Université Paris VIII
 

Thèse de doctorat
en cours
(Sciences de l'éducation)

Les valeurs familiales et l’éducation scolaire-
L’exemple de la deuxième génération d’origineportugaise

Présentation prévue en automne 2001 par :
Hélder F. VILAMARIM DO ALVAR
Sous la direction de
Monsieur le Professeur René BARBIER

 Université Paris VIII
Département des sciences de l'éducation
 

Thèse de Doctorat
en
Sciences de l'éducation
Titre de la thèse :

Les valeurs familiales etl’éducation scolaire
l’exemple de la deuxièmegénération d’origine Portugaise

Présentée par :
Hélder F. VILAMARIM do ALVAR
Sous la direction de
Monsieur le Professeur René BARBIER
 

SOMMAIRE
 
 

INTRODUCTION
 

PREMIÈRE PARTIE

CHOIX D'APPROCHE, DE CONCEPTS
ET DE MÉTHODES

Chapitre I :   Approche de travail : approche plurielle .....................................

Chapitre II :  Le travail sur les concepts .............................................................

Chapitre III : Choix méthodologiques .................................................................
 

DEUXIÈME PARTIE

PERSPECTIVES HISTORIQUES
 

Chapitre I :   Les relations historiques entre la France etle Portugal ..........

Chapitre II :  La migration portugaise vers l'Europe ........................................

Chapitre III : Typologie et causes de la migration portugaise ........................
 

TROISIÈME PARTIE

THÉORIE DES VALEURS
 

Chapitre I :   Théorie générale de lavaleur ......................................................

Chapitre II :  Valeurs et changements sociaux .................................................

Chapitre III : Approche anthropologique ...........................................................

Chapitre IV: Évolution des valeurs des Portugais ...........................................

QUATRIÈME PARTIE

LA FAMILLE
 

Chapitre I :   La cellule familiale ..........................................................................

Chapitre II :  Les valeurs familiales : approches philosophiques..................

Chapitre III : La famile peut-elle encore éduquer ............................................
 

CINQUIÈME PARTIE

L'ADAPTATION AU GROUPE SOCIAL
 

Chapitre I :   La problématique  Identitaire ........................................................

Chapitre II :  Le Portugal local remplace le mythe du retour .........................

Chapitre III : L'adaptation aux deux système sociaux ...................................
 

SIXIÈME PARTIE

L'ÉCOLE
 

Chapitre I :   Les risques qui menacent l'enfant au momentde sa scolarité

Chapitre II :Critiques de l'école ........................................................................

Chapitre III : Les valeurs à l'école .......................................................................

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PRÉSENTATION
 
 

Introduction
 

Ébauche de problématisation(s)

