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Exercices spirituels et art contemporain lundi 29 mars 2010, par FILLIOT Philippe |
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Cet article est le synopsis d'un livre à venir sur les rapports entre art contemporain et spiritualité. Au-delà des croyances et des dogmes, nous pouvons constater en effet un profond processus de resacralisation de l'expérience esthétique dont témoignent de nombreux artistes aujourd'hui. Dans ce sens, comme l'écrit Guiseppe Penone dans "Respirer l'ombre", l'art contemporain devient un "lieu ultime pour une pensée intime, infime" qui résiste au fameux désenchantement du monde...
Cette thématique de recherche est au croisement de deux champs : d'une part, le champ philosophique et religieux, d'autre part, le champ artistique et esthétique. L'expression d'« exercice spirituel » est empruntée aux travaux sur la philosophie antique de Pierre Hadot qu'il définit dans un sens non religieux comme une « pratique volontaire, personnelle, destinée à opérer une transformation de l'individu, une transformation de soi » . Elle se réfère aussi aux derniers écrits de Michel Foucault sur les « techniques de soi », qu'il oriente de son côté davantage vers une « esthétique de l'existence », reprise largement par Nicolas Bourriaud dans sa lecture éthique de l'art actuel. Dans le monde de l'art contemporain, les notions de sacré, de spirituel, de sagesse, de religieux, voire même de mystique (tous ces termes seront à définir précisément), semblent réapparaître comme des enjeux artistiques actuels forts, au-delà d'une approche purement formaliste ou conceptuelle, comme le montrent bien, entre autres exemples, les écrits sur l'art de Catherine Grenier, Jean-Yves Jouannais ou encore Philippe Sers. L'exposition récente au centre Pompidou Traces du sacré, conçue par Jean de Loisy et Angela Lampe, témoigne de ce « retour du spirituel » dans la sphère de l'art en particulier, mais qui renvoie plus généralement à une remise en question des valeurs héritées de la modernité (raison, progrès, science) analysée en détail par les travaux sociologiques de Michel Maffesoli et Edgar Morin. Nous faisons l'hypothèse que cette « nouvelle sensibilité spirituelle » (F. Lenoir, 2003), dont nous pouvons constater de nombreux symptômes, est une clé essentielle pour comprendre « l'œuvre de l'art » aujourd'hui. Notre travail dialogique, sans opposer ni mélanger les deux champs respectifs, vise à contribuer à une meilleure intelligibilité de l'art par la référence au spirituel et, réciproquement, du spirituel par la référence à l'art. Précisons quelques points méthodologiques pour délimiter plus clairement le champ de recherche ouvert ici avant de présenter rapidement quelques pistes de travail. Notre approche se veut non-confessionnelle, au-delà des religions, des dogmes et des croyances. Il ne s'agira pas d'interroger la permanence, par exemple, de la référence au christianisme dans l'art contemporain, que cela soit par le biais d'emprunts directs à l'iconographie chrétienne ou bien par la présence, plus implicite, d'une conception chrétienne de l'homme sous une forme laïcisée dans les pratiques artistiques actuelles (ce que P.L. Rinuy appelle la « christianité » de l'art contemporain). Il ne s'agira pas, non plus, d'étudier les rapports entre les avant-gardes artistiques et l'église (vitraux, installations, objets liturgiques), dans la lignée d'un « art sacré » défendu au XXème siècle par la figure essentielle du père dominicain Couturier (L. Blanchy, 2004).
