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APHORISMES POUR L'AVENIR vendredi 16 septembre 2011, par René BARBIER |
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(première édition électronique en juin 2009) *** Imperceptible mobilité de l'humour dans un brin de soleil *** Seul l'aigle s'arroge le droit de ne pas attendre *** À chaque instant Oui la vie s'élance vers sa racine *** La liberté change parfois de robe mais jamais de visage *** L'amour dans ses plumes devient coq de combat *** Nul ne saura jamais ce qui fut détaché à l'origine *** Il avança d'un pas et l'enfance fut à moitié nue **** La sagesse est cette plume qui essuie sur l'âme aérienne la poussière du temps **** Chaque instant est une fronde où tourbillonne en couleurs le noyau bleu du monde *** La liberté est cet espace impossible entre deux fractures *** Le vol de l'hirondelle rature pour toujours la vitesse de la fusée *** La danse dans sa perfection rejoint le centre immobile du cyclone *** La mémoire est le fruit du coquillage et l'oubli son île imprévue *** Délivrez toujours l'oiseau Quand il s'agite dans l'entre-deux *** Avec un sourire et une larme l'enfant créa le vertige *** L'aiguille s'épuise dans la neige et le sang retourne à ses roses *** À l'intérieur de chaque être un petit dictateur porte son sexe comme un paratonnerre *** Ici et maintenant ce presque rien m'océanise *** Infime élan et déjà tout se brise même l'Infini *** Qu'est-ce qui nous tend une perche avant de sombrer dans l'invisible *** Tant dialogues sont des guerres de tranchée mais parfois une parole vraie s'enfonce source au futur dans le désert *** Le coquelicot nomme la fragilité du rouge Derrière son sang Un cri Droit comme un peuplier Une immense tendresse qui s'écoule dans la nuit Le coquelicot ne donnera jamais du bois mort *** Qu'est-ce que la vie ? Une immense soierie bleutée Qui s'étend à l'infini. Le moi ? Un de ses reflets instantanés Quand le Rien ondule comme un serpent *** J'ai toujours su que ce que d'aucuns appellent Dieu n'était qu'une allumette dans l'attente d'être grattée au fond de l'âme ouverte pour éclairer l'instant à jamais reconnu *** Dans son bloc de glace, l'image de soi Appelle le feu *** Visage du Christ à l'ultime instant où il appela avant d'être entendu *** Je n'ai jamais été vraiment qu'un poète Le dos courbé sous le poids des concepts Et quand j'ai mis le feu à mon vocabulaire Une image a jailli Gazelle De cet enfer *** Entrer dans l'inspiration, Comme l'oiseau revient dans son nid. *** Dans chaque mot d'amour, Il y a une image qui rêve. *** Ne contemplez pas le feu si vous ne savez pas courir nu dans la neige *** Quand la main devient matinal, Le poing ouvre ses ailes. *** On ne revient jamais bruyant d'un poème. *** Toute parole poétique porte le losange du mot naissance. *** Avec elle, nous savons que la source surgit encore à l'embouchure du fleuve. *** Le voilier aux couleurs pures est au noir océan Ce que l'iris azuré est au fond trouble de l'oeil *** Tu es passée de l'autre côté des fleurs, Comme une montagne devient plaine, Comme un lac devient cime *** À contempler l'hirondelle, je recueille parfois l'écume de son envol. *** Ville presque bleue, vraie demeure du silence, que cherches-tu dans l'espace du feu ? Pourquoi revenir vers l'extrême profondeur, vers l'extrême-Asie ? Là-bas, le soleil épelle la nuit. L'oiseau en point d'interrogation, gomme la mort - fusée blanche - Et retrouve soudain libre L'onde du large *** L'homme tranche ou croit le faire, le pain du jour *** Regarder l'usine, puis les myosotis. *** Sous le cuivre, l'or se déguise *** L'enfant - ce nouveau-né - est une orange de lumière sur l'arbre de l'infini. *** Quand la poussière s'envole, que reste-t-il de toi ? *** Dans toute vague en gestation, la Profondeur immobile. *** Le leurre, légère porte blindée du silence. *** Au milieu de la lumière, une frondaison rusée. *** Les hommes du fleuve ne font guère de tourbillons dans leur vie. *** Dans la pénombre de la cathédrale, le soleil se renverse. Le silence, enfin, est traduit en minuscule. *** Quel espace s'étend entre feu et fumée ? *** Chaque matin, quand le soleil dresse ses tréteaux, être le premier acteur sur la scène immense de l'univers. *** Ouvrir un siècle en deux pour y trouver l'instant. *** Ce qui dans le bruit fait silence ? Le claquement d'une seule main ! *** Permettre à l'arbre de changer, mais sans perdre ses oiseaux. *** Quand l'instant se fait silex, le silence s'enflamme. *** Trop souvent la preuve n'est qu'un hochet de l'épreuve. *** Sait-on vraiment que dans la mer aussi, il y a l'avril des montagnes ? *** Sur les sommets, la vie ressemble à une pointe d'aiguille. Ici le nuage dessine un coeur déchiré pour atteindre un je ne sais quoi ? Méditation et profondeur, entre deux hirondelles. *** Ouvrir la goutte d'eau telle une noix de muscade, pour y découvrir l'océan. *** La perception du silence est pleine d'épines, mais sous sa dure écorce, quelle fraîcheur ! *** Étincelle produite par l'acier de ma joie sur le rocher du jour. Flêche d'or dans l'invisible, tu appartiens au monde et je te reçois - infiniment - le temps d'un sourire nu. *** |
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René BARBIER Entretien sur le CIRPP avec F.Fourcade Les six valeurs de l'engagement éducatif du CIRPP |
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