Les valeurs de la famille et de l'éducation scolaire
—approche qualitative
Notre question centrale est celle de savoir ce qu'il peut y avoir departiculier dans les familles portugaises vivant en France pour que, d'unecertaine façon, les valeurs transmises à l'intérieurde la cellule puissent, encore aujourd'hui, constituer un référentparticulièrement important dans la personnalité de l'enfant.
En situation d'acculturation, la transmission des valeurs devient lasource de conflits inévitables. D'un côté, les institutionsd'éducation publique puisent leurs efforts à la recherched'alternatives pour compenser le vide laissé par la mèreau sein du foyer, lorsqu'elle acquiert un statut de gagne-pain aussi valorisantet aussi reconnu que celui du père. De l'autre, les nouvelles valeursque l'école semble transmettre forgent peu à peu de nouveaux“insights” constituant ainsi un flou de réponses, disponibles immédiatementou après élaboration aux problèmes de comportementque pose la vie chez les jeunes à double appartenance culturelle.Alors, de quels modèles  les deux institutions peuvent se servirpour aider l'enfant à se développer harmonieusement ? Lesvaleurs sur lesquelles reposaient les systèmes traditionnels seront-ellesvouées à disparaître ? Autour de quelles valeurs l'éducationscolaire est-elle articulée ? Comment peut-on à l'heure actuelles'appuyer pour justifier et réaliser une éducation aux valeursà l'école sans créer des conflits majeurs ? Les valeurstransmises par la famille seront-elles en conflit avec celles transmisespar l'école, ou avons-nous affaire à une complémentarité? Comment ces jeunes issus de l'immigration gèrent-ils cette interaction?
Les valeurs familiales portugaises ne sont pas en opposition systématiqueavec les valeurs de l'école française, mais la post-formationdes jeunes portugais de la "seconde deuxième génération"ne visant pas une intégration dans la société d'accueil,provoque un refoulement identitaire et un rejet aux valeurs et àl'école elle-même. De là : l'échec scolaire,la scolarité courte, la peur des parents pour participer aux projetsetc.
Puis, nous constatons surtout qu’à l’heure actuelle la fonctionexplicite de l'école, à savoir la diffusion du savoir etdes normes sociales, ne cesse de reculer au profit de ces deux fonctionslatentes que sont le gardiennage des enfants et la rétention desadolescents, loin du marché du travail : c'est l'école-garderieet l'école-parking - et cela concerne tout le monde.
Dans ce pays, un Portugais émigré-adulte est identifiécomme quelqu'un d'étranger-immigré tranquille, silencieux,bien intégré et dont on n'entend pas trop parler. Soit parcequ'il est ignoré, assimilé, invisible, voire adaptéà son statut de citoyen non révendicatif, soit parce qu'iln'a jamais posé de problèmes d'ordre existentiel.
Quelques débats politiques concernant l'immigration continuent,magré la gauche au pouvoir, à être riches en maximesdu type : " invasion de l’est" " non à la libre circulation " "non à Maastricht " venues de l’extrême droite voire mêmede certains radicaux de tout bords. Or par sa situation d'étranger,le Portugais aussi ressent dans sa propre peau le syndrome de stigmateou le fantasme d'une xénophobie existente (figée parfois)même s'il est blanc, chrétien et européen pouvant cumulerles deux nationalités.
Et si les phénomènes de délinquance et de violenceque connaissent  les banlieues de nos jours ne nous semblent pas êtred'ordre ethnique différenciée, le fait que les jeunes issusde familles immigrées ou d'origine étrangère soientmajoritairement parmi ceux, montrés du doigt, les  classentnotamment dans les médias, comme étant des minoritésparticuliers, … Le visage qui nous parait être ainsi attribuéà la pauvreté et aux l'exclus nous semble prendre des refletsethniques qui cachent, leur vrai fondement psycho-social. Dans l'imaginairesocial français, les groupes de jeunes issus de l'immigration viennentse substituer en quelque sorte aux  "bandes des classes dangereuses"d'autrefois, sont le bouc émissaire de toute sorte d’anormalité.Et, tandis que l'acculturation  progresse, chez les jeunes de la deuxièmegénération très assimilés culturellement, lejeune donne à ses actes revendicatifs une connotation particularistevoulant exiger une égalité de chances qui leur est systématiquementniée .
Chez les jeunes lusodescendants, d'adhésion aux particularismesse faisait, plutôt, dans leur " niche écologique " et notammentau sein des associations familiales et communautaires assez fréquentées.Ceux-là,  avaient le temps de se relier, dans ces espaces privés,en une identité culturelle minoritaire, l’association étantun espace et un véhicule endoculturel préférentieltrès puissant qu'ils choisissaient pour le groupe. Plus recemment,d’autres se serrent les coudes créant  des espaces de sociabilité mixtes très éclectiques. Mais, les jeunes d'aujourd'hui néset scolarisés en France ont-ils une même notion de leur identitéque leurs prédécesseurs ? Les nouveaux mots utilisésici et là : le nouvel espace européen, Maastricht, Schengen,Amsterdan etc., auront-ils contribué à l'ancrage de leurimaginaire  concernant l'identité  ? On le verra plusloin.
