L'APPROCHE EXISTENTIELLE DANS LA FORMATION DE FORMATEURS D'ADULTES A L'UNIVERSITE.
(article publié naguère dans "Actualités de la Formation Permanente", 1989 et réactualisé en 2008)
René
Barbier
(EXPERICE, Sciences de
l'éducation,
Université Paris 8)
Depuis plus de vingt ans j'ai la reponsabilité
pédagogique
du Diplôme Universitaire de Formation des Adultes (D.U.F.A.) au
sein
du service de Formation Permanente de l'Université de Paris
VIII.
Au fil des ans, j'ai de plus en plus contribué à
accentuer le
projet
pédagogique dans le sens d'une prise en considération de
l'inachèvement de l'homme et de l'importance de
l'affectivité
dans la formation, sans nier pour autant le rapport au savoir
constitué.
Le Diplôme (900 heures dont 320 heures de stage pratique)
donne l'équivalence d'une licence en sciences de
l'éducation,
sous certaines conditions et après soutenance d'un
mémoire
devant un jury universitaire. Chaque année nous recevons environ
une centaine de candidatures dont nous ne retenons qu'une vingtaine en
définitive, après un examen sur dossier et un entretien.
Parmi les critères de sélection,nous privilègions
l'expérience professionnelle et la richesse existentielle, le
niveau
de diplôme (bac plus deux), la diversité éthnique
et
culturelle, l'éventail des âges, l'équilibre
hommes/femmes,
le degré de motivation, le financement par l'entreprise,
l'intérêt
pour l'implication existentielle dans la formation et la remise en
question
de soi, l'ouverture intellectuelle et artistique.
La formation
s'étale
sur huit mois ( cinq mois à temps plein et trois mois de stage
et de rédaction du mémoire). Le Corps professoral est
principalement
issu des principales figures universitaires du département des
Sciences
de l'Education de l'Université de Paris VIII et d'autres
universités,
ainsi que du milieu professionnel de la formation des adultes. Un petit
groupe d'enseignants travaillent ensemble depuis plus de dix ans et
constituent
un "équipe" dotée d'un projet commun conçu comme
un
"allant de soi" (d'où le "nous" que j'emploie dans cet article.)
1) Le projet pédagogique du D.U.F.A. de
Paris
VIII
Je résumerai ce projet en trois points-clés: hétérogénéité, fluidité et recherche-formation existentielle.
1.1./
L'hétérogénéité
de la formation.
L'hétérogénéité est, on le sait, le propre de la dimension du vivant. S.Lupasco en fait l'expression de sa deuxième "matière" dans sa conceptualisation (1). Elle va de pair avec le mouvement qui s'oppose à la pulsion de mort et au retour à l'inerte, à l'amorphe (si tant est que cela existe réellement dans l'état de nature !)
Je distinguerai l'hétérogénéité
des
participants, des théories de référence et des
styles
de formation.
a) L'hétérogénéité des participants.
Nous sommes très vigilants sur ce point. Nous insistons sur :
- La diversité des cursus antérieurs:
Nous recrutons
aussi
bien des gens ayant une formation technique et scientifique que des
personnes
ayant une formation plus littéraire ou de sciences humaines.
Nous
nous intéressons aussi bien à ceux qui ont un niveau de
diplôme
avancé ( parfois un DESS, un DEA ou, plus rarement, un Doctorat)
qu'à
ceux
qui n'ont pas fini leur premier cycle universitaire mais qui ont eu une
expérience de vie diversifiée, aventureuse et
engagée.
Ces dernières années, nous sommes attentifs à la
promotion intellectuelle et retenons, en conséquence, une
majorité de stagiaires de bac plus deux qui s'engagent dans une
véritable formation exigeante et riche en contenu.
- La diversité des âges :
Nous avons pris le parti de
constituer
les groupes de formation en étalant au maximum l'éventail
des âges.
