PROJET du GREL
Réunion d’information Enseignement à distance en Sciences de l’Education (24 mai 2004).
Compte-rendu de François Rey
Préambule
Participants
René BARBIER, Christian VERRIER, Myriam LEMONCHOIS, Florian MASCIO,
Anna TERZIAN, Jean-Louis LE GRAND, Rémi HESS, Sunmi KIM, Ridha ENNAFA,
Saeed PAIVANDI, Lucette COLIN, Malini SUMPUTH, François REY.
Claude TRAULLET, Jacques RODET, Hélène BEZILLE excusés.
Objet
La réunion doit servir à étudier les conditions de mise en place de la licence Sciences de l’Education à distance en Octobre 2005. L’objectif est de réaliser les 6 E.C. qui doivent être mis en ligne pour compléter les 4 E.C. déjà opérationnels
Plan de travail
Il est proposé le plan de travail suivant :
1. Présentation des participants
2. Démonstration et présentation des E.C. fonctionnant
en enseignement à distance aujourd’hui
3. Discussion sur les contenus et la méthodologie de mise en
place des E.C. prévues
4. Désignation de responsables pour la conception en ligne de
ces E.C.
Présentation des participants
Myriam LEMONCHOIS est intéressé par la problématique
de l’enseignement à distance et souhaite travailler sur le sujet.
Ridha ENNAFA s’intéresse aussi à la question. Rémi
HESS souhaite créer un cours en ligne sur l’analyse institutionnelle,
sur la danse ( !), mais aussi sur l’éducation transversale. Il en
reparlera. Anna TERZIAN s’intéresse aux nouvelles technologies,
collabore déjà avec le C.N.E.D. l’Université de ROUEN
et elle travaille aussi sur un projet de D.E.A. partiellement en ligne
à PARIS 8 qui sera retravaillé dans le cadre de sa transformation
en master. René BARBIER est responsable de l’enseignement à
distance au Département Sciences de l’Education . Il souhaite mener
ce projet à terme avant son départ en retraite. Florian MASCIO
(responsable de formation et docotrant en Sciences de l'éducaton)
et Sunmi KIM (chercheur docteur en Sciences de l'éducation, qualifée
MCF) sont tuteurs sur les 4 E.C. en ligne. Malini SUMPUTH travaille à
une thèse sur le rapport au savoir des adultes en difficulté.
L’enseignement à distance est un des thèmes concernés.
François REY effectue son stage de formateur d’adulte au sein de
la formation permanente de PARIS 8 sur CLAROLINE, la plate-forme expérimentée
actuellement et pressentie pour la mise en ligne de ces E.C.
Démonstration et présentation des E.C. fonctionnant en enseignement à distance aujourd’hui (ces enseignements seront profondément modifiés lors de l'établissement de la licence en Sciences de l'éducaiton à disance, hébergée par l'IED)
Les deux premiers cours
René BARBIER présente les
deux premiers E.C. mis en ligne depuis 2001 en Sciences de l'éducation.
Il s’agit de "Sens de l’Education" et de "Histoire de l’Education" qui
sont les premiers créés. La charte graphique a été
travaillée spécialement pour ces cours avec des ergonomes
et des designers et il est commun aux deux. Il est largement illustré
en photos et gravures. A cause de cette recherche graphique, il y a cependant
des soucis de compatibilité lorsqu’on change de systèmes
informatiques ou d’outils de navigation. On peut réaliser un téléchargement
du contenu intégral de ces cours.. Une enquête auprès
des étudiants a révélée qu’ils trouvaient que
les animations étaient un peu lentes et qu’ils jugeaient le contenu
trop important. en quantité. De même, la richesse graphique
pénalise la vitesse d’accès aux cours pour les étudiants
qui disposent d’une connexion téléphonique simple. Ce site
fonctionne depuis trois ans et est hébergé sur une des machines
"serveur" des sciences de l’éducation. L’ensemble du contenu est
au format HTML (langage balisé qui est la norme sur Internet) et
son architecture ne sera pas modifiée. Dans l’hypothèse ou
on utiliserait l’outil CLAROLINE, on réalisera un « lien»
informatique sans modifier la structure.
Chaque cours représente environ 150 pages dactylographiées
qui ont été transformées en fichier HTML. Cela représente
la lecture, au minimum, de 25 heures de visualisation écran par
cours, sans compter les liens hypertextes. Les deux cours se déroulent
sur une année car le temps est insuffisant pour les traiter sur
un semestre. A une question sur ce qu’on fait dans ce cas, René
BARBIER indique que l’on accepte que les étudiants ne fassent pas
tout le programme. Avec le recul, cette quantité est jugée
trop importante aujourd’hui. Il faudra certainement diviser le contenu
par deux.
