Le temps passe fusée rouge

Tout à coup nous nous retrouvons

dans la solitude des feuilles mortes

Nos amis sont partis avec tous nos chevaux fous

Nos êtres d’amour ont disparu

dans les oubliettes de la mémoire

Qu’avons-nous fait de notre vie

Les livres sont devenus châteaux-forts

Nos écrits tapis volants dérisoires

Mais où nous emmènent-ils

Le sable gagne toujours sur la mer

Il n’y a pas d’issue

Seule la présence d’un sourire

et ce Vide créateur

incompréhensible

au fond de notre silence

tissent notre joie sans objet

René Barbier