Profond et de l'être humain ? Il nous faut passer par le Surfaciel qui s'oppose au superficiel. Le monde moderne, et son métissage généralisé des valeurs, appelle une nouvelle conception de la création. La transcréation, porteur de la transdisciplinarité, constitue ce nouveau concept.

René Barbier (Université Paris 8)

Parler de la transcréation, nous oblige à passer par plusieurs autres concepts qui éclairent et restituent celui de transcréation dans un réseau de rapports de sens . Procédons par un schéma graphique

voir schéma

Trois concepts doivent être articuler :
- La Profondeur
- Le Profond
- L'Être humain

La Profondeur

C'est tout ce qui est, sans pouvoir être nommé ou imaginé dans sa totalité dynamique. La Profondeur n'a ni commencement ni fin. Dans sa mouvance permanente, elle est le Procès du monde en cours.
- La Profondeur est transcendante, ailleurs, tout-autre, insaisissable, non-rationalisable, au-delà du temps et de l'espace, innommable, sans naissance et sans mort, englobante.
- La Profondeur n'a pas besoin de dogmes, de rituels et de Grands Prêtres pour être. Elle est donnée d'avance à tout ce qui vit. Elle est dans l'existence comme la couleur dans le bouquet de fleurs, l'océan dans la vague.
- Dans la Profondeur, amour et mort s'enchevêtrent sans fin et sans limite, d'une manière corpusculaire et ondulatoire.
- La Profondeur dans son flux est amour et mort dans son reflux.
- La Connaissance est territoire illimité de la Profondeur. Le Savoir, sa ligne frontalière.
- Toute Connaissance est renaissance à la Profondeur du monde.
- Dès qu'un groupe s'interroge sur la Profondeur, il s'ouvre.
- Le silence est le vrai lit de la Profondeur.