Les deux cours suivants
C’est pourquoi les deux autres E.C. qui sont présentées ensuite ont un contenu moins important. Il s’agit d’un cours sur l’autoformation et d’un autre sur l’œuvre de Krishnamurti. On est descendu à 10 séquences qui comprennent chacune 7 pages. La charte graphique est plus simple. Les cours ont été réalisé entièrement par Florian MASCIO. Pour l’autoformation, on trouve 10 séquences dans chacun des 10 cours. Sur la partie droite, on trouve des boutons permettant d’accéder à chacun des cours, et dans la partie basse, une barre de menus permettant de naviguer dans les fonctions de ces cours. Les liens internet sont intégrés au texte, ils permettent à l’étudiant d’aller directement sur un site internet. Il y a également des renvois et des notes, qui ouvrent des « pop-up », fenêtres de petite taille s’affichant à l’écran au dessus de la fenêtre principale. Mais ces dispositifs posent des problèmes technique d’affichage en fonction des plates-formes et des matériels. On trouve 6 à 7 page écran pour chacune des 10 séquences. On trouve également eux bibliographies. Par un bouton en bas de l’écran, on peut accéder à des forums électroniques, qui sont généraux ou spécialisés. On peut personnaliser l’accès aux forums du moment que l’étudiant est inscrit. A une question sur la nature d’un forum, on le distingue d’une FAQ (Frequently Asked Question ou Foire Aux Questions) car le forum est interactif, permettant un dialogue sous forme de messages électroniques, alors que la FAQ n’est qu’une consultation d’informations. Pour les forums, dont on fait la démonstration, on présente un dispositif qui permet de reprendre le texte d’un message et de s’en servir pour la réponse, de façon à l’intégrer comme une citation. René BARBIER apporte également une précision : le « chat », système d’échange électronique de message, se distingue du forum par sa rapidité, son instantanéité. Le « chat » serait l’équivalent d’un journal brouillon, alors que le forum serait un journal élaboré.
Rôle du tuteur
De la discussion sur les forums, on passe au rôle du tuteur. Quel est-il ? Le tuteur, dans la définition des sciences de l’Education à PARIS 8, intervient sur le fond des questions, tout en étant plus proche des élèves que leurs enseignants. Mais il y a plusieurs niveaux d’interventions et il faut reconnaitre très rapidement ce niveau. Il peut s’agir de contenu de cours, de relation pédagogique à reformuler avec l’enseignant, de soutien lors de difficultés passagères. Au début de l’expérience, kim répondait de façon extrêmement précise et rigoureuse, en centrant soin intervention sur les connaissances délivrées et échangées. Mais, si le contenu était très riche pour l’étudiant, la relation manquait de complexité, était un peu trop distante (!) et cela s’en ressentait dans le « travail ». C’est aussi pour cela qu’on est passé d’un forum unique à plusieurs forums spécialisés, l’un sur les actualités, l’autre sur les contenus et un forum réservé par groupe . En effet, il est très important de délimiter la communication dans et à travers les membres du groupe. Cela demande du temps, car il faut tâtonner puis régler délicatement cette communication. Les questions assez personnelles ne sont pas rares, il faut savoir les traiter avec distance mais compréhension. On s’éloigne vite des tuteurs techniciens qui ne seraient là que pour répondre juste ou faux. A l’usage, ces tuteurs doivent pouvoir jouer un rôle d’assistant d’enseignant et développer une polyvalence pour animer des forums portant sur des E.C. différents. C’est la difficulté et l’intérêt d’une telle fonction. Mais cela nécessite aussi des individus ayant largement dépassé le niveau de la licence et qui sont en phase d’études universitaires terminales. Le délai de réponse à un message sur un forum est d’environ deux heures, rarement plus de trois. René BARBIER souhaitait impulser des groupes avec beaucoup d ‘échange et par groupe de cinq, cela permet des échanges très fouillés, mais en même temps une reconnaissance de chacun dans le forum. Il est d’ailleurs surpris du niveau et de la qualité de ces échanges électroniques. Mais d’une part, c’est la première année où l’activité est satisfaisante et d’autre part, cela est sans doute lié à la matière qui incite à la réflexion. Les forums sont techniquement identiques sur les deux cours. Il s’agit d’un logiciel spécialisé , PHPBB, qui n’assure que cette fonction. Les statistiques, très complètes, indiquent 561 messages échangés sur 125 sujets distincts pour une cinquantaine d’étudiants. Les forums sont exclusivement réservés aux étudiants inscrits en licence.
