De nouveau le soleil reviendra fleurir le désespoir du monde
Jamais nous ne saurons ce que l'arbre nous dit
quand il nous avale dans son ombre
tout à coup
Toujours l'écart la différence des couleurs
Le pastel de la mémoire peu à peu disparaît
Nous ne retrouvons plus la joie dans le carosse des forêts
Il faudrait remonter la pente du petit jour
Retrouver le chemin qui ne mène nulle part
Changer l'ombre en cristal
L'avion en hirondelle
Recarder la laine de notre vie
Souffler sur la bougie
Demain peut-être quand le champ sera retourné
Quand le vent aura repris sa place dans l'arbre mort
Quand les enfants feront des buissons avec leurs rires
Nous jouerons aux billes avec nos images
Nous partirons vers l'invisible étoile de mer
Nous nous arrêterons pour aimer
René Barbier