Symposium de Royaumont sur l’Autoformation 19-20 juin 2000
organisé par le GRAF (Groupe de Recherche sur l’Autoformation en France)
Voir le site Web (" http://www.cnam.fr/autoformation2000/france/liste.htm ")





KIMSun-mi
Doctorante en sciences de l’éducation,
Université de Paris VIII
Centre de Recherche sur l’Imaginaire social et l’Education (CRISE)
20/06/2000
 
 

L’autoformation existentielle et les étudiantes asiatiques en France


            Je suis conviée ici à parler de l’" autoformation existentielle ". Bien que le terme d’autoformation lui-même ne soit pas ma spécialité, je me permets d’aborder ce sujet à partir de ma thèse dans la mesure où l’on peut définir l’autoformation existentielle comme " un processus qui conduit le sujet à se donner sa propre forme et produire du sens par la réflexion sur sa propre expérience, son récit de vie et/ou son propre imaginaire " (GRAF, 2000). Ainsi, cela rejoint tout à fait le concept d’" autorisation " ou de " s’autoriser " de Jacques Ardoino que j’ai défendu tout au long de mon travail, dans le sens de devenir " auteur " en tant que source et producteur du sens, c’est-à-dire, celui qui est capable de s’autoriser, et donc de " décider, en connaissance de cause, des moyens dépendants effectivement de nous comme des principes qui gouverneront notre existence " (2000, pp. 200-201). Cette autorisation peut aller plus loin avec la notion d’" autorisation noétique " de René Barbier dans la mesure où, en définissant le " sujet " par " l’être humain qui s’achemine vers un état de conscience dynamique où il devient l’auteur de sa parole, de son silence et de ses actes " (2000), il insiste sur la nécessité de devenir le propre auteur de son développement spirituel au sens large du terme. Ainsi, R. Barbier voit le sujet en formation dans sa globalité. Mon travail s’inscrit donc dans cette lignée de réflexion sur le sujet. Maintenant je vous présente brièvement mon travail.

              Portant l’intérêt depuis longtemps sur l’épanouissement de la femme asiatique, ma thèse s’intitule " les femmes asiatiques et l’enseignement supérieur en France : rapport au savoir et positionnement social ". En considérant les études comme un des moyens fondamentaux pour accéder à l’autonomie et à l’émancipation des femmes asiatiques, j’ai abordé ce sujet avec deux approches. L’une est phénoméno-sociologique, à partir des concepts de V. de Gaulejac (1991 (1987), 1994, 1996) tels que la " lutte des places ", la " honte " et l’" image de soi ", met l’accent sur la représentation et les effets secondaires des études dans la société asiatique. Il s’agit du " rapport au savoir " (B. Charlot, 1997, 1999) des femmes asiatiques qui se rapporte non seulement à la construction de l’image d’elles-mêmes à travers le " regard des autres " (H. S. Choi 1999), mais également à la position que ces femmes prennent au sein de la société en question. L’autre est plutôt existentielle et ontologique, centrée sur la question du conflit des valeurs entre l’Orient et l’Occident ou la tradition et la modernité. Je focalise sur le vécu des étudiantes asiatiques dans un pays étranger, la France, afin de connaître leur acculturation par la culture " autre " ainsi que le problème de leur retour dans leur pays d’origine. Pour ce travail, j’ai interviewé vingt-neuf étudiantes asiatiques étant inscrites (ou ayant déjà fini leurs études) dans les universités françaises, autour des questions suivantes : dans un premier temps,

- Pourquoi les femmes asiatiques viennent-elles étudier en France, et non pas aux Etats-Unis où  des étudiants asiatiques s'y rendent plus nombreux ?

- Que recherchent-elles, comme " bénéfice symbolique " dans la société française ?

- Quels sont les enjeux familiaux et sociaux des études de ces femmes ?

Dans un second temps,

- Comment la culture française, y compris son savoir traditionnel, dont les éléments sont souvent antagonistes à ceux des pays de l’Extrême-Orient, joue-t-elle un rôle dans le processus du changement d’attitudes des étudiantes asiatiques ?

- Une fois altérées, comment envisagent-elles le retour dans leur pays d’origine ?

- En fin de compte, les études supérieures dans un pays étranger, surtout comme la France, peuvent-elles aider ces femmes à s’épanouir pleinement ?

