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Sagesse chinoise, éducation et autoformation

lundi 25 janvier 2010, par René Barbier

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Ce petit enregistrement exprime quelques réflexions qui articulent la pensée chinoise avec la formation de la personnalité du formateur d’adultes (18 minutes) Plan : Sortir de l’enfermenent philosophique, réapprendre l’enracinement sans négliger l’arrachement, découvrir la notion de "régulation" et de "juste milieu".  

1) Le corps comme langage (communication)


 corps et "ren"

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(vertu d’humanité). L’être humain est relation avec le monde, avec les autres, avec soi-même. L’homme est au centre entre le Ciel et la terre pour la sagesse chinoise. 
 Le corps et l’énergétique. Le Qi, le Qigong, le Tai Ji, les méridiens et la médecine chinoise, la régulation de l’énergie 
 Le Monde comme corps d’énergie. Le sage s’inscrit tout entier dans le monde comme totalité énergétique. C’est ainsi qu’il conçoit l’harmonie où chacun est à sa place dans le jeu du monde. Il s’agit donc de "nourrir sa vie" en respectant à la fois le processus du jeu de l’énergie et des formes qu’il engendre jusqu’en dans son propre corps en passant par le corps social.
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2) Le langage comme corps


 La langue chinoise, dès le départ, est terrestre, concrète. Les premiers pictogrammes qui donneront naissance aux idéogrammes, sont des "signes" que les devins, les chamans des premiers temps de l’histoire chinoise, ont décrypté en chauffant des carapaces de tortue qui produisaient des craquelures significatives à leurs yeux ; La communication en Chine est pragmatique, concrète, elle vise à l’efficacité. Les philosophes américains, dans les années 1920, ont été d’autant plus appréciés qu’ils proposaient une vision pragmatique de la vie (comme John Dewey)


 Elle respect la spontanéité de la vie en acte, son imprévisibilité et son caractère métaphorique. Mais elle est aussi parfaitement régulée à travers les rites qui enserrent par un réseau d’injonctions à faire et à ne pas faire, le champ symbolique où se déroule les actions et les attitudes de la vie quotidienne. Le rite est vécu et n’est pas simplement un code moral. Il est incorporé. Il existentialise les sujets du rite. Le rite maintient ainsi l’harmonie au sein d’une communication sociale et intersubjective très "policée".


 La communication et le langage sont fondés sur la confiance intuitu personae Le guanzi (le champ des relations sociales spécifiques à chacun) exprime ce sens de la confiance à partir de laquelle le contrat "écrit n’a pas de sens. Par contre ne pas tenir compte de cette confiance, c’est "perdre la face" et tomber dans la honte sociale dont on ne se remet pas.

P.S. Voir la bibliographie indicative en français sur la culture chinoise

Voir la vidéo

Voir également Nietzsche et le bouddhisme et la vidéo sur "ce que la sagesse n’est pas"

et "l’approche transversale = une conception de la parole en fonction de la pensée chinoise"

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