Krishnamurti
On revient sur le dernier des 4 E.C., celui consacré à Krishnamurti. Ici, la charte graphique est différente. Il y a 28 cours. Le découpage est inspiré de la vie et de l’œuvre de ce penseur. Les étudiants ont été répartis en 4 groupes de travail cloisonnés qui traitent chacun de 7 cours. En haut et au centre de l’écran, on a adjoint une rubrique « Présentation de l’enseignement » et une rubrique « Comment travailler en ligne ».. Une barre d’outils inclut le sommaire général, la bibliographie, des références aux articles, un bouton permettant d’adresser directement des questions aux tuteurs, un autre pour l’enseignant sur la page en cours ou sur le cours en général. Il y a également des textes écrits par Krishnamurti en ligne, qui peuvent être assez longs. On a sélectionné ceux en français, même si c’est un auteur qui s’est principalement exprimé en anglais. Le dernier bouton est un « bloc-notes », qui va ouvrir un fichier informatique dans lequel l’étudiant va pouvoir noter des remarques ou des réflexions que lui aura inspiré le texte. Il s’agit d’un outil expérimental, mais les concepteurs sont attentifs à le faire évoluer car il a sans doute du potentiel inexploré. La charte graphique a été conçue par René BARBIER qui s’est servi volontairement d’un des outils de composition le plus basiques possibles, Netscape Composer. Sa réflexion est la même que pour les deux E.C. les plus anciens ; la structure doit rester identique et seul un lien sera proposé sur CLAROLINE vers ce cours dont la définition ne changera pas. Un débat s’engage sur le niveau technique souhaitable d’un outil de conception de page. Doit-il être accessible à tous au risque de limiter les possibilités techniques ou permettre un travail élaboré qui ne serait possible qu’aux spécialistes ?
Bilan de la démonstration
On dispose de 4 cours en ligne, de 3 chartes graphiques, de deux professeurs et de deux tuteurs. D’ici mai 2005, il serait souhaitable d’avoir 6 cours en ligne et 4 tuteurs à la rentrée de septembre 2005. Ces six cours en ligne doivent être créés rapidement et cependant sans budget. Les contacts pris à l’université indiquent une absence totale de budget pour cela. Un budget ne serait débloqué que dans l’hypothèse d’une mise en ligne de la licence complète. D’autre part, des contacts avec l’I.E.D. indiquent les mêmes positions : Des moyens ne seraient envisagés qu’à la condition de disposer d’un dispositif de formation en ligne opérationnel.. C’est pour cela qu’il est envisagé d’utiliser la plate-forme d’enseignement en ligne CLAROLINE. Elle a retenu son attention par le fait qu’elle soit extrêmement simple à mettre en œuvre et à utiliser par les techniciens, les enseignants et les élèves. Elle permet néanmoins une grande liberté à l’enseignant dans la définition de son cours et possède des outils de gestion de forums très sophistiqués en restant simples de manipulation.
Hébergement et tutorat
Collaboration avec l’I.E.D.
François REY présente les conditions d’expérimentation
de cette plate-forme pour les stagiaires du diplôme Conseiller en
Création d’Entreprise à la formation permanente, hébergée
par l’Institut d’Enseignement à Distance. Il souligne la qualité
technique de fonctionnement de la plate-forme à l’I.E.D. et indique
qu’un prix de 10 euros par mois lui a été indiqué
par oral pour un hébergement permanent lors de conversations informelles.
Certains participants ont le même sentiment, beaucoup de portes sont
montrées ouvertes, mais sont encore lointaines, car les données
du problème sont fréquemment redéfinies. D’autres
soulignent l’intérêt majeur de collaborer avec un organisme
qui a une personnalité morale distincte et qui est autonome par
rapport à l’Université. Cela permet de sortir des difficultés
administratives liées à la gestion des U.F.R. D’autre part,
l’I.E.D. pourrait commercialiser ces enseignements en ligne et on pourrait
rémunérer les tuteurs de façon moins acrobatique qu’actuellement.
Les prix de commercialisation pour des licences s’échelonnent actuellement
de 400 à 800 euros par an à l'IED. Ce budget pourrait peut-être
inclure une rémunération des concepteurs des E.C. en ligne.
Cependant, rien aujourd’hui ne permet de déterminer les «
frais » qu’aurait à engager, et à réclamer,
l’I.E.D. pour cette collaboration. De toutes façons, cette hypothèse
ne sera valide qu’après la réalisation et le fonctionnement
des 6 E.C. prévues pour terminer le cursus de la licence.