              En fait, ce sont des questions issues de mes propres expériences et de réflexions. En tant que femme coréenne, élevée dans une famille plutôt traditionnelle sur le plan des valeurs, j’aspirais à un autre modèle de vie. Les normes familiales et sociales de la société coréenne me paraissaient trop pesantes. Elles semblaient, explicitement et implicitement, m’empêcher de vivre ma vie qui refusait, en quelque sorte, le modèle classique de la femme coréenne. Je rêvais donc de partir de mon pays ayant cette aspiration à une forme de liberté, dans le sens de ne pas subir des contraintes extérieures et intérieures à moi, et non pas tellement de me préoccuper d’une " liberté du vouloir " ou d’un " esprit libre " en termes de F. Nietzsche (1950 trad., § 347, p. 290). Or, lorsque j’ai enfin pu quitter mon pays afin de poursuivre mes études en France et surtout de me sentir libre, je sentais constamment, tout du moins pendant les premières années de mon séjour, une sorte de culpabilité entre mon désir de vivre ma vie autonome et l’éducation que j’ai reçue auparavant, surtout la piété filiale, c’est-à-dire le respect et le devoir envers mes parents (K. G. Hwang, 1994). La vie que je voulais mener en France me paraissait s’opposer à cette valeur cardinale du confucianisme qui est également le fondement de la société asiatique. Ce sentiment de culpabilité n’était pourtant pas très clair, ni explicite, mais demeurait toujours là, au fond, me mettant dans la difficulté d’avancer soit vers les nouvelles valeurs du pays d’accueil, soit de revenir vers mes anciennes convictions. La philosophie confucéenne, était donc perçue, comme une sorte d’obstacle dans la réalisation de l’épanouissement des femmes asiatiques.

              Ainsi, mon travail s’interroge sur le confucianisme, un des fondements principaux de la culture de l’Extrême-Orient. Cette philosophie joue plus particulièrement un rôle décisif en matière d’éducation des femmes. Selon cet enseignement traditionnel, reposant sur le concept de Yin et de Yang, la place de l’homme et celle de la femme sont bien distinctes et inviolables. D’où provient l’idée que l’homme est à l’extérieur et la femme est à l’intérieur. Tout individu a sa place dans un ordre déterminé comme l’est l’ordre de la Nature. Toutefois, la logique du Yin et du Yang ne suppose pas, tout du moins dans son sens originel, une position hiérarchique entre l’homme et la femme : ces éléments sont plutôt complémentaires. Au fur et à mesure que le temps s’écoule, les classes dirigeantes néo-confucéennes ont déformé le sens originel du confucianisme en faveur de leurs idéologies, en mettant, plus particulièrement, les femmes dans une position secondaire ou accessoire à celle des hommes, comme le montre bien l’analyse de M. C. Kim concernant la culture sexuelle dans la société coréenne (1999, pp. 17-28). Cet ancien concept qui régnait dans les sociétés asiatiques traditionnelles influe toujours sur la mentalité de la population, l’empêchant, malgré son apparence contemporaine très influencée par la modernité occidentale, de percevoir autrement le statut de la femme (J. Piel, 1998). Notamment, l’évolution de la société coréenne, en la matière, semble plus lente que celle des autres sociétés sinisées et ceci pour deux raisons. D’une part, lors du processus de la modernisation, les classes dirigeantes coréennes ont adopté une position conservatrice, ce qui signifie le maintien des valeurs traditionnelles plus fort qu’ailleurs, par exemple, au Japon (K. D. Kim, 1991). D’autre part, la prise de pouvoir des gouvernements militaires après la Guerre de Corée (1950-1953) a fait naître la " culture militaire ", renforçant l’idée de la suprématie masculine (H. S. Byun, 1995). Par conséquent, les femmes coréennes d’aujourd’hui ont l’air d’avoir du mal, plus que leurs voisines, à se donner leurs propres lois, à devenir le propre auteur de leur développement.