- La diversité des ethnies :
A chaque fois que nous le
pouvons,
nous nous arrangeons pour que le composition du groupe reflète
une
multiplicité éthnique. Presque toujours nos groupes
reflètent
également la diversité des classes sociales d'origine.
b) L'hétérogénéité des
théories
de référence.
Notre option théorique se situe dans la ligne de la
multiréférentialité
développée, en particulier par J.Ardoino dans
"Education et politique" (2) Si plusieurs de nos intervenants
sont
d'obédience psychanalytique par exemple, ce n'est jamais un
courant
dominant. Il est sans cesse dialectisé par le courant
rogérien.
De même la sociologie de la "reproduction" sera
dialectisée
par celui de l'Analyse Institutionnelle et par
l'ethnométhodologie.
Personnellement, en tant que responsable pédagogique, j'ouvre au
maximum ce type de problématique en permettant des apports du
côté
des approches artistiques, poétiques et philosophiques de la
réalité,
au sein du groupe de régulation que j'anime chaque mois, selon
la
triple écoute-action (clinique, philosophique et
poétique)
de l'Approche Transversale.(3) On trouvera dans les mémoires de
fin d'études des échos remarquables de ce type
d'écoute.
c) L'hétérogénéité des styles
d'intervention.
Il est évident que les théories de
référence
conduisent à des styles de formation souvent différents.
Néanmoins il ne faut pas préjuger du style en fonction de
l'option théorique. Ainsi l'ethnométhodologie dans la
formation
des adultes, pourtant porteuse d'une référence
phénomènologique
et existentielle, se traduit par un style d'intervention
quasi-magistral
par l'enseignant spécialisé.
1.2./ La fluidité de la formation.
C'est un point fort du projet pédagogique tel qu'il s'est
constitué
au fil des années.
J'entends par "fluidité de la
formation"
la recherche pédagogique menant à ce que les stagiaires
puissent
passer d'une région de leur être à une autre, sans
rupture schizophrénique: de la région intellectuelle
à
la région émotionnelle et corporelle; de la région
plutôt logique et structurée à la région
imaginative
et ludique, de la région du travail solitaire à celle du
travail d'équipe, de la région d'acquisition d'un savoir
déjà construit à celle d'un savoir plutôt
à
inventer.
Nous cherchons à créer une capacité
singulière
du stagiaire à passer simplement d'un état d'existence
intérieure
à une autre, en fonction des circonstances et des
péripéties
des situations Par exemple, à côté du module d'une
haute intellectualité ou de pédagogie pratique des
adultes,
nous proposons également des modules d'expression corporelle, de
développement de la créativité ou d'expression
émotionnelle
(psychodrame). Le "Journal d'itinérance", outil
spécifique
de l'Approche Transversale (3) permet d'ailleurs de tenter une
intégration
écrite et iconographique de cette "fluidité".
1.3./ La recherche-formation existentielle.
Le troisième principe de notre projet pédagogique
réside
dans l'intérêt que nous éprouvons pour la
méthodologie
de la recherche-action dans les processus de formation des adultes. Il
s'agit bien d'articuler une réflexion (recherche),
étayée
théoriquement, sur et à partir d'une action d'ordre
pédagogique,
au seinmême d'un processus qui intègre un rapport au temps
et à une dimension collective. Le noyau d'intervenants
réguliers
de ce DUFA essaie de fonder cette réflexion, notamment à
l'occasion de colloques universitaires. Des éléments
d'interprétations
plus quotidiens peuvent être proposés par les uns ou par
les
autres durant la formation, tant sur la vie du groupe que sur les
modalités
pratiques et institutionnelles du cursus. Je n'ai pas renié,
loin
s'en faut, la "recherche-action institutionnelle" que j'ai
contribué
à élaborer dans les années soixante dix (4).
Plus
que jamais, en ces époques d'individualisme post-moderne, une
sensibilité
critique à l'institutionalisation de la vie me semble
indispensable.
