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La dialogique du chercheur scientifique et de l'éducateur lundi 13 janvier 2003, par René BARBIER |
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Au fil des années en tant que professeur des universités soucieux d'éducation, je me suis aperçu de la nécessaire dialogique entre le chercheur scientifique et l'éducateur. La posture de l'un ne se résume jamais dans celle de l'autre. Mais, en même temps, à l'université, les deux postures sont nécessaires et ne peuvent coexister que dans une approche paradoxale. Essayons de cerner ce paradoxe.
Du chercheur scientifique Le chercheur scientifique est une personne soucieuse de rigueur conceptuelle et méthodologique, formée par une tradition épistémologique qui sépare le chercheur de l'objet de sa recherche. Il est animé par un désir de savoir et de faire savoir correspondant à une meilleure connaissance de la réalité. Son projet assuré est toujours de faire surgir une connaissance plus approfondie du monde. Pour ce faire, il dispose de deux grandes voies de recherche. La première, la plus classique, dominante dans les sciences de la nature, consiste à élaborer une question de recherche, des hypothèses en fonction d'un champ théorique défini, de proposer un modèle de recherche, de préciser les variables dépendantes et indépendantes, le protocole de recherche, l'espace-temps de celle-ci, les populations susceptibles d'y intervenir, les outils et les méthodes d'investigation les plus appropriés pour conduire le travail, les propositions d'interprétation des résultas obtenus et le fait que celles-ci sont toujours falsifiables, en fonction d'autres recherches. Cette voie de recherche est animée par un paradigme de la séparativité et de l'éthique de la connaissance objective. Le deuxième, plus récente, s'ouvre à la recherche clinique et introduit la notion de complexité. Elle semble plus appropriée à la recherche en sciences humaines et sociales. Dans cette optique, le chercheur et son objet-sujet de recherche sont en interaction permanente. Il s'agit, avant tout, de relier ce qui est séparé et de distinguer ce qui est confondu, selon le mot de Edgar Morin. L'espace et le temps sont pris en considération d'une manière beaucoup plus réelle que dans la démarche expérimentale. L'objet de recherche, toujours porté par des sujets dotés de désir, rétroagit sur le chercheur et son imaginaire de recherche. Il y a coformation entre le chercheur et le (les) sujets de sa recherche. L'existentialité de chacun est prise en compte. Le travail sur le transfert et le contre-transfert est essentiel. L'implication est analysée et constitue une catégorie fondamentale de ce type de recherche. Mais, le projet scientifique reste toujours de produire de nouvelles connaissances réfutables, mêmes si elles sont singulières et non réproductibles dans leur spécificité. Le paradigme de ce type de recherche est celui de la complexité et l'éthique est celle de "l'évangile de la perdition" dont nous parle E.Morin. Elle convient, notamment à l'approche scientifique des situations-limites. Mais il y a une troisième voie de recherche, qui nous fait sortir du projet de recherche "scientifique" pour nous ouvrir simplement à une recherche de l'existence significative de soi-même et de l'autre, en situation. Dans ce type de recherche, il n'y a pas de projet autre qu'être ensemble, dans une co-présence permanente et attentive à la vie qui se tisse d'instant en instant. C'est, souvent, la seule possibilité d'une relation avec des personnes en situation-limite. Patrick Declerck parle, à propos des "naufragés" (Declerck, 2001), ces clochards des grandes villes, d'une "souffrance-fond", de l'ordre de l'infans d'avant le langage, dotée de forclusion, et irréductible à tout désir de normalisation des soignants. Dans ce cas, seule demeure la présence chaleureuse d'accompagnants matures, dans des conditions de vie acceptables et sans projet