Le Journal des Chercheurs    
  Le JOURNAL des Chercheurs  







APHORISMES POUR L'AVENIR

vendredi 16 septembre 2011, par René BARBIER


DANS LA MEME RUBRIQUE :
URGENT-Les soirées-débats de l'ISSM en 2012-2013
Je suis Lumière en minuscule
Une tartufferie politique : l'affaire Cahuzac
Cours de René Barbier sur l'enseignement de Krishnamurti
Le sens qui luit en hiver et Éclats de Saint-Lucie (recueils de poèmes)
Deux présentations fondamentales : Liberté de Paul Éluard et Entreien d'André Voisin avec Krishnamurti
Trois dictionnaires pour travailler en ligne
Médiation et défi chez Krishnamurti
Le sentier du Père Lachaise
Vue du Père Lachaise


(première édition électronique en juin 2009)

***

Imperceptible mobilité de l'humour

dans un brin de soleil

***

Seul l'aigle s'arroge le droit

de ne pas attendre

***

À chaque instant Oui

la vie s'élance vers sa racine

***

La liberté change parfois de robe

mais jamais de visage

***

L'amour dans ses plumes

devient coq de combat

***

Nul ne saura jamais

ce qui fut détaché à l'origine

***

Il avança d'un pas

et l'enfance fut à moitié nue

****

La sagesse est cette plume qui essuie sur l'âme aérienne

la poussière du temps

****

Chaque instant est une fronde

où tourbillonne en couleurs

le noyau bleu du monde

***

La liberté est cet espace impossible

entre deux fractures

***

Le vol de l'hirondelle rature pour toujours

la vitesse de la fusée

***

La danse dans sa perfection

rejoint le centre immobile du cyclone

***

La mémoire est le fruit du coquillage

et l'oubli son île imprévue

***

Délivrez toujours l'oiseau

Quand il s'agite dans l'entre-deux

***

Avec un sourire et une larme

l'enfant créa le vertige

***

L'aiguille s'épuise dans la neige

et le sang retourne à ses roses

***

À l'intérieur de chaque être

un petit dictateur porte son sexe

comme un paratonnerre

***

Ici et maintenant

ce presque rien

m'océanise

***

Infime élan

et déjà tout se brise

même l'Infini

***

Qu'est-ce qui nous tend une perche

avant de sombrer

dans l'invisible

***

Tant dialogues sont des guerres de tranchée

mais parfois une parole vraie s'enfonce

source au futur dans le désert

***

Le coquelicot nomme la fragilité du rouge

Derrière son sang

Un cri

Droit comme un peuplier

Une immense tendresse qui s'écoule dans la nuit

Le coquelicot ne donnera jamais du bois mort

***

Qu'est-ce que la vie ?

Une immense soierie bleutée

Qui s'étend à l'infini.

Le moi ?

Un de ses reflets instantanés

Quand le Rien ondule comme un serpent

***

J'ai toujours su que ce que d'aucuns appellent Dieu

n'était qu'une allumette dans l'attente d'être grattée

au fond de l'âme ouverte

pour éclairer l'instant à jamais reconnu

***

Dans son bloc de glace, l'image de soi

Appelle le feu

***

Visage du Christ à l'ultime instant

où il appela avant d'être entendu

***

Je n'ai jamais été vraiment qu'un poète

Le dos courbé sous le poids des concepts

Et quand j'ai mis le feu à mon vocabulaire

Une image a jailli

Gazelle

De cet enfer

***

Entrer dans l'inspiration,

Comme l'oiseau revient dans son nid.

***

Dans chaque mot d'amour,

Il y a une image qui rêve.

***

Ne contemplez pas le feu si vous ne savez pas courir nu dans la neige

***

Quand la main devient matinal,

Le poing ouvre ses ailes.

***

On ne revient jamais bruyant d'un poème.

***

Toute parole poétique porte le losange du mot naissance.

***

Avec elle, nous savons que la source surgit encore à l'embouchure du fleuve.

***

Le voilier aux couleurs pures est au noir océan

Ce que l'iris azuré est au fond trouble de l'oeil

***

Tu es passée de l'autre côté des fleurs,

Comme une montagne devient plaine,

Comme un lac devient cime

***

À contempler l'hirondelle, je recueille parfois l'écume de son envol.

***

Ville presque bleue, vraie demeure du silence, que cherches-tu dans l'espace du feu ?

Pourquoi revenir vers l'extrême profondeur, vers l'extrême-Asie ?

Là-bas, le soleil épelle la nuit.

L'oiseau en point d'interrogation, gomme la mort - fusée blanche -

Et retrouve soudain libre

L'onde du large

***

L'homme tranche ou croit le faire, le pain du jour

***

Regarder l'usine, puis les myosotis.

***

Sous le cuivre, l'or se déguise

***

L'enfant - ce nouveau-né - est une orange de lumière sur l'arbre de l'infini.

***

Quand la poussière s'envole, que reste-t-il de toi ?

***

Dans toute vague en gestation, la Profondeur immobile.

***

Le leurre, légère porte blindée du silence.

***

Au milieu de la lumière, une frondaison rusée.

***

Les hommes du fleuve ne font guère de tourbillons dans leur vie.

***

Dans la pénombre de la cathédrale, le soleil se renverse. Le silence, enfin, est traduit en minuscule.

***

Quel espace s'étend entre feu et fumée ?

***

Chaque matin, quand le soleil dresse ses tréteaux, être le premier acteur sur la scène immense de l'univers.

***

Ouvrir un siècle en deux pour y trouver l'instant.

***

Ce qui dans le bruit fait silence ?

Le claquement d'une seule main !

***

Permettre à l'arbre de changer, mais sans perdre ses oiseaux.

***

Quand l'instant se fait silex, le silence s'enflamme.

***

Trop souvent la preuve n'est qu'un hochet de l'épreuve.

***

Sait-on vraiment que dans la mer aussi, il y a l'avril des montagnes ?

***

Sur les sommets, la vie ressemble à une pointe d'aiguille.

Ici le nuage dessine un coeur déchiré pour atteindre un je ne sais quoi ?

Méditation et profondeur, entre deux hirondelles.

***

Ouvrir la goutte d'eau telle une noix de muscade, pour y découvrir l'océan.

***

La perception du silence est pleine d'épines, mais sous sa dure écorce, quelle fraîcheur !

***

Étincelle produite par l'acier de ma joie sur le rocher du jour.

Flêche d'or dans l'invisible, tu appartiens au monde et je te reçois - infiniment - le temps d'un sourire nu.

***

Répondre à cet article

René BARBIER
Page personnelle de René Barbier
Professeur émérite des universités en Sciences de l'éducation (université Paris 8 jusqu'en fin 2012, honoraire depuis) Fondateur de l'Institut Supérieur des Sagesses du Monde (ISSM) en ligne. Conseiller scientifique du Centre d'Innovation et de Recherche en Pédagogie de Paris - CIRPP- (CCIP). Membre du Conseil d'administration du Centre International de Recherches et d'Etudes Transdisciplinaires (CIRET)

Entretien sur le CIRPP avec F.Fourcade

Les six valeurs de l'engagement éducatif du CIRPP







LE JOURNAL DES CHERCHEURS | PLAN DU SITE | ADMIN