Mais cette optique théorique implique nécessairement de
reconnaåtre
l'émergence d'un groupe-sujet sous le groupe assujetti. L'aspect
plus spécifiquement existentiel est organisé autour de
modules
comme ceux d'histoire de vie, d'élaboration du portfolio, de
problématique
du journal, de psychodrame, d'analyse de l'identité
professionnelle,
de techniques de créativité, d'Approche Transversale.
Le
mémoire de DUFA ( de 100 pages environ) constitue, en
quelque
sorte, un rapport complètement lié à cette
problématique
et à cette méthodologie. A partir d'une analyse du
séminaire
théorique et du stage pratique, les stagiaires mettent à
l'épreuve, en fonction d'une thématique centrale qu'ils
retiennent,
les trois écoutes clinique, philosophique et poétique en
les intégrant comme ils le sentent. Tous les mémoires
comportent
une analyse de l'implication du stagiaire dans sa formation et dans
l'institution
du stage.
2.) Les trois principes-clés d'une
formation
de formateurs à orientation existentielle.
Je veux formuler dans cette partie trois idées-carrefours autour desquelles tournent, me semble-t-il, une formation de ce type.
- La question du désir de se former comme désir de vie.
- La question de la loi et du "cadre symbolique" dans la formation
- La question de "l'état naturel" du formé comme
étayage
de toute formation.
2.1./ La question du désir de se former
comme
désir de vie.
Je pose comme postulat que le désir de se former fait partie
intégrante du désir de vie
parce qu'il est l'instrument
d'une
énergie biologique, psychologique et sociale qui vient tracer
ses
sillons dans le chaos du réel. Certes ce désir peut
être
enfoui sous des "habitus", comme schèmes de pensée, de
perception et d'action, engendrés par les rapports
sociaux.
Comme
le rappelle F.Imbert, l'inertie éducative du jeune noble au
temps
de J.J.Rousseau, du fait de la "valeur" inhérente à sa
classe
sociale d'origine, a fait place à un habitus de formation plus
soutenu
chez ses continuateurs bourgeois. L'inintérêt à
apprendre
s'installe plutôt aujourd'hui chez les fils du prolétariat
qui anticipent évidemment, pour leur propre compte,
l'inadaquation
d'un savoir académique à une société de
chômage
qui les touche tout particulièrement, faute de recevoir les
stimulations
adaptées, tant dans le milieu scolaire que dans le milieu
familial.
(5, p.184)
C'est d'ailleurs pour ceux qui "reussissent" scolairement un des facteurs de la "névrose de classe" dont parle V. de Gaulejac (6). Mais F.Imbert démontre à travers son analyse de l'interdit de la jouissance, au profit du désir, dans l'Emile de J.J.Rousseau, que le désir est une construction psychologique à partir d'un rapport à la loi fondatrice. Tout processus d'"autorisation" (devenir son propre auteur selon J.Ardoino) implique une assomption, liée à l'éducation, d'un cadre symbolique au sein duquel la "personne" peut sortir du chaos individuel. Ce processus est long et difficile. Chez les personnes d'origine étrangère, il ne va pas sans souffrance (Sunmi Kim, R.Robin, J.Macrez 7).
De ce point de vue le désir n'est pas simple jouissance
vouée
à la répétition de mécanismes inconscients.
Le rapport fusionnel archaïque de l'infans , maintenu à
l'âge
scolaire, prolonge son désir de toute-puissance et interdit
toute
possibilité de frustration structurante. Pouvoir dire "non" pour
le pédagogue suppose qu'il a su accepter les limitations de
cette
toute-puissance de l' infans en lui-même, sans pour autant jeter
le "bébé avec l'eau du bain". Au delà de cette
"castration"
il s'agit bien de l'assomption de l'angoisse de mort transformée
en "sentiment de la mort" inéluctable et permanent.