              Pour répondre aux questions posées précédemment, j’ai mené des entretiens non directifs et approfondis avec vingt-neuf étudiantes asiatiques dont seize Coréennes, dix Japonaises et trois Taïwanaises, toutes partageant le même fond culturel, surtout le confucianisme. Etant donné que chaque interviewée a une conception différente de la vie, le sens de son séjour en France est différent chez l’une de chez l’autre, ce qui signifie la divergence de leur mode de vie et de leur adaptation dans la société française. Toutefois, on peut souligner deux aspects : d’une part, concernant les motivations de ces femmes dans leur départ pour la France, elles énoncent l’aspiration à une forme de liberté, le désir de vivre une nouvelle expérience, la volonté d’approfondir leurs connaissances intellectuelles en vue de trouver une situation sur le marché du travail. D’autre part, si l’on entre dans le détail de leurs témoignages, effectivement, la plupart de mes interviewées sont sensibles à d’éventuels effets de leurs études dans leur société d’origine sur le plan professionnel et symbolique. Ce dernier aspect - l’effet symbolique des études, entre autres, la valorisation de l’image de la famille -, a été plus particulièrement accentué chez les étudiantes coréennes. Cela peut se traduire par le fait que nombreuses sont des femmes coréennes qui se trouvent encore, malgré leur haut niveau d’instruction, sous le joug des normes sociales. Autrement dit, ces femmes, conditionnées par les valeurs patriarcales, ne semblent pas vraiment avoir pris conscience que leur véritable épanouissement présuppose l’acquisition de leur autonomie ; il semble que les parents et le mari jouent toujours un rôle important dans leur condition de vie.

              Ce point peut également expliquer l’attitude et le mode de vie de ces femmes à l’égard de la société française. Seule la minorité de mes interviewées s’est réellement intéressée à la création de nouvelles valeurs par le biais de leurs expériences interculturelles, soit elles avaient peur de se perdre en prenant les valeurs du pays d’accueil, soit elles étaient bloquées à cause de la langue et de la différence culturelle. La plupart de ces femmes, - surtout les Coréennes -, sont demeurées seules ou dans leur milieu d’origine, séparées de la population française. Elles ont fixé leur objectif sur l’obtention de leur diplôme pour des raisons liées plutôt aux attentes familiales et sociales, et non pas vraiment en rapport à leur autorisation ou leur autonomisation au sens occidental du terme, qui ne semblent pas être toujours appréciées par certains dans les sociétés asiatiques. Ceci dit, ces femmes semblent penser que leur épanouissement passe par l’adaptation aux normes sociales bien établies, mais jamais par une " transgression " de celles-ci. Les sociétés asiatiques en question fonctionnent suivant les valeurs collectivistes, selon lesquelles l’harmonie du groupe prédomine. Aussi, le conflit ou l’attitude critique de l’individu étant, avant tout, à éviter, il est difficile d’imaginer que ce dernier puisse s’autoriser à enfreindre les normes du groupe. En ce sens, s’il s’agit d’une " résistance " d’une femme chez qui il existe plus de contraintes que chez un homme, on peut mesurer le prix qu’elle doit payer.

              C’est pourquoi le sens que les femmes asiatiques ont accordé à leurs études dans les universités françaises, ne se trouve pas tellement dans l’acquisition d’une nouvelle valeur ou d’une autre attitude, c’est-à-dire la capacité de s’autoriser en tant qu’auteurs de leur vie, chose essentielle, à mon sens, pour acquérir leur véritable épanouissement. L’approfondissement des connaissances intellectuelles, voire l’obtention d’un diplôme universitaire français est certainement une valeur sûre. Cela l’est encore plus, pour celles qui souhaitent trouver une place " correcte " au sein du système du travail (V. de Gaulejac et I. Taboada Léonetti, 1994). Toutefois, si l’autorisation ne se réalise pas préalablement, il semble difficile, compte tenu du " phénomène-Autorité " (G. Mendel, 1989 (1971)) et de la "violence totalitaire" (M. Maffesoli, 1999) lié à la " domination masculine " (P. Bourdieu, 1998) très présent dans ces sociétés asiatiques, qu’elles puissent tenir la place " autorisée " qu’elles sont susceptibles d’avoir trouvée grâce à leur diplôme. En ce sens, la capacité de s’autoriser serait une sorte d’énergie qui leur permettrait de continuer à résister aux normes sociales trop codées et de ne pas se résigner à leur sort programmé par la société patriarcale. Ce n’est pas une position qui doit susciter systématiquement la " guerre de sexes ", - même si celle-ci n’est pas exclue en cas de besoin -, mais plutôt qui se rapprocherait d’un combat intérieur intrapsychique.