Le Profond

Nuitée Sur un pic, un temple

Je lève la main, frôle les étoiles

Je n'ose parler à haute voix

Peur d'effrayer les êtres célestes

Li Bai

Le Profond est cet état conventionnel, à un moment donné, d'inscription du procès de la Profondeur dans le cours du monde. Il représente la multitude infinie des formes de la Profondeur dans son déploiement incessant.
- La Profondeur donne au Profond sa lumière et son sens.
- Le Profond donne à la Profondeur son existence concrète et sa voix toujours inachevée.
- Le Profond est immanent, incarné, ici et maintenant, en mouvance.
- Entre le Profond et la Profondeur, un lien de réciprocité nécessaire et l'espace de l'imaginaire.
- La relation entre le Profond et la Profondeur est un principe de vie et un rapport à l'inconnu. Elle instaure la catégorie de l'Ouvert et du Sacré dans le monde. Elle ouvre les vannes du Symbolique.
- Le Profond, par son existentialité, instaure les catégories de l'ambivalence, de la complexité et de la finitude. Sa relation à la Profondeur est conflictuelle car le Profond exige un sens et la Profondeur est, à la fois, l'inconnu du sens et l'appel du sens.
- La Profondeur peut être approchée d'une façon verticale, horizontale ou transversale, entre autres... Dans l'approche verticale, le Profond s'aiguise, s'avive, s'enfonce, se perd, mais également s'enferme dans une solitude radicale et une incommunicabilité totale. Dans l'approche horizontale, le Profond s'amplifie, se donne, se solidarise, se multiplie, au risque de perdre sa singularité vivante, sa révolte particulière. Dans l'approche transversale, le Profond traverse les extrêmes, affine l'ambivalence, la contradiction, le paradoxe, le conflit, le doute. Pour lui, le bleu porte un pavé dans sa nuit cristalline.
- Plus la Profondeur s'actualise, plus le Profond devient calme et simple, en donnant moins d'importance au jeu social et à l'esprit analytique.
- Le Profond dans sa plus haute simplicité, est immergé dans l'océan de la Profondeur. Complètement ici, avec ses semblables, il est simultanément dans l'ailleurs, libre comme le vol de l'aigle.
- Plus la Profondeur se potentialise, plus le Profond devient soucieux et compliqué, en affirmant sa toute-puissance sur les choses et les êtres. Le Profond, dans sa plus haute complication, sort apparemment de la Profondeur pour atteindre le rien de la modernité, dans l'intolérance ou l'indifférence.
- Le Profond passe de l'amour à la mort et de la mort à l'amour dans la fulgurance de l'instant. Il ne saisit l'un des pôles que pour mieux reconnaître l'autre.
- Le Profond, dans le flux de la Profondeur, se donne et participe. Dans son reflux, il tue et prend.
- Le Profond, entre le flux et le reflux de la Profondeur, se passionne et s'élève.
- Bien ancré dans la totalité fluide du flux et du reflux de la Profondeur, le Profond est sagesse incarnée, à la fois "majesté de la quiétude" et "dynamisme débordant et fougueux" comme dit Zhuangzi. Mais l'est-il jamais vraiment jusqu'à la fin ?
- Le Profond éprouve joie et souffrance dans toute leur ampleur existentielle. Il se situe en trait d'union et reconnaît la joie et la souffrance comme deux signes relatifs de la Profondeur cachée. C'est pourquoi il connaît la pitié sans avoir besoin de la rechercher ou de la penser.
- Le Profond, au sein de la Profondeur, est au-delà de la joie et de la souffrance. Moment ineffable où le Temps et l'Eternité se croisent et flambent.
- Lorsque le Profond sait, il s'arrête et s'endort.
- Lorsque le Profond connaît, il se perd et se tait.
- Lorsque le Profond s'approfondit, il connaît et s'allège.
- La Profondeur est Jeu du Monde, le Profond est jeu de l'homme.
- Entre la Profondeur et le Profond, le jeu se fait symboles.
- Quand le Profond s'approche de la Profondeur, son jeu devient un jeu d'enfant.
- Le jeu de l'homme est relié au Jeu du Monde par un sourire.
- Dans la flamme, le jeu de l'adulte ne voit que du feu.
- Dans la Profondeur, le jeu de l'enfant touche la flamme de l'eau.
- Le jeu de l'homme est relié à l'ordre social par un cri.
- Dans sa nature ludique la plus spontanée, la Profondeur est Errance. Le Profond, dans son jeu, est itinérance.
- Entre l'itinérance et l'Errance, la mort, belle écolière.
- Si le Profond est dans un groupe par un seul être, la Profondeur y fait son nid en secret.
- La solitude est la demeure du Profond.
- Le Profond va vers le silence et trouve la solitude.
- Derrière la solitude du Profond, la Profondeur joue et gagne.
- Pour le Profond, le silence est le bruit de la Profondeur.
- Lorsque le Profond a perdu sa profondeur, sa solitude devient isolement.
- Lorsque le Profond rejoint la Profondeur, sa solitude devient la blancheur du silence.
- Pour le Profond le silence ne sera jamais qu'un mot aux formes inconcevables. Pour la Profondeur, la solitude n'a pas de sens.
- Entre le silence et la solitude, un rien, qu'on ne peut recouvrir.
- La solitude est au silence ce que le bois est au feu.
- La mort est ce point d'être qui transforme la solitude en silence.
- L'amour métamorphose le silence en solitude à deux.
- Au fond de la Profondeur, l'univers torrentiel d'un moustique.
- A la surface du Profond, l'ouverture potentielle du zéro pur.
- Entre les deux : le "presque rien" de Mencius et le "je-ne-sais quoi" de Jankelevitch.

Le Profond et la surface : une étroite liaison.

Le Profond reste prisonnier de la blancheur des choses. Il n'est jamais très loin de la vie en acte avec son cortège de malentendu, d'ambivalence, de lâchetés et de courage incompréhensibles. Mais il est également porteur de la Profondeur qui ne le quitte jamais car il est cela même, comme un poignard planté dans l'infini.

Éloge du surfaciel

La surface ou plutôt "le surfaciel" ne doit pas être confondu avec le surperficiel. Ce dernier est au surfaciel ce que le fond de teint est à la peau de jeune fille. Le surfaciel vous enveloppe dès les premiers moments de votre naissance. Il représente une catégorie de contact. On sait que l'attachement va de pair avec la présence chaleureuse de l'autre, bien au delà de la simple fonctionnalité nourricière. Chez les grands mammifères comme chez le petit de l'homme le contact de la peau et la réalité du toucher (Ashley Montagu) constituent un élément essentiel de la survie et du développement psychologique. Le "moi-peau" de Didier Anzieu, à la fois protège, dessine une frontière du self, et en même temps permet l'ouverture et l'échange avec le milieu extérieur. En Gestalt-thérapie l'ancrage va toujours dans le sens d'un retour au surfaciel, à l'enracinement.