Notre projet consiste plutôt à envisager la pratique sensible de l'art elle-même comme une expérience spirituelle ; expérience autonome, singulière et « intérieure », c'est-à-dire « une expérience nue, libre d'attaches, même d'origine, à quelque confession que ce soit » pour reprendre la définition athéiste de la mystique chez Georges Bataille. Il y a en effet depuis la sécularisation moderne, où la référence aux religions semble progressivement disparaître, un processus de sacralisation de l'art dont témoignait Matisse dans cette phrase célèbre souvent citée : « Si je crois en Dieu ? Oui, quand je travaille » . Pour le philosophe Marcel Gauchet, face au désenchantement du monde propre à la modernité selon Max Weber, « la vie dans l'art est un moyen de vivre religieusement sans se l'avouer ». Dès lors, l'art fonctionne comme un substitut du sacré. Non un sacré institutionnel, dogmatique, tourné vers le passé, mais un sacré hors normes, « sauvage » (M. Hulin, 1993), moderne . Ce que nous voulons montrer c'est que ce déplacement du « spirituel » du champ des religions vers le champ de l'art, ne passe pas seulement par la réactivation inédite d'images, de formes et de figures religieuses, mais, plus profondément, par des expériences existentielles où l'être entier est comme inévitablement « embarqué ». La spiritualité, à l'écart de la philosophie, ne consiste pas en effet en une construction idéale de concepts, mais en une transformation radicale de soi au sein même du réel. Une autre lecture des pratiques artistiques contemporaines devient alors possible en partant d'attitudes fondamentales devant l'existence, de différentes modalités d'être-au-monde, mises en œuvre dans les pratiques dites spirituelles. Les spiritualités du monde entier, au-delà des différences culturelles et historiques, proposent moins des discours doctrinaux que des expériences humaines, à la fois singulières et universelles, dont il est possible de trouver des équivalents contemporains, manifestes ou cachés, dans les productions artistiques ou la réception des œuvres . Tel est le but que se fixe notre recherche entre art et spiritualité. Dans ce sens, l'art est une expérience transformatrice du sujet (aussi bien pour l'artiste que le spectateur), une ouverture à d'autres manières d'être, à d'autres manières de vivre, bref, nous sommes bien en présence d'un « exercice spirituel » au sens laïque de Pierre Hadot. Par-delà la spécificité de ces deux champs, un effet de contamination subtile s'opère : la spiritualité devient un « art de vivre » (en dehors des religions) et l'art, une expérience spirituelle (sans Dieu). Quels sont ces exercices spirituels qui remontent aux origines grecques de la philosophie jusqu'au « souci de soi » foucaldien, en passant par l'expérience chrétienne de saint Ignace de Loyola ? Nous les formulerons par des verbes d'action pour mieux en souligner leur dimension essentiellement pratique, expérientielle, vitale : se concentrer sur l'instant présent, se désencombrer, pacifier le corps et l'esprit, savoir attendre, ne pas faire, ne pas oublier de vivre, habiter son geste, s'orienter vers l'intérieur, dépasser l'ego... La méthode est la suivante. Chacun de ces exercices spirituels (transculturels et transhistoriques) sera relié étroitement à des pratiques concrètes d'artistes (avant tout dans la période contemporaine) et à des problématiques esthétiques. Chaque œuvre sera envisagée sous un angle spirituel et considérée comme le lieu où advient une expérience totale modifiant son rapport à soi, aux autres, au monde. Ici et maintenant. Le spirituel dans l'art aujourd'hui, loin de l'âge héroïque de Kandinsky, semble en effet se passer du recours à toute transcendance – quelle soit traditionnelle ou moderne - et se vivre dans l'immanence du quotidien : « the sublime is now » déclarait déjà Barnett Newman.