Tarification des E.C. en ligne
Un débat s’engage sur la politique de tarification qui serait
menée par le département Sciences de l’Education dans cette
opération. Faut-il saisir cette opportunité pour se donner
les moyens de développer l’enseignement en ligne ? Faut-il s’aligner
sur la Suisse, le Canada, la Belgique, qui, tous rémunèrent
les tuteurs de façon explicite ? Commercialise-t-on le savoir ?
Ou bien l’enseignement ? Pour quel public ? Aux tarifs des concurrents
ou du marché ? Christian VERRIER rappelle qu’il cherche un moyen
de réaliser cette licence en ligne par le moyen qui coûte
le moins d’argent possible, et qui en rapporte le moins possible (il n’y
a pas d’erreur dans les termes) et qu’il souhaite que les cours soient
gratuits et que les coûts soient mutualisés, les étudiants
ou commanditaires les plus riches finançant les plus pauvres. En
l’absence d’arguments contraires, cette position semble être de référence.
On verra, par la suite, que le principe de réalité économique
a malgré tout joué son rôle contraignant.
Financement de la rémunération des tuteurs
René BARBIER évoque l’hypothèse de se passer de
la collaboration de l’I.E.D. et de facturer la licence en Sciences de l’Education.
La réalisation des 6 E.C. sur CLAROLINE permet de ne chercher un
financement que pour la rémunération des tuteurs. Rémi
HESS évoque la possibilité de financement par le biais de
budgets de recherche alloués aux U.F.R. sur des lignes budgétaires
spécifiques qui sont d’une souplesse totale. D’autre part, l’esprit
du projet que l’on formalisera par un document écrit comporte effectivement
un aspect recherche. Il souhaite travailler avec des équipes pédagogiques
dans de petites structures cohérentes, en partant du principe que
l’efficacité dans un groupe est proportionnelle au Q.I. le plus
faible divisé par le nombre d’individus. il évoque aussi
le D.E.A. partiellement en ligne et est défavorable à l’intégrer
au projet en évoquant la taille de l’équipe pédagogique
concernée. Afin de bénéficier d’un environnement technique
gratuit et fiable jusqu’à la mise en ligne des 10 E.C., René
BARBIER propose de réaliser les cours sur le site de Icampus, qui
est la structure qui héberge les cours en lignes de l’Université
de LOUVAIN. Il ne resterait plus qu’à régler le problème
de la rémunération des tuteurs. On compte en moyenne un tuteur
pour cinquante étudiants en ligne. Actuellement, il y a un poste
en cours de création en sciences de l’éducation. Juridiquement,
il est tout à fait possible de demander la création d’un
poste pour un ATER qui serait tuteur. Cette fonction de tuteur n’étant
pas définie statutairement, rien ne s’oppose à ce qu’il ait
un statut d’ATER. Jean-Louis LE GRAND souligne que même si l’habitude
veut que l’on prenne des étudiants en thèse, ce n’est pas
une obligation réglementaire mais un choix. Et, d’un point de vue
comptable, on a jusqu’à février 2006 pour trouver la solution.
Cependant, il faudrait une personne qui soit déjà en poste
ailleurs.
(La suite des négociations avec l'IED en 2005, montrera que,
raisonnablement, l'enseignement en ligne ne peut éviter de passer
par les moyens mis en oeuvre par cet Institut d'Enseignement à Distance
de l'Unversité Paris 8, dès lors que son équipe à
compris la spécificité de notre projet pédagogique.)
Synthèse
L’hypothèse de travail qui semble retenue est de se servir temporairement de la structure de Icampus, gratuite, de réaliser les E.C. , de lancer les inscriptions en septembre 2004 ce qui accroîtra sans doute les effectifs d’inscrits en permettant de monter en puissance progressivement. et de proposer la licence à l’IED ultérieurement. La gestion administrative des inscriptions, qui peut être très lourde et qui est une compétence avérée de l’IED serait prise en charge dans des conditions satisfaisantes. Cependant, le protocole d’accord devra prévoir explicitement que les Sciences de l’éducation choisissent leurs propres tuteurs et que le choix de la charte graphique reste également aux Sciences de l’Education.
Réalisation des E.C.
L’objectif est de trouver six enseignants en Sciences de l’Education pour la réalisation de ces 6 E.C. On remarque que, pour cette licence, dans un premier temps, l’étudiant ne pourra pas choisir les E.C., il sera contraint de choisir les 10 qui existent.