de réinsertion, un peu comme Fernand Deligny qui respectait les "lignes d'erre" de ses enfants autistes. Écouter/voir les situations-limites Pour ma part, la perspective d'une écoute sensible et d'une approche multiréférentielle (Barbier, 1997) de ce que je nomme des "situations-limites", en empruntant le terme à la philosophie existentielle de Karl Jaspers, m'ouvre à un autre type d' "observation" en éducation. Ce dernier parle de situation-limite à propos de ce qui met en acte la faute, l'échec, la souffrance ou la mort. Vue sous cet angle, dans la sphère du social et de l'éducatif, une situation-limite peut être celle qui caractérise la position de chômeur de longue durée, celles du malade en fin de vie, de la personne qui vit une N.D.E. (Expérience proche de la mort), du vieillard solitaire du quatrième âge, du drogué très "accroché", de l'immigré en proie à l'acculturation antagoniste, du sans domicile fixe (S.D.F.), de la femme et de l'enfant battus, des jeunes laissés à la rue, des différents cas de prostitution, de ce que Patrick Declerck nomme "les naufragés", etc. Il s'agit d'exemples traités par beaucoup d'anciennes assistantes sociales devenues récemment des "assistantes socio-éducatives". En se replaçant dans une perspective d'observation et de recherche, que peut-on modéliser par rapport à ce type de situation-limite ? En particulier, existe-t-il un mode d'approche sensible de telles situations ? Que signifie, par exemple, "observer" un sidéen au seuil de la mort ? Comment faire une recherche sur des jeunes de la "galère", dans une banlieue défavorisée ? Que veut dire observer les comportements d'un vieillard dans une recherche sur la solitude ? Comment "enquêter" sur les circuits de la drogue dans une favella de Rio de Janeiro sans se faire immédiatement expulser par les intéressés ? Que signifie apprendre à écouter les mourants pour un personnel hospitalier d'aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'observer un "projet" d'un chômeur en fin de droits ? Nous avons rencontré ce type de problème dans nos recherches et notre enseignement et nous dégageons un triple modèle d'observation d'une situation-limite. Il s'agit d'un modèle qui se compose de "deux plus un" éléments structuraux : L'observation "neutre" (O.N.) et l'observation "impliquée" (O.I.) + l'observation "non-attachée" (O.n.A). voir schéma L'observation neutre (de la "neutralité axiologique" chère à Max Weber), s'appuie sur le paradigme de la séparativité. dans lequel moi et le Monde sont conçus comme des éléments séparés. L'observateur n'est pas la chose observée. Le principe d'explication est central. L'éthique est celle de la connaissance objective, du hasard et de la nécessité, de Jacques Monod. L'observation impliquée, plus récente, et émergeant en grande partie à partir d'une critique épistémologique de l'observation neutre soutient le paradigme de la complexité. La relation et l'interaction comme la notion de champs sont reconnues. L'observateur se sait en relation conflictuelle avec le monde et les autres. L'altération est essentielle. L'imaginaire, le réel et le symbolique tissent un réseau indissociable. L'affectivité, l'émotion trouvent leur place dans l'analyse et dans la recherche. Le Mythos n'est plus exclu de l'interprétation. L'éthique est celle d'un "Évangile de la perdition" comme le propose Edgar Morin et A-B.Kern dans Terre-Patrie. L'observation neutre et l'observation impliquée demeurent du domaine scientifique pour tous les chercheurs acceptant un savoir ouvert sans cesse sur de nouvelles ignorances. L'observation non-attachée nous fait faire un saut qualitatif, voire ontologique. Elle n'est pas transmissible à l'université. Tout juste peut-on en indiquer quelques traits remarquables en interrogeant les cultures "autres". Elle relève du paradigme de la reliance (Marcel Bolle de Bal ) et d'une éthique de la compassion. Elle relie le moi au Soi dans le monde et par les autres. Avant