              Ce serait réaliser une " réelle maturité humaine " en tant que femme comme le dit Luce Irigaray : c’est-à-dire, " de devenir féminin civilement autonome (…) et de rester femme sans être assujettie au monde masculin ni à sa propre nature " (1999, pp. 149-150). Si les femmes n’aperçoivent pas elles-mêmes la nécessité de cette maturité humaine, elles ne pourront jamais s’autoriser à " transgresser " les normes sociales qui les astreignent insidieusement à demeurer à l’âge de la puberté, c’est-à-dire à un moment de vie où l’on n’est pas capable d’agir et de décider selon ses propres lois. Mais pour cela, il semble que ces femmes, ou leur société, aient encore besoin de temps de réflexion et de maturité. Dans la mesure où dans les sociétés occidentales, même en France, l’autonomie de la femme n’est pas encore réalisée de manière profonde, malgré plus d’une centaine d’années de combat en ce sens, on peut se demander s’il ne faudra pas encore plusieurs décennies avant que l’émancipation féminine ne soit reconnue dans les pays asiatiques dominés par le confucianisme.

              Sous cet angle, les études supérieures des femmes asiatiques dans un pays occidental, surtout comme la France, sont certainement un des moyens pour raccourcir ce long chemin vers leur épanouissement, sans doute parce que la culture occidentale questionne farouchement la leur. Bien que ces femmes soient encore hésitantes, parfois sceptiques à l’égard des valeurs du pays d’accueil, l’expérience interculturelle leur permet sans cesse de réfléchir davantage sur elles-mêmes, sur leurs propres valeurs. Il est certain que cette situation peut être extrêmement angoissante et en même temps enrichissante : angoissant parce qu’on a l’impression d’être en train de perdre une partie de soi, qui ne peut jamais être remplacée par un autre élément. Angoissant encore parce qu’on constate un surgissement de certaines valeurs qui interrogent sans cesse ses anciennes convictions. L’important dans cette expérience interculturelle chez les étudiantes asiatiques est la manière de considérer cette période interrogative et de profiter de cette occasion de changer. Pour cela, l’attitude ouverte semble indispensable. La peur de faire le pas vers l’inconnu est probable, avec sa part d’incertitude. Mais, comme le dit E. Morin, si elles n’affrontent pas cette incertitude (1999, pp. 61-70), elles ne sauront jamais ce qui pourra être inconnu, c’est-à-dire la clef de leur possible libération.

              Pour mon propre compte comme pour beaucoup d’autres femmes asiatiques, je fais quotidiennement l’expérience de ma propre " étrangeté " (S. Freud, 1985 ; J. Kristeva, 1988 ; H. Kordes, 1999). Résister, céder ou accepter : il s’agit d’un combat quotidien qui ne peut pas être gagné d’avance et dans lequel je risque de tout perdre jusqu'au point d’être aliénée.

              Cette expérience est toutefois enrichissante parce que, malgré tous les combats que je dois mener difficilement, j’aperçois mon changement de façon positive, plus proche de l’élan de vie ; je m’ouvre aux autres et à la nature en tant que " citoyenne du monde " qui refuse toute sorte de sectarisme. En ce sens, j’acquière une nouvelle " compétence " fondée sur les cultures différentes qui m’imposent tout de même de passer par la confrontation des valeurs. Cette compétence n’est pas forcément d’ordre intellectuel, mais plutôt relationnel : le rapport à moi, aux autres et au monde et s’appuie sur des formes minimisées des " intelligences multiples " (H. Gardner, 1996 trad.). Pour cela, j’ai appris (et suis toujours en train d’apprendre) à m’autoriser, au sens le plus digne de ce terme : à devenir moi-même où que je sois et quoi que je fasse, et c’est là que je vois le sens de l’autoformation existentielle. En fin de compte, j’ai à savoir entrer dans la véritable autorisation que Rolande Robin définit ainsi : " Devenir auteur de soi-même pour s’approprier son existence par la capacité à se faire confiance, à s’aimer et à aimer, dans la congruence de sa personne globale (sexuelle, affective, sociale et spirituelle). L’être capable d’affronter le réel, la violence symbolique et physique, les déterminismes sociaux et familiaux, indépendant mais relié, autonome et lucide, dans la maîtrise, l’ouverture et l’intelligence de soi-même et des situations. C’est improviser sa vie de moments en moments et dans la permanence de ses valeurs fondamentales " (1988, pp. 21/29).

 

 
 
 
 
 
 
 

Bibliographie

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