Qu'on le veuille ou non, un conflit de générations etde valeurs existe, souvent figé, certes, mais il est bien là.Et c’est cela que nous allons tenter de déceler.
 Les enfants des migrants portugais ne sont plus le modèlede l'immigré d'avant, il sont nés ici, socialisésici et malgré une certaine stigmatisation vérifiéeau niveau scolaire concernant leur langue d’origine qu’à notre avisdevrait faire partie du groupe de langues précoces à l’école, une page est tournée.  Au Portugal aussi cette nouvelle deuxièmegénération n'a plus les mêmes repères, les mêmesvaleurs, ni les mêmes symboles d'identification. Ils affirment aussiévolués et aussi actualisés que leurs congénèresde là bas.
Avant, il y a une quizaine d’années, voire moins, par son nom,son accent, son modus vivendi, le migrant adulte s'est forgéune image que l'extérieur a transformé en cliché.Son identité  devenait, alors, la source d'un interminablequestionnement. Même aujourd’hui, le parent  migrant  malgréson statut européen, quand dans la rue il est obligé às'identifier ; quand on lui pose les questions qui il est, d'oùvient-il, le regard biaisé, il a l'impression d'être différent, il a le sentiment de changer d'identité personnelle. Aussi il ale sentiment de changer d'identité sociale  lorsqu'on lui demandequ'elle métier il a. Son imaginaire  met en cause ses valeursacquises il se voit, ainsi, comme étant un individu identifiablepar ses traits particuliers d'immigré. La représentationqu'on se fait de lui convient à  l’idée généralequ'on a des immigrés -qu’ils dérangent quelque part, parconséquent son identité sociale s'oppose à celle del'individu du pays d'accueil. De là le repli des plus faibles. Ledéni de ses valeurs intrinsèques.
Cette différence, en quelque sorte " agressive ", provoque parfoisun type de réaction d'auto-défense car le problèmed'identité n'apparaît que si on a besoin de s'affirmer soi-mêmeface à l'autre différent.
Pour la seconde deuxième génération  néeen France, la situation devient tout autre. Elle veut s’affirmer elle exigeune réconversion de l'image dégradée que l'on se faitde ses progéniteurs et veut vivre une citoyenneté européennede plein droit en tant que Français ou Portugais ou les deux enmême temps selon ses convenances.
 Les valeurs qui composent les deux cultures qui s'interpénètrent,provoquent une sorte d'identité  métissée dont les jeunes savent très bien s'en servir comme stratégied'adaptation -une transversalité axiologique.
Est-ce que cela leur permet de gérer les conflits qu'une doubleappartenance implique ?
Or, semble-t-il que du fait même qu'ils jouent un double jeudans le processus de leur identité, tant culturelle que nationale,ils ne correspondent plus à une réalité sociale "d'immigré".
L'objectif majeur de notre recherche est donc, celui d'essayer de comprendrel'imaginaire de ces jeunes de la seconde deuxième générationface à l'évolution de tous les phénomènes sociauxqui contribuent à cette osmose de valeurs forgeant une problématique autour de l’identité. Comment les rapports famille -écoles’articulen-t-ils ? Comment les valeurs des deux instances s‘adaptent,se complètent ou s’opposent ?
Le fait d'avoir vingt années d'expérience dans l'enseignementde langue et culture portugaises dans les écoles élementairesfrançaises, nous a permis d'accumuler certaines connaissances dumilieu social migrant. Beaucoup de parents d'élèves nousont , à maintes fois, dévoilé leurs histoires de viecomme si nous étions, en quelque sorte, un prêtre àqui ils pouvaient tout confesser.
Souvent nous nous sommes confrontés à des " sinistroses" de nature existentielle parce qu'ils n'arrivaient pas à se fairecomprendre par les enseignants français, du fait que leurs filssoient retenus pendant les tiers-temps scolaire dans les classes françaises,alors qu'ils voulaient à tout prix, qu'ils assistent au cours deportugais durant le laps de temps de notre présence à l'école(1H 30'). Certains venaient aussi dénoncer que les noms de leursfils étaient profanés. D’autres se plaindre que les l’instituteursexigent que l’on parle français à la maison pour aider leursfils aux devoirs.
Or pour les parents, tous ces événements ne faisaientque les hanter, les replier ; ils se demandaient pourquoi veut-on mettreen cause l'identité des siens ?