Le surfaciel s'étale à l'infini. Quand je plonge mon corps dans l'eau, je suis en contact avec toutes les mers du monde. Le surfaciel me relie à ce qui est avec une infinie délicatesse, une attention à la moindre présence. Qu'une feuille morte se détache de l'arbre en automne et tombe sur un sol déjà surpris par les premiers froids et je suis avec elle, soulevé, emporté, vers une ailleurs qui me dépasse. Le surfaciel m'ouvre à la catégorie de l'errance. Il fait surgir en moi le goût de la rêverie bachelardienne. Mais le surfaciel est fragile. Un moindre souffle l'égare. Le plus petit frémissement est un tremblement de terre. Cette fragilité me fournit une donnée primordiale de mon existence. Je suis d'autant plus vivant que je suis dans la surface des choses, comme une goutte de pluie qui zigzague sur la vitre. Le surfaciel exige la rencontre avec ma finitude et avec le monde. C'est en devenant sans cesse immanent, intramondain, que je glisse vers la transcendance. Il faut comprendre ici le sens du visage de l'autre chez Emmanuel Levinas. Le visage d'autrui est le lieu de ma présence au monde. Quand je regarde mon prochain, je ne cherche pas la Profondeur, je la trouve. Je n'ai aucune intention, aucun projet sur l'autre. Alors la Profondeur est là, imperceptiblement cachée dans la surface d'un visage qui se donne à voir. Je n'ai rien à inventer mais tout à contempler. Si je suis dans l'attitude juste, même la chaleur du visage me touche et mon regard est une brûlure mystérieuse.

Pourquoi acceptons-nous de faire vaciller le Surfaciel - cette surface qui porte le ciel - dans les ornières du Superficiel ? Qu'est-ce qui nous pousse à devenir des êtres virtuels et spectaculaires là où nous pourrions être les mouvements mêmes, les vagues, de la surface océanique ? Les machines modernes de virtualisation - ordinateurs et autres engins - nous éloignent de la surface pour nous engloutir dans l'image. Plus exactement ils mettent à la place d'une surface réelle d'échange un plan artificiel de communication. Ce qui devrait rester un moyen technique et fonctionnel envahit notre existence concrète et nous transforme en cybernautes. Combien d'heures passons-nous devant nos écrans et combien de minutes devant notre enfant qui joue ?

Sans doute ai-je l'impression de communiquer avec le monde entier parce que je peux laisser un message E-mail sur internet à mon correspondant situé en Chine. Mais jamais le message électronique que je laisserai à Bernard, mon ami vivant à Beijing, ne vaudra une minute du dernier repas que nous avons partagé ensemble dans l'intimité de ma demeure, avec le sourire de son petit enfant et la présence aimante de nos proches. Bachelard, en grand philosophe, l'avait bien compris. Il savait cuisiner pour ses amis des plats de haute poésie poivrés de son accent inimitable. C'est pourquoi nous n'avons rien à attendre d'une éducation à distance, si ce n'est un peu plus de déshumanisation, car le monde n'est pas à la hauteur spirituelle de sa technologie.

L'éducation implique le contact, le surfaciel. L'éducation à distance, sans aucune présence physique et sans manifestation de notre sensibilité, est une aberration de notre temps post-moderne. Elle va dans le sens d'une éducation-spectacle, d'un "show" de tête à claques. Mais surtout elle rassure les politiques qui ne trouvent plus les moyens d'une véritable éducation collective. L'éducation à distance ne supporte pas l'improvisation et le chaos créateur qui sont propres à la vie. Elle nous conduit vers des procédures de fonctionnement programmé, des pseuso interactivités où les jeux combinatoires sont toujours déjà faits. Nous entrons peu à peu dans l'ère du Niktando éducatif. Le superficiel grignote ainsi le surfaciel.

Le poète cherche désespérément celui qui viendra le surprendre : "Celui qui vient sur terre pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience" écrit René Char. Le Profond est l'homme ou la femme de la surface. Il est conscient d'engager une lutte à mort contre les impressarii du mirage. Ces derniers parlent sans cesse de l'avenir, du progrès, de la chance inespérée de vivre avec nos technologies et nos technocrates. Il se moquent volontiers du traditionnel, du "dépassé", du vieillot. Leur jouissance s'enracine dans la science-fiction qu'ils colorent selon leur humeur manichéenne en catastrophe ou en paradis ensoleillés. Ils prennent de plus en plus le pouvoir dans nos lieux quotidiens, dans nos usines, dans nos administrations, dans nos universités. Ce sont les seuls "envahisseurs venus de notre monde" que je connaisse.