Pour illustrer mon propos, nous terminerons par l'analyse d'un artiste emblématique de cette redéfinition du spirituel dans l'art contemporain : Bill Viola. Tout son travail est une invitation à se relier à ce qui nous dépasse, caractéristique première de toute spiritualité. Cet artiste américain, né en 1951 à New York, qui fait partie des figures marquantes de l'art vidéo, est nourri de nombreuses lectures appartenant aux spiritualités du monde entier. Il se réfère tout aussi bien à la méditation zen, qu'il a eu l'occasion d'expérimenter lors d'un séjour au Japon, qu'à la tradition chrétienne (en particulier la théologie négative), au Soufisme (branche mystique de l'Islam), au tantrisme indien, aux techniques archaïques du chamanisme... Cette référence constante aux textes sacrés et aux pratiques spirituelles est de plus élargie aux apports des sciences humaines sur l'expérience religieuse : Mircea Eliade, Jung, A. Coomaraswami… Les écrivains habités par un rapport personnel à la transcendance, souvent en dehors des religions établies, retient aussi son attention : William Blake, Rainer Maria Rilke, Aldous Huxley… Bref, nous retrouvons chez Bill Viola de manière très explicite l'affirmation d'une sensibilité spirituelle à la fois mondialisée et individualisée, caractéristique des « métamorphoses de Dieu » dans notre postmodernité selon Frédéric Lenoir. Les thèmes abordés dans ces dispositifs vidéos laissant toujours une grande place aux émotions, aux relations humaines, aux grandes questions existentielles, soulèvent de surcroît une réflexion d'ordre spirituel, au sens éthique et humaniste du terme, par-delà la référence au religieux. Comme le déclare Bill Viola "ces expériences humaines universelles que sont la naissance, la mort, la joie, l'espoir, la peur, la tristesse, la souffrance, la créativité, la révélation - résident à ce niveau mystique où c'est la poésie et non le fait religieux qui parle" (in revue "Arts sacrés", sept-oct. 2009). Dès 1976, dans une vidéo montrant une goutte d'eau tombant à intervalles réguliers, He weeps for you, Bill Viola propose une réflexion sur le concept d'impermanence bouddhiste, par l'image répétée de l'eau en mouvement qui évoque un monde en perpétuelle transformation, mais aussi par le médium lui-même, qui devient fluide, immatériel, parfaitement labile, apparaissant et disparaissant sans fin... Dans une oeuvre plus récente, réalisée à l'église san Gallo à Venise en 2007, l'image vidéo projetée sur un mur d'eau met en évidence cette idée essentielle de « fluement ». Comme le déclare l'artiste « En vidéo, l'image fixe n'existe pas. A tous moments les électrons balaient la surface du moniteur » . L'usage des nouvelles images chez Bill Viola est en somme la survivance d'une conception du cosmos comme flux qui remonte aux sagesses anciennes, en particulier chinoises . Chez les philosophes taoïstes la métaphore de l'eau est en effet très souvent utilisée pour désigner la voie du Tao (Bill Viola, dans la mouvance de la contre-culture américaine des années 70, avait un exemplaire du Tao-Te-King de Lao-Tseu qu'il emportait dit-il partout). L'artiste souligne ce rapprochement anachronique entre les nouvelles technologies et ces traditions spirituelles orientales ("je me suis rendu compte qu'il y avait un lien puissant entre la technologie dans son évolution et les cultures traditionnelles de l'Orient"). Mais son travail peut se relier aussi aux traditions spirituelles occidentales. L'image vidéo réactive en effet un rapport épiphanique à l'image comme, présence, lumière, apparition étrangement proche de nos propres sources byzantines d'avant la Renaissance. Le plus technologique et le plus archaïque se rejoignent dans une temporalité paradoxale. Un autre dispositif vidéo Heaven and Earth, réalisé en 1992, se confronte de manière plus directe à la question de l'impermanence en mettant en scène, dans un même espace, deux extrêmes : la naissance et la mort. Deux moniteurs (dont les tubes cathodiques et l'appareillage électronique sont rendus visibles) sont installés sur une colonne verticale de façon à ce que leurs écrans, juste l'un en face de l'autre, se reflètent mutuellement comme en miroir. Sur le moniteur du haut, le spectateur peut regarder en plan serré le visage d'une vieille femme alitée, en fin de vie, et sur le moniteur du bas, le visage d'un nouveau-né. Il s'agit