C'est avec
ce
"sentiment" particulier que la personne humaine pénètre
vraiment
dans l'existence. Le désir de se former comme désir de
vie
nous fait passer de la passion de (tout) savoir à celle
d'accepter
simplement de comprendre ce qui sans cesse nous
échappe:"
Comprendre
ne s'accumule pas. Comprendre est se créer, se faire vie. A
comprendre
on se reconnaît un jour mortel. A comprendre, on aspirera
à
la mort" (J.Beillerot, 8, p.24). Le désir de se former n'est pas
le désir de former, plus problématique, plus lié
à
une pulsion d'emprise.
Qu'est-ce donc qui fait courir les pédagogues ? un désir de pouvoir sur l'autre, un besoin d'engendrement de soi-même, une perpétuation de l'espèce par le biais culturel ? un formidable déni de la relativité ridicule de notre place dans la nature ? Les sages ont-ils jamais l'envie d' être "pédagogues" ? Dans l'enseignement plus on approfondit la dimension ontologique et moins on a le désir de "faire savoir" quoi que ce soit d'essentiel, sachant qu'à ce niveau l'esprit du Gourou est la plus grande des illusions.
Connaître nous entraîne vers la demeure du silence. Etre un formateur, en particulier dans les sciences humaines, c'est s'assumer comme inachevé sur le plan de la connaissance ultime, c'est-à-dire comme un être suceptible d'être bouleversé par une rencontre interpersonnelle.
Mais sans doute est-ce là une tâche impossible ?
D'ailleurs
la pédagogie n'est-elle pas "une mithridisation de la folie"
comme
l'écrit J.Beillerot (8,p.40)?
2.2./ La question de la Loi et du cadre
symbolique
dans la formation.
La Loi n'est pas le réglement. Elle n'existe que pour
permettre
au désir d' émerger dans sa vérité et de
s'accomplir
dans ses limites.
Le réglement n'est que le grillage de la Loi,
électrifié ou dévasté par le jeu de la
jouissance.
Le désir qui court après son ombre peut fort bien
être
"réglementé" et ritualisé, mais dépourvu de
rapport symbolique. Le désir qui trouve sa vérité,
touche la liberté, casse le réglement et mèle ses
eaux tumultueuses aux flots profonds du mythe et du symbole.
Paradoxalement
l'esprit libertaire est celui qui va jusqu'au bout de cette
problématique,
en questionnant ce passage imparfait de la Loi symbolique à la
Loi
juridique et politique, aux risques de la marginalité sociale et
de la solitude existentielle. Peut-on tolérer un esprit
libertaire
dans la formation ? Peut-il y avoir autre chose que l'esprit libertaire
dans la formation ?
Le rapport à la Loi instaure le temps de la
médiation sans laquelle aucune pédagogie n'est possible.
La médiation suppose deux libertés désirantes
s'interpellant
au coeur d'une même structure de dialogue, nécessairement
conflictuel.
Comme le remarque F.Guist-Desprairies, à propos
d'une
célèbre école nouvelle l'Eau Vive, fondée
par
R.Cousinet, l'exclusion d'une possibilité d'émergence du
conflit au nom de la règle de l'harmonie
pré-établi,
de l'amour intitué, d'une pulsion originelle idyllique de
compréhension,
conduit les membres de cette communauté éducative vers la
méconnaissance de l'"imaginaire collectif" qu'ils mettent en
oeuvre
subtilement et au pouvoir de violence symbolique de la directrice (9)
Dans
la formation, le "cadre symbolique" comme le nomme José Bleger
(10)
est la structure permettant seule une véritable implication. Car
il n'y a jamais d'implication ou d'expression "totales", mais seulement
des investissements "possibles" dans un cadre de repérage
pré-établi
et négocié. Le poète le sait d'emblée. Il
inscrit
son désir d'exprimer l'"infini turbulent" et la "connaissance
par
les gouffres" (H.Michaux) dans le cadre symbolique de sa langue
maternelle,
toujours d'une façon inadéquate, inachevée,
insatisfaisante
et métaphoriquement redondante, pour tenter de donner à
voir
"l'infini dans le fini" (P.Godet).