tout amenée par une pratique quotidienne de la méditation, sans effort, sans projet, sans intention, au coeur de la vie de tous les jours, l'observation non-attachée est une façon de voir et d'écouter le monde comme soi-même, sous l'égide d'une attention tranquille et sans défaillance. La lucidité qui en découle est du ressort d'une via negativa d'une philosophie "négative" (qui procède sans affirmation mais plutôt sous la forme de double négation : ni ceci, ni cela). Ce type d'observation s'ouvre sur la joie d'être dans la Vie et dans une intuition de l'instant, comme la manifestent la vie et l'oeuvre de J. Krishnamurti. Ce dernier élément, ne relève pas de la sphère des savoirs scientifiques, au sens habituel du terme, ce qui n'exclut pas qu'elle soit d'une cohérence supérieure. Elle semble être d'un autre ordre de connaissance que le terme de "savoir être" du sens commun qualifie, sans l'expliciter vraiment. Elle est peut-être la qualité de silence inhérente au "mystique" dont parle Ludwig Wittgenstein dans son "Tractatus logico philosophicus". Mon hypothèse principale, concernant le connaissance des situations-limites, consiste à dire que les trois ordres d'observation forment une totalité dynamique, paradoxale et complémentaire, selon une logique trinitaire telle que la formulent Dany-Robert et Jean Houssaye, chacun dans sa propre problématique. Plus encore, je pose comme postulat que l'entrée dans l'observation non attachée, qui relève d'un registre beaucoup plus non-intentionnel et sans projet sur l'autre, est une condition nécessaire pour découvrir (ou inventer) en soi des interprétations, des principes d'action, des dispositifs neufs, et comprendre ainsi les personnes vivant dans des situations-limites. Mon hypothèse secondaire est que plus nous devons travailler dans et avec des situations-limites dont la tragédie humaine s'accentue, plus nous devons aller de l'observation neutre vers l' observation non-attachée si nous souhaitons, réellement, comprendre quelque chose à l'enjeu humain et social qui s'impose ici et maintenant. C'est la "voie du coeur" des sagesses ancestrales. Dans les situations-limites extrêmes l'écouter/voir est presque exclusivement lié à la compassion vécue et à la reliance de l'un vers l'autre, sans autre projet. Toutefois, dès qu'il s'agit de réintroduire la volonté de savoir, la logique trinitaire, où la place du "mort" est toujours indispensable pour réactiver en permanence le jeu des regards interprétatifs, ne saurait être oubliée, même dans les cas les plus difficiles. Ce qui signifie dans notre problématique trois situations de recherche, conçues comme plus ou moins inachevées et dont l'horizon heuristique plus complet serait l' Écouter/Voir (E/V) conjuguant intelligemment les trois observations, selon une logique processuelle de l'échange symbolique décrite par Jean Baudrillard à la suite de Marcel Mauss (donner/recevoir/rendre) : Processus n° 1 : O.N + O.I. (O.n.A.) L'observation neutre (sciences de l'explication) et l'observation impliquée (sciences de la compréhension) se conjuguent paradoxalement, comme dans certaines recherches-actions plus expérimentales qu'expérientielles, en excluant toute autre forme de connaissance plus intuitive, rejetée dans les abysses du mysticisme. Un certain psychanalysme relève également de ce processus 1. Processus n° 2 : O.N. + O.n.A. (O.I.) L'observation neutre s'allie à l'observation non-attachée mais laisse de côté l'observation plus clinique, transférentielle et contre-transférentielle, tenant compte de la complexité de la situation humaine. Certaines formes d'observation méditative fondée sur des techniques rigoureuses (bouddhisme zen de la secte Rinzaï) sont de cet ordre. La figure du savant "désintéressé" s'y inscrit également. Processus n° 3 : O.I. + O.n.A. (O.N.) L'observation impliquée et l'observation non-attachée forment un tout qui risque de devenir assez fusionnel si le chercheur refuse l'apport d'une