de la mère de Bill Viola, décédée un an auparavant, et de son propre fils, né neuf mois plus tard... Contre tout formalisme esthétique, les implications personnelles, émotionnelles et existentielles de l'art sont ici pleinement assumées. Bill Viola nous fait accéder, en plongeant au plus intime, au plus ultime, aux interrogations humaines universelles : qu'est-ce que vivre, vieillir, mourir, naître ? Les deux images de la Terre et du Ciel présentes dans le titre renforcent la dimension religieuse de cette pièce (le mot religion est rapproché du verbe latin religare : relier). Elles sont séparées par un intervalle vide à hauteur d'oeil qui permet justement d'opérer cette reliance par la place du spectateur au centre même du dispositif visuel. Heaven and earth renvoie à une expérience de la transcendance mais ici dans un cadre strictement profane. La mort est peut être, dans notre monde de plus en plus sécularisé, le dernier lieu du sacré. Nous le voyons : le retrait des religions n'implique pas la disparition des préoccupations spirituelles. Cette installation tente de concilier sacré et profane, haut et bas, mort et vie. Elle donne à voir avec une grande force et une grande simplicité ce profond travail de « recomposition » du religieux hors du religieux, bien analysé par Marcel Gauchet. Bill Viola invite à prendre conscience qu'il y a quelque chose qui nous dépasse, au dessus, ou en dessous, de nous : « il existe bel et bien une autre dimension, qui peut devenir une véritable source de savoir ». Dans cette démarche, l'art remplit une fonction « religieuse », au sens étymologique du terme : il nous relie à ce qui nous dépasse, à cette dimension « autre » que Krishnamurti appelle « l'otherness », l'autreté. Bill Viola se donne pour but unique de renouer le lien avec cette source : « c'est pour l'identifier et entrer en contact avec elle que je cultive ces expériences et je fais ce que je fais » .
De nombreux artistes majeurs de l'art contemporain, selon bien sûr des démarches à chaque fois singulières, peuvent être aisément associés au questionnement spirituel qui habite Bill Viola : James Turrell, Anish Kappor, Lee Ufan, Wolfang Laïb, Tania Moraud, James Lee Byars, Christian Boltanski, et par certains aspects, le travail pourtant radicalement athée de Claude Levêque, pour citer les plus figures les plus connues. Sans oublier des artistes moins médiatisés, comme les photographies d'oiseaux, à la fois ordinaires et merveilleuses, de Jean-Luc Mylaine ou les installations contemplatives de Marc Couturier. Enfin, beaucoup d'artistes de la jeune génération n'hésitent plus à faire référence explicitement dans leur travail à des contenus religieux et spirituels : Halim Al-Karim, Kader Attia, Adel Abdesemmed... Le cinéma contemporain est aussi traversé par cette question vive du spirituel (Alain Cavalier, Lars Von Trier, David Lynch...) qui peut aller jusqu'à la quête mystique brûlante chez Bruno Dumont revisitant la vie d'une béguine du moyen-âge (dans Hadewijch D'Anvers, 2009). Nous ne pouvons pas dans les limites de cet article approfondir toutes ces références, mais nous pouvons avancer que cette problématique de « l'art en tant qu'exercice spirituel » constitue sans aucun doute dans la pratique artistique et l'esthétique aujourd'hui une « centralité souterraine », pour reprendre une expression du sociologue Michel Maffesoli. Depuis quelques années, ce terrain longtemps laissé en jachère commence à être exploré par le biais de quelques recherches spécialisées (voir la bibliographie sélective ci-dessous) et d'expositions importantes ( notamment "Spiritual in art" sur la naissance de l'abstraction aux Etats-unis, ou en Allemagne le musée Kolumba à Cologne faisant dialoguer de manière audacieuse des oeuvres religieuses traditionnelles et des oeuvres contemporaines profanes, chose rare en France). Mais il manque un essai synthétique et accessible sur ce sujet, qui n'est pas encore sans rencontrer certaines résistances idéologiques. Cet article est un premier pas vers ce projet de livre manquant. Comme l'écrit ironiquement le philosophe Roger-Pol Droit dans l'introduction de son anthologie des Philosophies d'ailleurs sur les pensées extra-occidentales, bien souvent écartées du corpus légitime de la philosophie : « On finit par réaliser l'ouvrage qu'on cherchait en vain, des années durant, dans les librairies ».