Le Profond revendique de comprendre - de prendre avec - la parole et les pratiques des Anciens. Il inscrit cette culture du passé dans le mouvement du présent. Il ne déifie aucun symbole, il ne se vautre dans aucun mythe. Il sait que la Profondeur fait fondre l'établi, fait voler l'institué en poussières de suie. Mais c'est la vie même qu'il recueille du passé. Un élan de vie qui lui fait signe à travers les péripéties, les malheurs quotidiens, les catastrophes à hauteur d'homme. Les Anciens lui montrent le sens de l'imagination toujours en acte, de la volonté de vivre toujours sauvegardée, de la solidarité impromptue. N'est-ce pas ce que semble nous dire, dans son vieil âge, un pédagogue de la joie d'éduquer comme Georges Snyders lorsqu'il parle de son expérience tragique d'un camp de concentration dans l'Allemagne nazie ? (Y-a-t-il une vie après l'école ?, 1996).

L'être humain

L'être humain, homme ou femme, est une des formes du Profond. C'est cette forme du Profond qui peut faire advenir la Profondeur à la conscience d'être. D'aucuns voudraient que cela soit sa souveraineté sur les autres formes du Profond. Ils invoquent puis convoquent le mot Dieu pour prouver leur certitude. Leur faim de Dieu est incommensurable.

Mais toute faim est cannibale.

Quand Dieu vient à manquer parce qu'on l'a mis à mort, on le dévore ad vitam aeternam. Ainsi naissent les sectes et les gourous. Par sa reliance avec le Profond, l'être humain devient existence. Par sa reliance avec la Profondeur, il est. La reliance le relie à un « tout-autre » et lui faire relire sa vie à chaque instant. Elle instaure la catégorie de l'éthique.

La transcréation

La transcréation constitue le déploiement du neuf. Elle est l'expression même de la Profondeur dans son procès d'immanence. Elle s'affirme sur le plan symbolique dans la « transpoésie » (Michel Camus) Transcréation signifie qu'il y a de la création dans, entre et au delà des choses du monde. Elle relie la Profondeur au Profond. Elle crée les « dix mille êtres » de la pensée chinoise.

La création est le privilège de l'être humain. et n'a rien à voir avec la créativité, ce gadget pour spécialiste du marketing. La créativité est fonctionnelle et s'inscrit dans un régime économique, social et culturel fondé sur la négation du don et la proclamation du « prendre ». La création s'appuie sur l'imagination radicale, c'est à dire la capacité de produire une toute première image, comme le rappelle Cornelius Castoriadis. Parce que l'être humain est relié à la Profondeur et au Profond, sa création est reliée à la transcréation. À condition qu'il sache « lâcher-prise », non-(ré)agir mais être attentif au surgissement instantané du monde.

Transcréation et mondialisation

La mondialisation – nom donné à un processus d'imposition symbolique d'un mode de développement des sociétés sous l'égide de l'économie de marché dominée par les Etats-Unis – s'impose de plus en plus à travers le monde. Si la toute-puissance américaine est évidente, la mondialisation n'est pas unilatérale et apparaît plus métissée. Elle relève également d'un processus en réseaux et en flux différentiels. Les cultures dominées développent des stratégies de défense à partir de leur propre histoire.

Certains parlent alors du « Choc des civilisations » (S.P.Huntington) dans une vision pluripolaire, en particulier entre la culture chrétienne et la culture musulmane. L'intégrisme musulman du « Djihad » s'opposerait à la domination de l'impérialisme mondial de la culture « Mc World » (Benjamin Barber) dans une autre vision plus bipolaire. Peut-être faut-il considérer l'évolution historique de la mondialisation comme beaucoup plus complexe et incertaine à long terme. Entre l'individualisme du post-modernisme et le holisme des sociétés ancestrales, un métissage culturel est en train de s'opérer à l'échelle de la planète et de l'Humanité, avec des émergences de diasporas interculturelles (Gérard Leclerc) et d'identités sociales, des « créolités », engendrées comme des rhizomes (Edouard Glissant). Dans cette perspective, la transcréation anime un processus de métissage culturel à l'échelle mondiale (François.Laplantine, Serge Gruzinski).