observation plus critique, plus dubitative et détachée, fondée sur un savoir qui a fait ses preuves. Certaines psychothérapies émotionnelles empruntent ce processus. Processus d'Écouter/Voir : E/V = (O.N. + O.I. + O.n.A.) C'est l'Écouter/Voir comme modèle idéal-typique conjuguant en proportions et en relations variables, les trois types d'observation, selon la nature de l'intensité de la situation-limite rencontrée. Ici chaque type d'observation, passant de la potentialisation à l'actualisation, vient dialectiser l'alliance trop exclusive des deux autres observations. L'observation tierce redonne une dynamique à l'articulation de l'observation conçue comme un processus énergétique où se joue, en permanence le "donner/recevoir/rendre" de la logique de l'échange symbolique. Il se peut que le processus d'Écouter/Voir implique la composition d'une équipe de recherche très diversifiée, avec des personnes a priori sans qualification scientifique légitimée, mais avec des qualités humaines d'un autre ordre (sens de l'attention à l'autre, sens de l'imagination, sens de l'humour, sens intuitif, esprit créatif, musicien, poétique, artistique etc.). Rien n'interdit de penser qu'un jour nous verrons entrer, à côté du sociologue et du psychanalyste, un moine zen ou un poète, dans une équipe de recherche en "sciences humaines". La posture de l'éducateur La notion d'éducateur demande à être précisée. Sous ce terme, nous trouvons de tout. De l'éducateur de rue, l'éducateur comme animateur socioculturel, l'enseignant-éducateur, la mère ou le père de famille comme éducateur, voir le journaliste télévisuel etc ;. Ma conception de l'éducateur est beaucoup moins exhaustive tout en étant plus précise. L'éducateur véritable n'est pas celui qui cherche à transmettre des connaissances (des savoirs). Il peut le faire, en tant qu'enseignant, mais ce n'est pas sa fin dernière. Il ne cherche rien d'autre qu'à faire participer à la vie qu'il porte en lui d'une manière lumineuse, par une présence attentive. L'éducateur est cet individu qui n'est plus "personne", parce qu'il a un sens vécu de son insertion dans un processus d'énergie vitale qui le dépasse et dans lequel il est participant. Il a atteint l' "autre rive" dont parle O.Paz (et le bouddhisme). De ce fait, il peut laisser l'autre vivre selon son mode d'existence. Cela ne veut pas dire qu'il n'exerce aucune influence. Bien au contraire, son mode d'être non-attaché lui donne une présence au monde, à lui-même et aux autres d'une extrême gravité, liée à la profondeur et à la reliance (voir mon cours en ligne sur le sens de l'éducation.) On reconnaît un éducateur au premier coup d'œil. Il est "un homme/une femme remarquables" au sens où l'on ne peut être indifférent à sa présence, même silencieuse. L'éducateur n'a aucun projet sur l'autre. Ni scientifique, ni politique, ni éthique. Il n'impose pas, il éclaire. Il est le philosophe qui a compris l'essentiel de la philosophie : frôler et s'imprégner de la sagesse, se laisser envahir totalement, non dans et par les livres, mais au cœur même de la vie quotidienne. Il est "l'homme de bien" de la tradition chinoise. Celui qui manifeste sa vertu d'humanité, le ren. Il est le sage de la tradition stoïque ou épicurienne dont nous parle Pierre Hadot avec excellence. Il peut sentir le besoin de parler comme Krishamurti ou de se taire comme Ramana Maharshi. Il peut être un polisseur de verre comme Spinoza, un cordonnier comme Nissargadatta, un simple passeur après avoir été professeur d'université comme Prajnanpad. Un photographe du presque rien comme Daniel Pons ou un poète comme Octavio Paz, Antonio Porchia ou Roberto Juarroz. Un créateur d'espace transitionnel comme Donald Woods Winnicott. Un être sensible à la "résilience" comme Boris Cyrulnik, à l'empathie comme Carl Rogers. Il est le "mystique" de Ludwig Wittengenstein. Il est le psychologue dont la présence tranquille et malicieuse touche au plus juste celui qui