Bibliographie sélectiveActes du colloque Du spirituel dans l'art contemporain ?, Palais du Luxembourg, 2003, éditions Ereme, 2003 BATAILLE Georges, L'expérience intérieure, éditions Gallimard, 1943 et 1954, réédition coll. poche « Tel ». BLANCHY Lara, Les expositions d'art contemporain dans les lieux de culte, éditions Complicités, 2004 BOURRIAUD Nicolas, Formes de vie, l'art moderne et l'invention de soi, Denoël, 1999. COMTE-SPONVILLE André, L'esprit de l'athéisme, introduction à une spiritualité sans Dieu, Albin Michel, 2006. DIDI-HUBERMAN Georges, « Art et théologie », Encyclopaedia Universalis, supplément, 1990, p.451-458 Du sacré dans l'art actuel ? (dir. Richard CONTE et Marion LAVAL-JEANTET), éditions Klincksieck, 2008 FERRY Luc et GAUCHET Marcel, Le religieux après la religion, Grasset, 2004, livre de poche, 2007 FOUCAULT Michel, L'herméneutique du sujet, cours au collège de France, 1981-1982, Hautes études, Gallimard/Le Seuil, 2001 GRENIER Catherine, L'art contemporain est-il chrétien ?, éditions Jacqueline Chambon, Nîmes, 2003 HADOT Pierre, Exercices spirituels et philosophie antique, Institut d'études augustiniennes, 1993, rééd. Albin michel, 2002. HULIN Michel, La mystique sauvage, éditions PUF, 1993. JOUANNAIS Jean-Yves, L'idiotie : art, vie, politique : méthode, éd. Beaux-Arts magazine, 2003 JULIET Charles, Shitao et Cézanne, une même expérience spirituelle, éditions l'échoppe, Paris, 2003 JULLIEN François, Un sage est sans idée ou l'autre de la philosophie, éditions Seuil, coll. « l'ordre philosophique », 1998 LENOIR Frédéric, Les métamorphoses de Dieu, Plon, 2003, édition poche Hachette Littératures MAFFESOLI Michel , Le réenchantement du monde, pour une éthique pour notre temps, éditions de La Table Ronde, 2007. MARITAIN Jacques, L'intuition créatrice dans l'art et la poésie, conférences données à Washington en 1952, Desclée De Brouwer, 1966. MIDAL Fabrice, Petit traité de la modernité dans l'art, en particulier chap. « La modernité, une critique de notre temps et l'épreuve patiente du sacré », p.65-80, éditions Press-Pocket, 2007. MORIN Edgar, Amour, poésie, sagesse, Seuil, 1997. ONFRAY Michel, La sculpture de soi, éditions Grasset, 1993, livre de poche, 1996 RINUY Paul-Louis, « Art contemporain, christianisme, christianité », Studiolo, numéro 2, 2003, p. 277-292 SAINT-MARTIN Isabelle, Actes de la DESCO, L'enseignement du fait religieux, « Figures du religieux dans l'art contemporain », éditions Scéren, 2003, p. 349-366 SERS Philippe et ESCANDE Yolaine, Résonance intérieure, Dialogue sur l'expérience artistique et sur l'expérience spirituelle en Chine et en Occident, Klincksieck, 2003 Traces du sacré, Catalogue d'exposition (commissaires Jean de LOISY et Angela LAMPE), éditions du centre Pompidou, 2008
Thématique de recherche : explorer les relations entre art, pédagogie, spiritualité et vie.
Contacts : philippe-filliot@orange.fr
Merci de votre aide éventuelle pour l'avancée de ce projet (artistes, chercheurs, expositions, articles, ouvrages, etc...) |
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FILLIOT Philippe |
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