2.3./ La question de l'"état naturel" dans
la
formation.
Le troisième principe de la formation de formateur me paraît être de bien comprendre ce qu'on nomme "état naturel" depuis J.J.Rousseau jusqu'à aujourd'hui afin de pouvoir charpenter un projet pédagogique sur cette notion.
Pour Rousseau, l'état naturel se confond avec la
liberté:
"l'homme est né libre" (Contrat social,Livre 1, Chap.1).
Liberté
au demeurant inaliénable car y renoncer c'est renoncer à
sa qualité d'homme. La Psychothérapie institutionnelle
restaure
ce sens de l'homme libre "inaliénable" jusqu'à la folie.
Le malade mental reste toujours un citoyen libre et une personne
capable
de responsabilité institutionnelle pour le psychiatre de ce
courant.
La médiation symbolique assure l'émergence d'une
responsabilité
là où elle semblait avoir disparue à jamais.
La
jouissance
de la toute-puissance de l'enfant barrée par un "non"
intégré
et accompli par le locuteur pédagogue plonge les deux
protagonistes
dans deux solitudes radicales.
Solitude de l'enfant qui, après
un
moment de rage destructice, se trouve confronté au fait qu'il
n'y
a que lui pour vivre la zone soudaine entre la limite et
l'illimité.
Solitude du pédagogue qui ne peut prononcer le "non" qu'au coeur
de son être et au delà de tout garant méta-social,
de tout refuge institutionnel, de tout mouvement d'humeur, de toute
tentative
de séduction.
Solitude de celui qui sait ne pas devoir mentir
à
l'enfant curieux et qui refuse la position kantienne sur le mensonge
à
l'égard de la sexualité (11), comme il refusera le
mensonge
sur la question de la mort. "La liberté, c'est de dire la
vérité,
avec des précautions terribles, sur la route où tout se
trouve"
(R.Char).
Faire reposer un projet pédagogique sur l'"état
naturel"
de l'homme, au demeurant jamais totalement réalisé car il
est toujours plus ou moins socialisé, c'est postuler non pas une
"bonté originelle" sans tache mais une "tendance" de
l'être
humain à chercher son équilibre au sein de son
environnement.
Cette tendance n'exclut pas le conflit, la contradiction, l'erreur,
l'échec
relatif. Elle pose un projet-visée inconscient au coeur de la
psyché,
un désir d'ataraxie qui recherche des moments où
l'existence
"est en jachère" (Masud Khan) et où le "silence est
facteur
d'intégration" (S.Nacht) (12).
Conflit et contradiction
appartiennent
à l'existence et non au domaine de l'être. l'existence ne
précède pas l'essence mais celle-ci co-apparaît
simultanément
avec celle-la dans une infinie création où "tout se
tient",
c'est-à-dire "fait sens".
Ce que les anciens sages taoistes
appellaient
"retourner chez soi" n'est que la redécouverte en soi de cette
reliance
avec le Tao, dans l'épreuve de la réalité la plus
quotidienne et la plus banale.(13)
C'était le sens des paroles
de
J.Krishnamurti (14) comme c'est celui des propos décapants de son homonyme, d'U.G.
"cet
éveillé contestataire" (15). Se former à
l'état
naturel est sans doute le seul et unique processus d'auto-formation
fondamentale
que nous puissions effectuer en ne faisant strictement rien pour cela :
ni croire en Dieu, ni ne pas y croire, mais plutôt apprendre
à
nous "délivrer des chercheurs de dieu et des petits pères
du peuple" comme dit le poète C.Roy (16), toujours renaissants à chauqe coin du monde (17), sans oublier que ces
spécimens
se retrouvent également parmi les enseignants et les chercheurs
en sciences de l'éducation, sous d'autres formes.
Bibliographie.