Pourquoi cette école-là veut-elle forcément queces jeunes deviennent x à la place de z puisque un nom est universel? Pourquoi exige-t-on que l’on parle français " intra muros "? Toutesces histoires, pittoresques, caractérisent bien le projet de vieque les immigrés portugais en France auraient tracé dèsleur départ. Leur séjour serait limité à quelquesannées, le temps d'accumuler de l'argent pour construire la maisonau village natal, d'épargner quelques sous et les voilà,de retour tout ceci a eté dit et redit par plusieurs sociologuesou antropologues sociaux. Sur cette question toutes les études s’accordent.Mais est-ce que leurs fils allaient les suivre? Nous savons, aujourd’hui,que plusieurs cas de figure sont vérifiables tenant compte des réglesde circulation dans le nouvel espace européen. Les réponsesseront autant variées que le nombre de stratégies d’adaptationa cette nouvelle donne. D’où une multitude de variables pour chaquecas de figure. On pourrait même spéculer que le "mythe duretour est mort " si on tient compte du nombre de jeunes qui demandentà poursuivre leurs études au Portugal ou à y travailler.
Le concept de l'identité nous renvoie à celui du changement,de l'altération et de l'acculturation, lui même nous renvoieau concept "fourre-tout" de culture, d'où la présence inéluctabledu concept d'imaginaire et par conséquent celle de projet. Bref tout est imbriqué, entremêlé, interpénétré,complexifié ce qui ne fait que démontrer l'hypercomplexitéde l'être vivant : l'Homme. La définition de ces concepts(ainsi que d'autres), le travail d'articulation entre eux nous permettrad'explorer la particularité de cette population. Ces jeunes, enréalité, sont quotidiennement devant plusieurs types d'antagonismeset sous une pression considérable de faire un choix qui n'est pasévident : Deux pays si proches soient-ils, la France et le Portugal,deux identités, deux cultures donc deux types de valeurs, deux sortesd'éducation …
Que se sentent-ils ? Comment voient-ils l'avenir ? Quels sont leursprojets ? Le projet européen peut-il être une sorte de consensuspsychologique et culturel ?
Comment peut-on les nommer ? Quels problèmes posent-ils àla société d'origine et à celle d'accueil ? Quelssont les inconvénients et les avantages résultants d'unetelle situation ? Il devient plus avantageux  d'être citoyenau Portugal ou en France ? L’école est elle capable de répondre aux besoins des familles ? Comment les familles participent-elles aux projetsd’école ? Comment elles y sont perçues ? Quelle reconnaissancefait l’école de la culture familiale ? Est-on forcé d'ignorerla langue  et les valeurs d’origine qu’elle véhicule pour mieuxs’intégrer aux exigences de l’école Républicaine ?
En effet, la situation des jeunes de la SDG issus de l'immigrationportugaise est ambiguë.  M-C Betbeder souligne que :
"En France, ils se sentent à la fois proches des autres jeuneset distincts d'eux, notre pays comme le leur constituent deux référenceségalement attirantes, le rêve possible, en somme… Si prochesqu'ils soient de leurs camarades français, les quatre cent millejeunes de moins de vingt-cinq ans issue de cette immigration n'en sontpas moins autres"
Dans beaucoup de pays d'Europe des chercheurs s'intéressentaux différents objets concernant la seconde générationen notamment en matière d'éducation, de culture et d'identité.Les jeunes de parents portugais ne font pas exception. Ainsi, nous nousintéressons notamment à ce quelque sorte  de défiàdouble sens que lancent -ou qui sont poussés à le faire-les jeunes de la seconde deuxième  génération: Ils veulent se sentir chez eux dans les deux pays d'appartenance.
L'expression de seconde génération  méritedes éclaircissements. Son apparition est reliée àl'énorme évolution de l'histoire de l'émigration destrente cinq années passées : les parents qui sont venus -avec une forte intention de retour après quelque temps - sont restésplutôt anonymes dans la société française. L'intérêtà leur égard s'est produit à travers leur enfants; ce qui a fait masquer le questionnement à la première générationet la concentration sur le sort indécis de la seconde génération.
Ainsi dans le pays d'accueil comme celui d'origine, on essaie constammentà faire des réformes pour ajuster le droit à la situationparticulière de ces jeunes, car une distinction assez nette existeentre la situation de leurs parents, qui maintiennent des liens trèsforts avec le Portugal, et celle de ces jeunes qui constituent la deuxièmegénération, ceux qui se cherchent et en même tempsils font partie des deux pays : est-il possible d'être soi mêmeet autre chose ? C'est là un débat philosophique trèsriche qu'on aura l'occasion de le rencontrer avec essentiellement deuxprotagonistes présocratiques très éminents : Parménideet Héraclite.