J'ai axé mes recherches récentes sur cette problématique, notamment en m'attachant, avec mes collaborateurs et doctorants, au métissage axiologique Orient-Occident (voir sur CRISE, Sunmi Kim, Yun Chung Chung, Bernard Fernandez, Boniface N'Guessan, Nanou Bouquet, Sheela Pimparé, Anne-Marie Milon-Oliveira, Angela Maia, Ata Hoodashtian, Joëlle Macrez ). L'ancien modèle sociologique opposait le capitalisme à l'anticolonialisme. Le dernier modèle oppose la mondialisation mass-médiatique et monétaire à la résistance violente du « Djihad » islamique. Il faut proposer un autre modèle inspiré de la transcréation et de la transdisciplinarité qui introduit un tiers dans ces anciens modèles : la spiritualité laïque animant et renouvelant la connaissance de soi. « L'homme du futur » ou l'éducateur qui s'en inspirerait aura à devenir « passeur de sens » entre ces différents flux (René Barbier, voir CIRET et CRISE).

Bibliographie

Chapitre dans Mémoire du XXIe siècle, Cahier 3-4 : Création et transcréation, Groupe 21, Paris, éditions du Rocher, 276 pages, mars 2002, pp 111-120, avec la participation de plus de vingt écrivains et chercheurs

Cahier 3-4 Création et transcréation

SOMMAIRE


APPROCHES Création et transcréation

Jean-Paul Bertrand — Introduction Adonis — Vers la cité poétique universelle Michel Camus — Création transpoétique = transcréation Basarab Nicolescu — Vision du monde et béance pornographique David Applebaum — Four Provisional Meditations on the Transcreational Jean-Yves Leloup — "Imagine" : Kandinsky, Castoriadis et le pélerin russe Jean Biès — Incidences spirituelles dans la transcréation Mireille Henninger-Vial — Transcréation et mythe-analyse musicale

ESSAIS

Jean-François Malherbe — Le pardon, transcréation de la violence Patrick Paul — Le récit biocognitif comme processus d'anthropo-transcréation René Barbier — Création et transcréation chez l'homme d'aujourd'hui Jean-Jacques Wunenburger — Imagination créatrice et transfiguration artistique Pompiliu Craciunescu — L'outre vie du vécu ou de la transhistoire Thierry Magnin — La philosophie morale, lieu d'un nouveau regard sur la création, entre science et religion André Chouraqui — Elohims Alexei V. Nesteruk — Theology of Human Co-Creation and Modern Physics

OBLIQUES

Manuel Rainoird — Excusez-moi, je meurs Andreu Solé — Animal poétique René Berger — Vers une transcendance émotionnelle ? Michel Random — Le voyage de la transcréation Maurice Couquiaud — Sur la crête des falaises Marc Zammit — Théâtre interstellaire et écrivains illisibilistes Georges Astalos — L'argot ou la communication transsociale

Notes de lecture

Notices bio-bibliographiques

Barber B., Djihad versus Mac World, Paris, Desclee de Brouwer, 1996 (1995)

Barbier R., L'approche transversale, l'écoute sensible en sciences humaines, Paris, Anthropos, 1997 et R.Barbier

Camus, M., Paradigme de la transpoésie, sur le CIRET

Le Centre International de Recherches et d'Études TransdisciplinairesCIRET

Centre de Recherche sur l'Imaginaire Social et l'Éducation CRISE

Glissant E., Introduction à une poétique du divers, Paris, Gallimard, 1996

Huntington S.P., Le Choc des civilisations, Paris, Odile Jacob, 1997 (1996)

Gruzinski S., La pensée métisse, Fayard, 1999

Laplantine F, Nouss A., Le métissage, Paris, Flammarion, Dominos, 1997

Leclerc G., La Mondialisation culturelle, Paris, PUF, 2000

Mémoires du XXIe siècle, l'homme à venir, Paris, éditions du Rocher, 2000

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René BARBIER
Page personnelle de René Barbier
Professeur émérite des universités en Sciences de l'éducation (université Paris 8) Fondateur de l'Institut Supérieur des Sagesses du Monde (ISSM) en ligne. Conseiller scientifique du Centre d'Innovation et de Recherche en Pédagogie de Paris - CIRPP- (CCIP). Membre du Conseil d'administration du Centre International de Recherches et d'Etudes Transdisciplinaires (CIRET)

Entretien sur le CIRPP avec F.Fourcade

Les six valeurs de l'engagement éducatif du CIRPP







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