1)LUPASCO (S.), Les trois matières, Paris,10/18, Julliard, 1970
et plus récemment L'homme et ses trois éthiques, Monaco, Le Rocher,1986
2)ARDOINO (J.), Education et Politique, Propos actuels sur l'éducation, Paris, Gauthier-Villars, 1977 (réédition anthropos, 1999) et Perspectives de l'analyse institutionnelle (coll.) Paris, Méridiens/Klinksieck, 1988.
3)BARBIER (R.), La recherche-action, Paris, Anthropos, 1996, 112 p. ; L'Approche Transversale, l'écoute sensible en sciences humaines, Paris, Anthropos, 1997, 357 p., et Perspectives de l'analyse institutionnelle op.cit.
4)BARBIER (R.) La recherche-action dans l'institution éducative, Paris, Gauthier-Villars, 1977
-- La recherche-formation existentielle, in Les Histoires de vie en formation, Actes du Colloque de Tours (1986), Paris, l'Harmattan, 1989 et "Culture d'hôpital, recherche-formation existentielle et écoute des mourants", Pratiques de formation/Analyses, Culture d'entreprise et formation, Université de Paris VIII,Formation Permanente, n¯15, avril 1988, pp.101-122
5)IMBERT (F.), L'Emile ou l'interdit de la jouissance.L'éducateur, le désir et la loi., Paris, A.Colin, Bibliothèque européenne des sciences de l'éducation, 1989
6)DE GAULEJAC (V.),La névrose de classe, Paris, Hommes et Groupes, 1988
7)KIM Sunmi, Jeunes femmes asiatiques en France. Conflits de valeurs ou métissage culturel, Paris, L'Harmattan, coll. Logiques sociales, Juin 2008, et sur le concept d'autorisation : ROBIN (R.), S'autoriser D.E.A. sur l'autorisation en
éducation.Université
de Paris VIII, 1988, 220 p. Voir également la thèse de Joëlle MACREZ, l'autorisation noétique, http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3?id_article=
8)BEILLEROT (J.), Voies et voix de la formation, Paris, Editions universitaires, 1988
9)GIUST-DESPRAIRIES (F.),L'enfant rêvé. Significations imaginaires d'une école nouvelle., Paris, A.Colin, Bibliothèque européenne des sciences de l'éducation, 1989
10)BLEGER (J.),Psychanalyse du cadre psychanalytique, in KAES R. et al. Crise, rupture et dépassement, analyse transitionnelle et psychologie individuelle et groupale, Paris, Dunod,1979.
11)COLAS (D.), Mensonge pédagogique et sexualité enfantine chez Kant, in Ornicar, mars 1975 et KANT Réflexions sur l'éducation (1776-1777), Paris, Vrin, 1966
12) NACHT (S.),Guérir avec Freud, Paris, Payot,(p.b.), 1971
13)FONG YEOU-LAN, Précis d'histoire de la philosophie
chinoise,
Paris, Payot/Le Mail, 1985, GRENIER (J.), L'esprit du Tao,
Paris,
Flammarion, 1973, CHANG CHUNG-YUAN, Le monde du Tao, Paris,
Stck+Plus,1979
et Le sens du Tao (coll.), présenté par KIELCE
(A.),
Paris, Le Mail, 1985.
14) KRISHNAMURTI (J), Le Livre de la Méditation et de la Vie, Paris, Stock, 1997, 425 p., sur ce penseur voir les travux du Groupe de Recherche sur l'Enseignement de Krishnamurti http://www.barbier-rd.nom.fr/GREK98.html
15)U.G., Rencontres avec un éveillé contestataire, Paris, les deux océans, 1986.
16)ROY (C.), Les chercheurs de Dieux. Délivrez-nous des
dieux
vivants, des pères du peuple et du besoin de croire,
Paris,
Gallimard, 1981
(17) Comme le montre l'exemple de "Little Bouddha", au Népal,
en 2008, voir mon article "Little Bouddha" sur "Le Journal des
Chercheurs"
http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3?id_article=908