Maquette de la licence en ligne
Il est envisagé de conserver la maquette (découpage des axes avec Anthropologie, sociologie, Histoire/philosophie, éduquer en permanence). Cependant, il faut envisager dès maintenant la réforme de 2005. En particulier, le contenu des axes de la troisième année du « L » reste à faire valider par les collègues. Cependant, ce point n’est pas fondamentalement obligatoire : une répartition homogène des E.C. sur la licence permettra une mise en place directe. Jean-Louis LE GRAND suggère que l’on réalise aussi une version en ligne qui soit conforme à la nouvelle maquette. Mais les participants conviennent que les 10 E.C. peuvent basculer directement en « L » pour la troisième année. La maquette sera ajustée en fonction de ce basculement. Saed PAIVANDI signale qu’il faut un dispositif pédagogique en deux partie, avec les enseignants et les tuteurs, mais aussi un dispositif administratif pour cette licence. Ce volet serait vu en collaboration avec l’I.E.D.
Validation
Il y a douze heures de regroupement en présentiel, sur les trente-sept heures cinq que compte un E.C. Ces regroupements sont organisés actuellement sur 4 samedi matin pendant trois heures. Le contrôle sur table peut être organisé lors d’un de ces regroupements. Anna TERZIAN signale qu’à Rouen, les étrangers viennent passer les examens sur une semaine. Un débat s’engage sur le fait de rendre le présentiel totalement optionnel, voire le supprimer. D’ailleurs, actuellement, si le présentiel est maintenu, c’est tout simplement que 6 E.C. sur 10 restent en présentiel. Le regroupement optionnel semble une bonne idée aux participants.
Cours à créer et axes
Les participants tentent d’identifier les axes de réalisation. Mais les questions préalables sont nombreuses et fondamentales. Si l’axe bouge trop lors des prochaines réformes, il vaut mieux raisonner sur un enseignement qui parait logique et équilibré. On évoque aussi la possibilité de matérialiser les axes par des sujets qui les représenteraient en abandonnant la logique des disciplines. Ce pourrait être aussi l’occasion de construire une licence qui soit une spécificité de PARIS 8 et corresponde à un public précis. On remarque que plus de la moitié des participants semblent intéressés par le concours à l’I.U.F.M. Mais la proportion varie énormément si l’on prend les formations initiales ou les formations continues. Pour les salariés, les préparations aux concours restent minoritaires et ce public est majoritaire . Doit-on travailler tout de suite avec la nouvelle maquette de la licence, on validée mais dont les contours sont fixés ? Dans cette licence, on trouverait 20 % de méthodologie, 40 % de sciences de l’éducation « pures » et 40 % de modules à finalité professionnelle. De toutes façons, le positionnement est difficile aujourd’hui. René BARBIER propose de monter des cours qui plaisent aux enseignants, ce sont les meilleurs, puis de les répartir dans les axes présents ou futurs..
Méthodologie de création
On recherche une nouveauté structurelle, qui puisse susciter une réflexion novatrice dans la conception de ces E.C. Pour Rémi HESS, il faut employer la fragmentation, faire des biographies précises, avec un chapitre sur les sources, l’histoire, les biographies, les concepts. Il faut se situer dans la perspective de rédaction d’articles de dictionnaires, parce que ça renforce le coté exhaustif et ça permet d’aller plus loin qu’un livre généraliste. Il faudrait aussi travailler sur l’éducation nouvelle, parce que ca colle bien à l’esprit de PARIS 8. Pour la conception des pages, il faudrait s’inspirer d’un scénario de film. C’est ça qui serait intéressant à mettre en avant dans le projet de recherche. Si on travaille la scénarisation, on peut faire un truc grandiose.
Identification des équipes et calendrier
Anna TERZIAN travaillera sur un cours concernant les nouvelles technologies
de l’éducation. Jean-Louis LE GRAND pourra travailler sur un module
incluant l’anthropologie, mais aussi les histoires de vie. Mais il ne pourra
pas y travailler avant janvier 2005, en fonction de son calendrier. Saed
va travailler sur le concept d’éducation comparée. On évoque
une échéance aux vacances de Pâques 2005, où
les E.C. pourraient être assemblés sur le site. Les propositions
de cours seront adressées à René BARBIER. Une réunion
intermédiaire est proposée par Christian VERRIER le 29 Novembre
2004 à 14h00. D’ici cette réunion, Christian VERRIER et René
BARBIER suivront l’avancement des travaux et répondront aux questions
qui se poseraient.