Les objectifs généraux
Comme nous l'avons déjà insinué supra,le propos général de cette recherche tourne autour de laproblématique identitaire des jeunes de la seconde deuxièmegénération issus de l'immigration portugaise, de leur projetdevant la situation actuelle franco-luso-européenne, des valeursfamilliales reçues et la conflitualité - s’il y en a - faceaux valeurs que l’école republicaine est chargé de transmettre.
Depuis que le Portugal fait partie intégrante de l'Union Européenne,les jeunes n'ont plus besoin de sillonner l’Espagne et franchir les montagnespyrénéennes de la même façon que leurs parents.Ils sont, donc, au cœur de cette Europe Nouvelle. Ils y sont déjànés. Désormais on pense même que ces "Françugais"sont plus Européens que les Portugais du Portugal ? Seront-ils procheset si différents de ceux-là ?
On l’a maintes fois dit que les " Tos " avaient déjà trop enduré; mais, est-ce que leurs enfants pourront-ils, aujourd’hui,transposer certains complexes, disposer d'autres perspectives dans cetteFrance dite égalitaire, dans ce nouvel espace Européen donton parle tant sans avoir à supporter le fardo d’une moins bonneréputation, avoir des chances égales vis-à-vis detout citoyen de plein droit ?
Une certaine incertitude  monte parmi les migrants lusitains àpropos de cette idée de citoyenneté européenne. Commentleurs enfants, élevés en étrangers, pourront-ils devenir" citoyens à part entière ", rejetant les valeurs reçues,retourner la veste?
Pour mieux comprendre ce qui incite ces jeunes à préserverou à rejeter les valeurs d'origine, il faut tenir compte des conditionsde vie de leurs familles. Ils veulent à la fois faire partie desbranches de l’arbre qui fructifie en France -leur fratrie - et  êtrereliés au Portugal par les racines du  même arbre. Ainsicette répresentation est symboliquement semblable à celledes Indiens d’Amérique concernant leur univers vital.
Nous pensons, également, aborder de près leurs préoccupationsde la vie quotidienne, à scruter et à réfléchirsur  l'évolution de cette communauté si nostalgiquedu passé.
Il nous serait également impossible de dissocier le milieu familiald'autres facteurs extérieurs qui sont en interaction dans le vécude ces jeunes. Nous chercherons à évaluer les effets de certainsmodèles d'identification présents dans leur milieu de vie.Pour ce faire, il est indispensable d'expliciter, dans un premier temps,notre approche de travail, sous laquelle nous projetons faire notre recherche-( Premier chapitre). Il s'agit d'une approche plurielle combinant entretrois courants de pensée : la pensée complexe (E. Morin),la multiréférentialité (J. Ardoino) et la transversalité(R. Barbier).
Ensuite, nous passerons au cœur du projet qui mettra en avant nos conceptsou plutôt nos macro-concepts comme préfère les appelerEdgar Morin. Ce second chapitre abordera les définitions des concepts,ainsi que leur articulation à la fois avec nos questionnement etnotre problématique, et entre les concepts eux-mêmes. Cesconcepts sont : la "seconde deuxième génération",le projet, l'identité changement et altération, la culture,l'imaginaire, la valeur… Ceci ne met pas en exclusion d'autres notions,c'est une nécessité méthodologique qui nous imposele choix, car à notre avis, tout est relié, ce qui fait quebeaucoup de notions baignent dans un univers sans frontières.
Nous notons que, pour ces deux premiers chapitres, nous avons essayéde schématiser nos écrits afin de nous permettre un repérageet une intelligibilité instantanés et référentiels.Le troisième chapitre, fera l'objet du choix méthodologique.Ayant la conviction que la méthodologie concernant le terrain cettefois, fait partie intégrante de l'approche, nous avons préférélaisser ce chapitre à la fin pour deux raisons. La première,pour bien expliciter nos choix des méthodes de recueils d'informationset les techniques d'analyse, la seconde pour mettre en œuvre notre méthodologieà travers des exemples très réduits dans le but demontrer comment nous souhaiterions procéder sans aucun regard auxrésultats obtenus.
 

A suivre….