l'approche, comme Mircea Eliade rencontrant Carl Gustav Jung et voyant en lui un sage chinois. Seul l'éducateur peut comprendre les personnes en situations-limites. Éducateur et enseignant Devenu professionnellement enseignant, l'éducateur métamorphose la pédagogie et la transmission du savoir. Il ne refuse pas le savoir mais le replace à sa juste place fonctionnelle dans l'ordre de la connaissance. Surtout, il l'éclaire de l'intérieur par une clarté éthique qui lui vient de son extrême présence au monde. Une éthique révolutionnaire, non au sens ou elle entraînerait immédiatement un bain de sang, mais au sens d'un questionnement permanent sur ce qui est contraire à la vie, quel que soit le régime politique en place. Il est l'empêcheur de tourner en rond. Le grand dérangeur du sens. Il transmet du savoir mais toujours avec un questionnement en filigrane. Il se refuse à devenir un gourou intellectuel et encore moins un gourou spirituel. Il vise l'autonomie de son élève par le biais d'une exigence qui n'a rien d'académique. Il laisse la notation à ceux qui ont peur de la vie au point de la mesurée sans cesse avec un mètre-étalon. Educateur et chercheur scientifique Il y a un paradoxe dans la rencontre de ces deux figures à la posture si différente. Le chercheur, quelle que soit son éthique (de la connaissance objective ou de l'évangile de la perdition), désire produire de la connaissance sur le monde. L'éducateur demeure dans la présence au monde et ne cherche rien. Le chercheur est animé par le manque. L'éducateur se trouve entre le vide et le plein, dans la réalité à dimension poétique. Le chercheur produit des concepts. L'éducateur des sentiments subtils. Le chercheur fait partie d'un groupe de pression (la cité savante). L'éducateur est solitaire. Le chercheur, dans sa quotidienneté, est trop souvent dans le déjà-là, l'ordre établi. L'éducateur est toujours dans le questionnement, la surprise du toujours neuf. Le chercheur est sensible aux signes de reconnaissance sociale. L'éducateur s'en soucie peu. Le chercheur est souvent passionné. L'éducateur est passionnant. Le premier tourne autour de lui-même pour faire "son œuvre". Le second est dans le processus où il n'y a rien à chercher, rien à produire d'extraordinaire. Le premier fait souvent partie d'une clique scientifique qui mitraille aisément toutes les autres. Le second est transversal, transculturel, transdisciplinaire, transpersonnel. Comment ces deux postures sont-elles conciliables ? Elles ne le sont pas. Mais elles peuvent s'interpeller au sein d'une même personne. Le chercheur scientifique reste du côté des savoirs. L'éducateur du côté de la connaissance de soi. Le croisement des postures permet une dynamique paradoxale de l'éducation en acte inscrite dans un système d'enseignement. La symbolique de l'éducateur anime sans cesse le questionnement du chercheur. Celle du chercheur arrête les dérives trop mystiques de l'éducateur. Bien que ne pouvant radicalement se comprendre, la posture de l'un réclame la posture de l'autre. Chacune se cherche dans le paradoxe. L'éducateur-chercheur devient alors une figure étrange, bouleversante, insaisissable, inclassable. Un étranger, en quelque sorte. Rejeté du monde savant toujours trop défensif, mais exclu également d'un monde d'éducateurs qui s'éloignent d'autant plus de l'éducation qu'ils deviennent des sectaires religieux, mêmes sans religion. Une position d'éducateur-chercheur presque impossible à tenir sans une source permanente de jouvence en soi-même. Un éclairage symbolique lié à la reconnaissance de la vie dans sa positivité radicale malgré ses dérives catastrophiques..Un "mystère d'exister", comme le nomme René Char. Bibliographie BARBIER René, 1997, L'Approche Transversale. L'écoute sensible en sciences humaines, Paris, 357 pages DECLERCK Patrick, 2001, Les naufragés. Avec les clochards de Paris, Plon, coll. Terre Humaine, 458 pages |
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